Hjartað Hamast Eins Og Alltaf En Nú Úr Takt Við Tímann

11/05/2008

11/05/08 - 08:51

Racing

Les coups de soleil, les rendez-vous qui s'enchaînent, les amis à voir et ceux qui se matérialisent enfin ne laissent pas beaucoup de temps pour s'asseoir et écrire. Et encore moins pour travailler. Mais tout cela vaut le coup. Trois correspondant de longue date viennent enfin de devenir tridimensionnels et se sont révélés tout à fait à la hauteur de nos échanges. C'est réconfortant et bon de pouvoir enclencher le mode "parole" en face à face sans s'être jamais vu et garder le rythme de l'écrit comme avec de vieux potes de longue date, ce qui est pourtant le cas dans un certain sens.
La course pour tenter de voir tout le monde prend une allure ministérielle. Arpenter les rues familières, les lieux habituels procure une sorte de réconfort tout en sachant qu'ils ne sont plus à portée de main au quotidien. Juste le plaisir de les fréquenter de manière ponctuelle et de les partager avec les anciens, comme avec les nouveaux.

09/05/2008

09/05/08 - 11:21

GA

Arrivée à Paris hier soir. Logement aux portes de "mon" quartier. Émotion d'y refaire une petite promenade et quelques courses ce matin, dans mes magasins habituels et satisfaction d'y être seul, sans fucking ex.
Journée GA puisque je mange ce midi avec le grand voyageur. Petite anxiété puisque c'est la première fois que nous allons nous voir. Notre échange depuis un an et demi est devenu important. J'ai l'impression que nous allons déjeuner entre entre "écrivains". Deux styles, deux sensibilités différents mais affirmés. Puis en fin d'après-midi, c'est au tour de l'autre "écrivain". Mais lui, je le connais déjà...
Je ressens une sorte d'effervescence. Mais l'heure tourne et je dois me hâter vers le sieur N....

06/05/2008

06/05/08 - 22:41

Imminence

Paris... Après-demain. Revoir des visages que je ne peux plus voir et qui me manquent. En rencontrer quelques uns nouveaux que j'aurais déjà dû connaître il y a déjà longtemps. Aller faire ma petite tournée dans les lieux qui me sont encore chers. Je crois même que lors de mon dernier passage, ma rue, quoi que familière, m'était devenue étrangère. Mort clinique d'un passé enterré et sur lequel je ne souhaite plus revenir. Je me réjouis de cette nouveauté en cette ville qui, malgré tous ses travers, demeure tout de même attachante par certains côtés. Content de retrouver T. qui est parti d'ici hier, après quelques jours de délires aussi intenses que stupides et qui ne font rire que nous, mais dont nous ne saurions nous passer, comme les frites trop grasses devant une porte dont la sonnette était trop tentante pour ne pas partir en courant et en gloussant comme des gamins, sans plus rien en avoir à foutre.

29/04/2008

29/04/08 - 12:51

Affranchissement



Ce week-end m'a fait percevoir de manière toujours plus aiguë le passage du temps. Le compte-rendu fait à cette chère vieille C. au téléphone du mariage de mon frère a éclairé ce point précis. Finalement, les jours se succèdent à un rythme chaotique. De même que nous ne voyons pas les mouvements célestes malgré leur course vertigineuse, le temps passe et on se rend compte du temps perdu, gâché, bloqué. On voit se profiler la fin de course de plus en plus nettement et on se dit qu'au bout du compte à quoi bon ? Évidemment, cela remet les choses en perspective, et les choses du quotidien paraissent bien petites. Les idéaux sont catapultés au statut d'obstacles et les rares plaisirs et joies ne sont, malgré leur intensité et leur authenticité, que des éléments perturbateurs dans le processus de détachement et l'on n'a pas forcément envie de les laisser s'éloigner de soi. Mais la véritable sérénité est encore loin. Comme inatteignable. Hors de portée. La vie ressemble au fond au supplice de Sisyphe. La tâche est absurde et tout est à recommencer perpétuellement. Pourtant, certaines choses sont importantes. Cruciales, même. Hier après-midi, je me suis décidé, encouragé par Reality (merci à lui !), à envoyer un message à mon frère. Pour lui dire que je l'aimais. Pour lui signifier combien l'émotion m'a submergé au cours de ce week-end nuptial. Je m'en suis senti léger. Comme une plume voletant dans un courant d'air. Dire à ses proches qu'on les aime fait un bien fou. On devrait le faire plus souvent. Tellement plus souvent ! Mais la plupart du temps tout un tas de blocage aussi stupides qu'irréels nous en empêchent et il faut arriver à se faire violence pour les faire voler en éclats.

