May the Force be with you.
Étrange sentiment que celui qui se développe ces derniers temps. Le traumatisme semble s'estomper petit à petit malgré la virulence des réactions dès que le sujet est à nouveau évoqué. Toute l'affaire ne serait-elle qu'une affaire d'habitude ? Se pourrait-il que tout cela n'ait duré aussi longtemps que par simple habitude ? Je ne pense pas. Pourtant, je m'occupe de sorte à éviter d'y penser, bien qu'ils soient dans mes pensées, l'un et l'autre. Chaque fois que j'apprends quelque chose rétrospectivement, la puissance du coup ou de l'attendrissement revient me heurter de plein fouet. Le beau J. pourrait sourire à ces mots, s'il lisait mon blog, parce que je lui ai donné bien des conseils tout en n'étant pas vraiment capable de me les appliquer à moi-même. Mais c'est toujours plus facile de conseiller autrui (private pun that only you will get!).
Et malgré ce bien que je me fais pour panser mes blessures, je me fais traiter de caricature de pédé parce que je cherche (et qu'il m'arrive aussi de "consommer"). Soit. Alors, j'assume. Je SUIS pédé, après tout ! J'en ai pas pris plein la gueule toute ma vie à cause de ça pour m'empêcher d'en récolter quelques avantages (bien peu, soyons réalistes) de temps en temps. D'ailleurs, je suis encore étonné de l'avalanche de contacts qui me tombe dessus depuis mon arrivée ici. Certes, je suis assez souvent connecté sur plusieurs tchats et j'ai pris la décision d'être passif et de ne plus contacter personne. Et étonnamment, on me contacte. C'est curieux et a parfois des conséquences inattendues. C'est la seule chose qui, je pense, puisse m'aider à me reconstruire et à acquérir un semblant de confiance en moi. Merci la Force (même si le choix de ce visuel me catapulte en arrière).
May the Force be with you.
And hopefully with myself too.
06/11/06 - 19:09
lebobogentilhomme