Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

29/12/2006

29/12/06 - 20:27

My house



... not in the middle of our street but only a bit further down.
Promenade dans "ma" rue aujourd'hui. Pincement au cœur, entrailles nouées, gorge serrée. Malgré la tristesse qui a dominé mes cinq années en ce lieu, j'aimais ma rue et mon quartier. Et cette tristesse s'est accentuée quand je suis rentré dans la cour de "mon" immeuble. Levé le nez vers les fenêtres. L'appartement n'est manifestement pas encore habité : pas de rideaux, rien... choc de ne plus voir les beaux rideaux mauves offerts par J.. Je n'ai pas croisé de voisin, c'est dommage mais peut-être pas plus mal, au fond. Je dois arriver à oublier et à tourner la page. Mais ça m'est difficile dans la situation actuelle parce que je ne peux pas m'y raccrocher : je l'ai en horreur et la rejette résolument. D'où le renforcement de mon besoin vital de la fuir. Absolument.
Vite.

27/12/2006

27/12/06 - 17:20

Death, where is thy victory?



La nouvelle m'est tombée sur le coin du nez sans crier gare il y a quelques heures. J'ai eu K. au téléphone qui m'a appris la mort d'un mec avec lequel nous avions tous les deux couchés. Un homme que je soupçonne de n'avoir pas été super heureux, d'après l'insistance dont il faisait preuve lorsqu'il couchait avec moi ou avec K. qui m'a raconté ses expériences avec lui. Cela génère un sentiment très bizarre. J'imagine qu'il n'est peut-être pas le seul de tous les mecs avec lesquels j'ai baisé à être mort aujourd'hui. Cela permet de tout remettre en perspective. De prendre conscience de notre fragilité et de notre caractère éphémère (et tous les petits cons autoproclamés "bogoss" feraient bien de méditer le sujet).
Paix à son âme.
R.I.P.

25/12/2006

25/12/06 - 18:04

No... Hell!



Je viens de voir 'Harold & Maude' (T., je vois déjà ton sourire de cérébro-cinéphile s'esquisser sur ton visage !) : parfait pour ce jour, avec le discours de Sa Gracieuse Majesté. Effectivement, on s'y retrouve et ça donne des envies. Et ça fait également effet mélasse pour ce qui est des idées noires, comme le court séjour à Paris dans quelques jours.

24/12/2006

24/12/06 - 10:27

Merry fucking Christmas!

21/12/2006

21/12/06 - 20:21

Schnell!



Plus que quelques heures avant le départ... Enfin, je m'échappe du goulag ! Après le week-end vivifiant de la semaine dernière, il me devenait salutaire de m'enfuir de ce huis-clos à grande échelle. Comme toujours, la veille et les préparatifs du voyage me font chier au-delà des mots mais je sais que demain midi quand un collègue me déposera à la gare, l'excitation et l'enthousiasme vont reprendre le dessus. Sauf pour ces putains de 7h30 de trajet pour rejoindre Chambéry. Au bout de deux mois et demi de boulot, je me suis déjà dit que je me flinguais si je n'avais pas trouvé autre chose lors de mon prochain anniversaire pour m'enfuir d'ici. Y'a vraiment de quoi, quand même. Quelque chose plus dans mes cordes. De plus gratifiant. De plus calme. De plus ordonné. Enfin, les fins décembre se suivent et voilà des années que je me dis à chaque fois que l'année qui va commencer ne pourra pas être pire que celle qui finit et à chaque fois, c'est pire. Et vu ce qui se profile déjà en 2007, c'est déjà très, très, très mal barré. Faisons donc la révolution, bordel !
Revolutionary Christmas!

17/12/2006

17/12/06 - 22:13

Something for the week-end...



... comme le chantait Neil Hannon.
Tu parles d'un week-end. Ça faisait longtemps que je n'en avais pas passé d'aussi bons. Un vieux pote anglais venu passer deux jours, ballade en Allemagne où nous nous sommes comportés lubriquement, E. et moi, dans les toilettes du merveilleux Barock à l'incomparable décor, où nous avons déjeuné. Puis direction Strasbourg, chez E., à bord de la Petermobile fendant les airs à plein régime (c'est-à-dire dépassant à peine les 90 km/h en côte). Un peu de shopping gastronomique a eu raison de nous avant de nous affaler devant un repas préparés de mes blanches mains et une séance de gagatisme devant les chats. Je crois que le bain éventé et fluorescent que j'ai pris avec E. a eu raison de lui et nous a expédié plus ou moins prématurément au lit (ou était-ce ce que nous avons mangé à Landau ?). Mais la ballade dans les rues de Strasbourg et le second banquet (les restes d'hier soir) nous a bien fait plaisir à tous les trois.
Puis, hélas, il a fallu retourner à Walnut Grove. Au moins, passer un week-end comme celui-là réconcilie quelque peu avec le reste de l'humanité. Le monde n'est pas peuplé que de Mmes Oleson !