27/04/2008

27/04/08 - 07:58

Acte II

Hier a donc eu lieu la seconde partie du mariage... à la turque. J'ai eu l'impression (et je n'ai pas été le seul) à regarder un film pendant tout l'après-midi. La démesure de l'événement, encore plus manifeste que jeudi pour "notre" cérémonie, le kitsch insolite, les clichés criards... tout y était. J'ai été stupéfait par la bonne composition des parents de se prêter au jeu avec autant de bonne grâce. Même K. semblait un peu dépassé. Il fallait se faire expliquer les choses au fur et à mesure par sa famille à elle parce que la plupart des choses étaient dites en turc et nous en ignorons bien évidemment les coutumes. On ne peut pas dire que la minorité blanche que nous étions ait été bien mélangée puisque quasiment personne ne nous a adressé la parole (sauf à mes parents, en tant que parents du marié, forcément). Nous devions être objets et sujets de regards, de curiosité et de commentaires. Le détail qui m'a cependant touché a été le beau-père de mon frère félicitant les mariés pour ce mariage "mixte", belle preuve d'ouverture, de tolérance, d'acceptation. La journée a tout de même été éprouvante par le monde, la sono incessante et à plein volume, l'agitation, les codes et les règles qui semblaient être élaborés à mesure que passaient les heures, la route aussi. Rien à voir avec ce à quoi nous sommes habitués ni avec ce que nous avions vécu jeudi. Forcément, les rites nous étant inconnus, l'émotion était moins prenante pour nous. Et la grande tablée entre nous le soir lorsque nous sommes rentrés nous a semblé bien calme et reposante, d'autant plus que K. et sa femme, donc, sont partis pour leur lune de miel... au château de Candie !

25/04/2008

25/04/08 - 11:17

Acte I

Fatigue et pic émotionnel hier. Le mariage a eu lieu. Dans le train qui m'emmenait vers le lieu des réjouissances, des madeleines sensorielles m'ont assaillies. Des visions, une luminosité, des senteurs... et par conséquent des rappels de mémoire. Puis après le gros coup de speed de l'arrivée en retard à la maison, de devoir se préparer à toute vitesse au milieu d'un foyer en effervescence, d'avaler quelque chose sur le pouce, nous sommes partis pour la mairie. Étrangement, mon frère s'est marié exactement au même endroit qu'une ancienne amie, perdue de vue depuis, il y a des années. Mais surtout, le voir franchir un aussi grand pas m'a bouleversé. Forcément, je me suis senti renvoyé à mes propres échecs tout en étant satisfait de m'être débarrassé du salaud et lâche qui me lit beaucoup trop souvent pour que ce soit clair de son côté. Mélange de tristesse et de joie pour mon petit K. que j'ai pris dans mes bras sans pouvoir articuler un seul mot. Ils ne me venaient tout simplement pas et ma gorge était incapable de laisser échapper le moindre son. Je me suis retenu jusqu'au soir où il a bien fallu que l'abcès se crève mais je suis globalement content. La journée s'est beaucoup mieux passée que ce à quoi je m'attendais. S'il y a eu ma tristesse personnelle, les accrochages que j'anticipais n'ont pas eu lieu et c'est une très bonne chose. Rencontrer la famille de ma belle-sœur s'est déroulé sans incident et je suis soulagé de la chose. L'événement avait réuni beaucoup de personnes très chères et la tristesse n'en était que plus aiguë du fait de leur présence. Pourtant au passage, je n'ai pas hésité à balancer un coup de griffe à dessein à celui qui en méritait un.
Demain, l'acte II où c'est nous qui partons sur le terrain de la famille de ma belle-sœur et je me sens moins angoissé maintenant que l'événement a eu lieu.

21/04/2008

21/04/08 - 10:06

A ghostly face

Me promenant dans les rues hier après-midi avec B., une femme nous a arrêtés dans la rue pour nous demander son chemin en anglais. Je ne connaissais pas la rue et B. tentait de la renseigner lorsque j'ai remarqué qu'elle me regardait avec insistance. Finalement, elle m'a demandé si j'avais étudié la littérature à Oxford en 1997. Flash-back. C'était bien M., la meilleure amie de D. quand il m'a quitté, et dont je n'avais pas eu de nouvelles depuis dix ans. M. est suédoise et travaille désormais à la Commission. Nous devons nous revoir ce soir, puisqu'elle était pressée, et faire un briefing de ces dix années qui viennent de s'envoler. Sensation étrange de repenser à cette époque, à ces visages, à l'importance qu'ils avaient alors. Un changement bienvenu par rapport à des événements plus récents puisque c'est avec plaisir que je repense à cette période-là. On se rend alors compte que le monde est vraiment petit. Les coïncidences de cette nature arrivent relativement souvent et, quand on y pense, c'est assez étonnant. Comment se fait-il qu'on puisse précisément se retrouver face à quelqu'un qu'on a perdu de vue depuis des années, justement dans cette rue exactement à ce moment-là ? Sur la multitude démographique, on retombe pile sur ce quelqu'un qu'on connaissait et qu'on a perdu de vue depuis des années. Étonnamment, elle n'a plus de contact avec D. depuis bien longtemps.

20/04/2008

20/04/08 - 09:48

Bang Bang

I was sane and he was sick, we fell for some stupid trick.
He was mean and I was naff, he was no more than riffraff.

Bang Bang, he shot me down
Bang Bang, I hit the ground
Bang Bang, that awful sound
Bang Bang, that arsehole shot me down.

Seasons came and changed the time, I grew up and opened my eyes.
Now he's left and gone away, I've put him back where he will stay.

Bang Bang, I shot you down
Bang Bang, you hit the ground
Bang Bang, that awful sound
Bang Bang, I finally shot you down.

Music plays and people sing, but for whom the church bells ring?

Now he stalks, I dont know why.
I don't care, to me he died.
He's of no significance, he's nothing more than good riddance.

Bang Bang, he shot me down
Bang Bang, I hit the ground
Bang Bang, that awful sound
Bang Bang, I finally shot you down.


14/04/2008

14/04/08 - 20:26

Floodland

Retour incertain après une journée ponctuée de déclarations insolites de la part des uns et des autres. Un final meilleur que du xanax puisqu'un collègue avait apporté quelques bouteilles de champagne pour la naissance de sa fille. Après deux verres, il était temps de partir sous un ciel gris, déchiré et déversant ses trombes d'eau sur un parcours aux abris végétaux d'un vert malgré tout printanier et luisant de l'eau céleste. Champagne aidant, j'avais l'impression que mes pas étaient plus lents que la vitesse à laquelle j'avançais, comme si j'avais marché dans une sorte d'apesanteur à seulement quelques centimètres du sol. Une espèce de slow motion au sein d'un décor en accéléré. L'impression générale de la journée m'a rappelé 'Fleurs de saison', sorte de constat des événements se succédant dans une violence, inexorable et relative, pour au final, ne laisser qu'un constat d'éternel recommencement, de correspondance entre des détails de natures diverses qui font écho qui à des souvenirs enfouis, qui à des rêves insensés, qui à des imminences tangibles.