14/12/2006

14/12/06 - 21:14

Butternut Squash Ravioli



Devant l'indifférence quasi-totale provoquée par les vidéos que je laisse céans, je vais tenter de promouvoir mon régime alimentaire et vous laissant méditer sur l'auguste gamme d'ersatz de viandes en tous genres par feue Linda. Produits introuvables ici, naturellement, mais très convaincants gustativement mais quelque peu décourageants quant à leur coût prohibitifs (enfin, à l'époque en tout cas, peut-être que cela a changé ?).
Et non, je ne m'exprimerai pas sur un douloureux passé malgré les soubresauts moribonds d'hier. Se tourner résolument vers ce qui se profile à l'horizon, un week-end de délices en perspective en galante compagnie, mein Herr!

13/12/2006

13/12/06 - 07:52

Breakaway



Encore une fois, une rareté retrouvée sur youtube me met de bonne humeur. Mais l'idée de faire du play-back avec une brosse à cheveux dans un micro-salon n'est probablement pas la seule raison pour laquelle je suis si guilleret ce matin... n'est-ce pas, E ?

12/12/2006

12/12/06 - 08:18

Shout!



That's what good old Lulu makes me want to do along with her, following last night's feeling after a certain phone call... Alles ist voll von Liebe - und Lust, natürlich!

10/12/2006

10/12/06 - 22:47

Why the fuck, why the fuck...



Aujourd'hui n'aurait pas pu mieux se passer. Fucking ex est resté aussi absent que depuis un bon mois et demi. Je ne m'attendais pas à ce qu'il se manifeste mais... évidemment, silence radio. Je ressassais les dernières révélations brutales de lundi dernier sur ce que j'ai appris de ses agissements, lesquels expliquaient bien des choses. Puis, hier soir, j'ai accepté une rencontre pour aujourd'hui. Plus par lassitude, par désabusement, par envie sexuelle sans grande conviction. Or, quand E. est arrivé, j'ai déjà eu une agréable surprise visuelle qui s'est encore améliorée quand nous sommes passés aux travaux pratiques. Belle revanche pour moi, même s'il ne s'agit pas exactement de cela. E. n'est pas et ne doit pas être un instrument de vengeance. Garçon très intéressant, drôle, sympa. Bref, nous allons nous revoir pour notre plus grand plaisir, semble-t-il. La journée s'est donc très bien finie alors qu'elle avait commencé plutôt sombre. Comme quoi...
Anyway... have a pathetic birthday, you fucking moron!
And welcome to E.

09/12/2006

09/12/06 - 15:22

One lives and learns.



Cette brave Jane Austen avait bien raison et son affirmation vaut toujours à tous les niveaux. Voici donc la veille du jour redouté où le sale con va fêter ses 35 ans. Encore une occasion de se bourrer la gueule. J'ose espérer que celui pour lequel il m'a largué comme une merde va commencer à se rendre compte de son alcoolisme. Ce serait assez savoureux qu'il se fasse larguer pour son anniversaire. "Silence like a cancer grows" dit la chanson. Et c'est bien de cela qu'il est question. On a beau faire et dire, on ne peut pas porter une relation à bout de bras tout seul. Quand l'autre a décidé de ne rien dire, de ne rien faire et surtout d'être lâche, on l'entend 'the sound of silence', et on n'entend même que ça. Toute parole qu'on émet résonne à nos oreilles et emplit lentement l'espace vide autour de soi. Pourtant, les amours se suivent et se ressemblent.
So, does one really live and learn?

08/12/2006

08/12/06 - 00:01

Sæglópur

Á lífi
Kominn heim
Sæglópur
Á lífi
Kominn heim það kemur kafari



Sigur Rós. Encore et toujours. Toujours et encore...

07/12/2006

07/12/06 - 22:32

Beware of the pool, blue bottomless pool...