13/04/2008

13/04/08 - 21:28

Cohérence



Cogitations et échanges divers m'ont mené ces derniers jours à être plutôt content d'une chose importante. La cohérence. J'ai la nette impression d'avoir su maintenir la barre dans la bonne direction malgré les dangers de la navigation. Avancer précautionneusement et méticuleusement m'a toujours permis de pouvoir me regarder en face, de ne pas avoir honte de mes actes. Avoir pris conscience de cela de manière évidente me procure une satisfaction non négligeable et me fait dire que malgré certains aspects, je suis, à ce jour, globalement content de ma vie dans sa globalité parce que sa cohérence, son intégrité et sa droiture m'en font retirer une certaine fierté. Et ces aspects-là sont les plus importants. De plus, un grand ménage dans mon ordinateur aujourd'hui m'a permis de me débarrasser de souvenirs encombrants, détruire des messages suintant la fausseté, éliminer des photos mortes et me souvenir de quelques pieds-de-nez effectués à bon escient pour contrebalancer le fardeau de certains engagements avortés, avec un plaisir partagé. Les quelques commensaux de literie en question me sont toujours chers et ce, d'autant plus à la lumière de ce qui s'affiche de plus en plus nettement sous mes yeux et dans mon esprit.

09/04/2008

09/04/08 - 20:38

Strange Phenomena

Les petits riens du quotidien se succèdent dans un rythme effréné ces derniers temps. Après le week-end passé avec P. que je n'avais pas vu depuis septembre, le cortège de micro-événements s'emballe autour de moi. Les exacerbations de mon entourage font passer de la tristesse, de la compassion à l'hilarité absurde, comme lorsque C. est arrivée en larmes après prononciation de son divorce il y a quelques jours, tout le petit groupe a fini dans de grands éclats de rire. Comme quoi, même à la Commission, on rigole autant que dans une cour de récré.
Après plusieurs semaines depuis la reprise, j'ai recroisé la femme aux cheveux blancs ce matin. Nous nous saluons toujours en souriant dans le soleil matinal, ce qui est toujours un petit plus pour commencer une journée. Au même endroit, j'ai remarqué il y a déjà trois mois, un graffiti représentant un panda et qui me fait penser à mon petit K. deux fois par jour. Son grand jour se rapproche. La tenue est prête, les billets de train aussi. Angoisse et joie mêlées à mesure que l'événement devient tangible.
Touché aussi par le récit et les sentiments, la simplicité et tout simplement l'humanité du drame rapporté par Kolokani, une sorte de perspective sur ces aléas de la vie s'immisce dans mon esprit. Avec une sorte de sérénité de savoir que l'on peut apporter un peu de réconfort par seulement quelques mots.

03/04/2008

03/04/08 - 22:37

Bokmål

Étrange sensation. Journée inhabituelle qui s'est terminée aux bureaux où j'ai passé mon entretien il y a deux ou trois semaines pour la réponse que j'attends toujours. Ce coup-ci, il s'agissait d'aller faire un enregistrement pour le doublage d'un dvd et il fallait une voix en norvégien bokmål. J'y ai donc passé 1h30 pour des essais rémunérés. Si c'est concluant, je devrai y retourner puisque dans tout Bruxelles, ils n'ont pas réussi à trouver un Norvégien pour le faire. Comme quoi, le relationnel, ça peut parfois servir. Mais le plus bizarre était de m'entendre parler bokmål. Des années que je n'ai pas eu l'occasion de le parler. Les retours dans le casque et l'écoute des phrases enregistrées me paraissaient étrangères. Littéralement. Impression d'entendre quelqu'un d'autre parler, d'autant plus que je ne comprenais pas une bonne partie de ce que je lisais (enfin, plus ou moins puisque j'avais déjà potassé la traduction en anglais). Simultanément, j'étais satisfait de constater qu'à la simple lecture, forme la plus passive, je comprenais tout de même pas mal de choses. Les souvenirs revenaient, finalement.
Riktig, det vær bare bra å gjører.

02/04/2008

02/04/08 - 21:36

Queer

Les journées passées à attendre sont en train d'atteindre un paroxysme. Mais ce matin comportait quelque chose d'étrange. D'abord, le chemin jusqu'au bureau, la couleur du ciel, quelques oiseaux croisés, le silence dans les rues (j'ai l'impression que c'est encore les vacances en Belgique), les chansons de la lecture aléatoire dans mon iPod que je recommence à pouvoir écouter dans la rue pour aller bosser. Et puis la routinière réunion d'unité ce matin. Le tour de table a commencé. Au bout d'un moment, j'observais mon chef d'unité, un homme profondément humain, compréhensif et bienveillant, et je me suis mis à lui trouver une ressemblance physique avec mon beau-père. De là, mon esprit a vagabondé. J'ai repensé à mon père. Vingt ans déjà qu'il est mort. Je me suis interrogé sur les souvenirs que j'ai encore de lui. Mais ils s'éloignent et deviennent un peu plus flous. Je pense de plus en plus à ce mariage dans trois semaines. Tout est mis en perspective, événement familial avec de fortes tensions latentes qui ne demandent qu'à exploser, sorte de bilan provisoire mais sans appel. J'aurais aimé que mon père y assiste. Peut-être pour prendre une sorte de distance vis-à-vis de la gifle continuelle qui, malgré l'impression que j'avais de progrès en juin dernier, se répète. Mais la fin de cet état est venue. Il est grand temps.

28/03/2008

28/03/08 - 22:40

Shallowness



Peu prolixe ces derniers temps, je n'avais que peu d'envie de m'exprimer, toujours dans l'attente de LA réponse, même si les encouragements continuent d'arriver. Mais la grande surprise est venue de Paris : S. m'avait recontacté via facebook (Dieux, que ce site est nul !). Je m'en étais beaucoup réjoui mais je n'imaginais pas que nous nous reverrions si vite. Mais le voir sur le pas de ma porte hier soir m'a vraiment immensément fait plaisir. Sans parler de l'honneur qu'il m'a fait de revenir aujourd'hui pour m'interviewer et j'ai éprouvé une sorte d'étonnement face au sien parce que nous n'avions jamais abordé le sujet de son émission aussi directement lorsque nous étions ensemble. Je vais donc lui devoir mon premier passage sur les ondes de France Culture. Consecration of sorts. Moment d'intimité touchante, d'une nature différente. J'espère le revoir bientôt. Et ne pas attendre trois ans pour cela.
L'épisode X. s'est irrémédiablement refermé. J'en garderai pudiquement le détail parce que la phase descendante était déjà bien amorcée et que la médiocrité de l'atterrissage est telle qu'elle ne mérite pas d'être exposée.
Autant se concentrer sur mes jeux actuels, l'attente qui n'en finit plus de s'étirer et ce passage radiophonique, sujets qui pèsent tout de même un peu plus lourd dans la balance.

23/03/2008

23/03/08 - 00:20

Control

Ça y est. J'ai enfin été voir 'Control'. Malgré des mises en garde négatives, j'ai retrouvé exactement la diégèse et l'atmosphère auxquelles je m'attendais. Bien sûr, des flash-backs m'ont assailli durant tout le film et des images du passé ont défilé derrière mes rétines, synchronisées au celluloïd. Ces impressions se situent à différents niveaux, allant de simples ambiances dépressives du lycée au cauchemar pathétique des années parisiennes : amour qui n'en est pas un, mensonges croissants, blessures, plaies et combat à mort. Pourtant, le sens et la prise aux tripes étaient palpables, tangibles tout au long du film. Rappel des ressentis successifs - ou ininterrompus ? Et puis il y avait ce grain. D'une netteté tranchante. Le contraste aigu d'une angoisse tétanisante et d'une sorte de bouée de sauvetage lestée de plomb et qui coulera avec le navire.