Il n'y a pas à dire, on y revient toujours. On reproduit toujours les mêmes choses, malgré toutes les tentatives désesépérées d'y couper. Prédestination ? Quid du libre-arbitre ? Toujours cette route qui s'étend à perte de vue, ce paysage désolé, si éloquent et représentatif de la misère affective ambiante, et ce vent qui souffle à n'en plus finir. Tout est dit. Tout est résumé. Tout est concentré.
"This road will never end. It probably goes all around the world."

06/12/2006

06/12/06 - 13:23

As Claire would say...

"Everybody's an arsehole who eventually fucks you up!"
Ça résume assez bien, non ?

04/12/2006

04/12/06 - 23:36

Praise the Lord!



Parce que c'est parfois la vie qui rattrape la fiction et pas l'inverse !

03/12/2006

03/12/06 - 09:40

Odyssée



Une photo de mon premier amour pour réaliser que ma période transitoire semble prendre le chemin de l'hibernation. Une sorte de non-vie en vitesse accélérée puisqu'en phase de suspension (à tous les niveaux). Hier après-midi, j'ai dû foutre un gros lourdingue dehors. Une dizaine de jours qu'il insistait pour me rencontrer. J'ai fini par céder alors que pour une fois, je n'avais aucune ambivalence sur l'issue de l'entrevue : NE PAS coucher avec ! Je suis un garçon facile et je couche (relativement) souvent avec des mecs qui ne me plaisent même pas, mais là... quand même ! Il n'était même pas fichu d'aligner trois mois d'anglais et ne parlait absolument pas le français. Mon allemand étant très limité, la conversation était laborieuse. Mais il n'a pas apprécié que je réponde au téléphone chez moi. Je te l'ai foutu dehors, vite fait bien fait. C'est profondément libérateur d'ouvrir la porte à un gros naze en lui disant : "Good-bye!" Ça, au moins, il a pigé sans tractations linguistiques ! C'était une première pour moi parce que je m'efforce de toujours rester poli et courtois avec tous les mecs que je rencontre mais celui-là m'a fait dépasser le point de non-retour où on n'en a plus rien à foutre de la bienséance. Peut-être que ce sentiment, j'aurais dû l'avoir avec l'incriminé n° 1, il y a quelques mois. Ç'aurait probablement été bien plus libérateur pour moi que l'insignifiance de ce non-incident d'hier. Quoi que, ça m'apprendra à céder et à autoriser un pauvre type dont je n'ai aucune envie à venir me voir. On ne m'y reprendra pas.
J'aimerais donc ne plus être amoureux de mon beau Noumaïos mais être lui. Passer tout l'épisode à dormir suspendu dans une torpeur hermétique qui ferait passer le temps plus vite, pour que je puisse me réveiller ailleurs à un autre moment où les choses auraient changé.
Mais, naturellement, c'est impossible.

02/12/2006

01/12/2006

01/12/06 - 08:26

Oh, England my Lionheart



Alors que tous les amateurs d'Histoire savent probablement que le glorieux Roi Richard Cœur de Lion (dont un château - enfin, un vague bout de mur - couronnait le village où j'ai grandi en Aquitaine, ancienne possession anglaise) faisait partie de la famille, je continue de fantasmer un départ vers la verte Angleterre, pays où j'ai laissé mon cœur à moi. Les nouvelles tombent au ralenti et je dois attendre - always have to bloody fuckin' wait! - que quelque chose se débloque enfin. Après avoir plus ou moins fait le tour de mon "nouveau" boulot (deux mois seulement que j'ai quitté Paris), je n'attends qu'une chose : partir. Je sais depuis avant même mon départ que je suis en transit ici : les circonstances de mon arrivée me font me sentir prisonnier et j'ai besoin de pouvoir déployer mes ailes et de quitter ce lieu d'un seul battement. La région est superbe mais mon avenir n'est pas ici, j'en ai la conviction profonde. Je vais recevoir ma première visite dans quinze jours : un vieux pote anglais. Pourtant, j'apprécie beaucoup de vivre littéralement sur la frontière. Le Gémeaux que je suis se délecte de cette possibilité de passer d'un côté à l'autre. Mais nous verrons bien ce qui en ressort.
Fingers crossed...

 

"An error does not become truth by reason of multiplied propagation." - Mahatma Gandhi

"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul." - Michel de Montaigne

"Freres humains, qui après nous vivez N'ayez les cueurs contre nous endurcis, Car, se pitié de nous povres avez, Dieu en aura plus tost de vous mercis." - François Villon

"I have a dream..." - Martin Luther King

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