22/03/2008

22/03/08 - 11:32

Rice Crispies



J'en ai rêvé.
Youtube l'a fait.

15/03/2008

15/03/08 - 20:56

A prayer for Tibet



Déjà vu un post sur le sujet.
Comme d'habitude, les Tibétains n'ayant ni pétrole ni autre saloperie dans le genre, on se fout totalement de les aider à se sortir du joug Han aux pieds duquel on va aller ramper pour du fric. L'histoire du monde a toujours été telle et elle n'est pas prête de changer. La France n'est la "patrie des Droits de l'Homme" que quand ça arrange ses intérêts. C'est triste mais c'est comme ça.

Impression bizarre après l'étrange soirée d'hier et cet après-midi enfin passé avec A. huit mois après notre rupture. Communication laborieuse mais spontanée et comme dans mon rêve de l'autre jour, bienveillante. Balade dans Bruxelles, restau, son cadeau d'anniversaire, quelques achats. Puis nos pas nous ont conduits à nous arrêter pour prendre un verre. La tristesse et le souvenir m'ont progressivement gagné au point que j'ai dû bêtement lui dire que je préférais rentrer, après avoir touché sa main. J'avais envie de lui. Son attitude toute cette journée a été attentionnée, élégante, classieuse, généreuse. Séduisante, quoi. Le genre qu'on aurait pu être en espoir d'attendre de quelqu'un avec qui on a passé plus de temps. Mais je suis rentré sagement, découvrant au passage un cinéma d'arts et d'essais juste à côté de chez moi.

14/03/2008

14/03/08 - 16:33

Focus

Je me souviens que le soir de mon agression, quand je me suis engagé, naïf, j'étais en train de penser à ce que j'allais écrire. Curieusement, les mots et les phrases se déversaient en cascade. En revanche, plus le moindre souvenir de la chanson qui passait sur mon iPod. Je me souviens juste que c'est une fois assis sur la devanture d'un magasin, sur la rue pendant que l'homme et la femme étaient en train d'appeler la police la première fois que je me suis aperçu que le son continuait de monter des écouteurs toujours pris dans mon écharpe. Je me souviens que ce soir-là, 'Focus' était le titre que je voulais donner à mon écrit du jour. Je ne me souviens plus de ce qu'il devait contenir. Les images sont encore là, bien présentes et les bruits nocturnes me terrifient. Pourtant, j'essaye de ne pas prendre de xanax. De mon propre fait. Certainement pas de celui des donneurs de leçons (combien de fois faudra-t-il l'asséner pour qu'ils le pigent : shut the fuck up, you judgemental cunts!!!). Parce que j'aime pas les produits chimiques et encore moins les psychotropes depuis toujours.
Mais mercredi, malgré la fatigue et la terreur nocturne le matin, puis le soir, dans la rue en croisant un type à capuche, alors que je n'avais que quelques centaines de mètres à faire, l'impression dominante a été une vague d'optimisme. Peut-être qu'enfin du boulot, du vrai, se profile de manière imminente. Enfin sortir de ce brouillard. Et ce, pile dans ce que je veux faire, dans de bonnes conditions. Reste plus qu'à attendre l'officialisation mais ça semble plus que bien parti.
J'ai plus ou moins réussi à dormir cette nuit et j'ai rêvé du mariage de mon frère le mois prochain. Alors que j'avais rêvé de lui petit la nuit d'avant. Sensation étrange, mêlées de tensions familiales. Mais K. reste mon petit frère que j'adore, dont j'ai changé les couches quand il était petit, avec lequel j'ai joué. Le temps passe. On se voit vieillir. On se rend compte, et en cela, l'agression, la violence, la brutalité, la barbarie, aident à relativiser. On s'achemine vers l'inéluctable lentement mais sûrement. Les réels combats - je pense aux Tibétains aujourd'hui - prennent plus de sens lorsqu'on a soi-même fait l'expérience de la violence.

12/03/2008

12/03/08 - 08:01

Insomnia

Second jour sans xanax et première nuit seul puisque T. est reparti hier après un séjour des plus réjouissants. Sa visite est vraiment tombée au bon moment et m'a probablement aidé à limiter la casse psychologique. Sitôt parti, dîner-débriefing en vue de mon entretien de ce matin mais je pense qu'O. a été perspicace et clair. Couché vers minuit avec de nouveau la scène de l'attaque repassée en boucle, j'étais debout à 4h23. Pas fameux le jour d'un entretien d'embauche potentielle. La tempête a fait tomber quelque chose dehors et m'a fait peur. La scène m'a donc de nouveau assailli au réveil.
J'ai pensé à J. (pas de pseudo, selon son désir de discrétion puisque GAien assez en vue) qui m'a annoncé sa visite. J'ai envie de le revoir tout en me demandant bien évidemment quelle sera la nature de nos rapports lorsqu'il sera là. J'ai repensé à sa voix, à notre relation-éclair d'il y a un an et demi, à son corps qui, j'en suis sûr, n'a pas dû changer tant qu'il l'affirme, à son esprit net, à sa clarté.
De même, les quelques heures qu'A. va venir passer à Bruxelles (mais pas chez moi, bien entendu) samedi me préoccupent. Je me demande si notre échange va se limiter à un échange de cadeaux et de platitudes autour d'un thé. Difficulté de faire évoluer une relation dont un pan entier - sexuel - a disparu. Et ne reviendra pas.
Mais les minutes s'égrènent et je dois descendre dans l'arène.
Journée décisive donc.

07/03/2008

07/03/08 - 23:57

Miou

T. m'a traité (encore une fois) de Miou-Miou dans 'Les Valseuses'. Long débat sur "se faire baiser". Au propre comme au figuré. Pourtant, je ne me sens pas dans ce rôle-là. En tout cas, pas totalement. J'ai envie de LA grande histoire. Mais pas avec n'importe qui. Ce dont j'ai l'impression, c'est que j'ai néanmoins besoin de rattacher le trop plein émotionnel à un mec qui en vaut la peine à mes yeux. Mais je préfère éviter d'aller le chercher dans le passé. Quoi que... deux personnes en quelques jours m'affirmant que... ce qu'"il" m'a dit (je ne l'identifie pas à dessein puisqu'il risque de lire et donc de se reconnaître et non, ce n'est pas X.) n'était pas totalement innocent. Et effectivement, j'en aurais très envie. Ça, ajouté à encore un élément encourageant pour le boulot qui se fait attendre, et au xanax qui me fait totalement tripper malgré la réduction par trois de la posologie préconisée par la médecin vue mercredi, me font aller mieux. J'ai pourtant toujours mal. Toujours pas retrouvé mes papiers, mes cartes. J'attends tout de même que la police m'appelle pour me dire qu'une bonne âme a retrouvé et rapporté mes papiers. Mais je reconnais que la scène me revient moins à l'esprit depuis que je me suis mis au xanax et/ou que T. est arrivé. Lequel en a le mérite ? Difficile à dire. Toujours est-il que la visite annoncée me fait envie. De plus en plus.

 

"An error does not become truth by reason of multiplied propagation." - Mahatma Gandhi

"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul." - Michel de Montaigne

"Freres humains, qui après nous vivez N'ayez les cueurs contre nous endurcis, Car, se pitié de nous povres avez, Dieu en aura plus tost de vous mercis." - François Villon

"I have a dream..." - Martin Luther King

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