Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

31/03/2007

30/03/2007

30/03/07 - 07:24

Viol

Every day is like Sunday,
Every day is silent and grey.

Jour comme les autres. Same old boredom.
Rien de spécial. Pas d'image mais peut-être une prise de conscience.
J'avais six ans. Il devait en avoir une trentaine.

J'ai été violé.

Une conversation hier soir m'a fait ouvrir les yeux. Je n'avais jamais fait le lien. Mes blocages les plus importants proviennent sans doute de là : incapacité à sentir ma propre valeur, anorexie, blocages et attitudes sexuels, impossibilité à dépasser certaines situations (jusque dans ma recherche de valorisation professionnelle) etc.
Mais la question est : maintenant que tout cela a été mis en lumière, qu'est-ce que je fais ? Comment avancer ? Comment dépasser tout ça ?
É. me pousse depuis plusieurs années à porter plainte, comme elle l'a fait elle-même. Je n'en ai jusqu'à aujourd'hui pas éprouvé la nécessité. Dois-je le faire ? Peut-être. Mais ça m'avancera à quoi ? C'était il y a tellement longtemps. Et puis, malgré tout, ce type n'a pas été violent. J'ai eu de la chance.
Comme d'habitude, je n'arrive pas à voir devant moi. Ma passivité, ma propension à encaisser les coups m'a également fait réaliser le sadisme du fucking ex que j'ai subi pendant ces cinq dernières années. Au moins, j'ai eu la force de partir, même si je lui ai laissé la responsabilité de verbaliser la rupture.

Que faire de tout ça maintenant ?

29/03/2007

29/03/07 - 07:36

Blurred vision



Rainy morning, rainy mood...
Once again, a haunting song I had to deliver here.
L'évasion définitive du goulag semble se préciser (même si pas encore de papier matérialisant cet espoir). Les choses deviennent plus supportables ainsi. Impression d'une sérénité vague mêlée de cette angoisse de l'avenir. Ce qui n'est pas sans avantage : la solitude et l'isolement semblent passer au second plan. Je ne pense pas trop à trouver "le" mec pour l'instant. Les rares qui m'intéressent étant loin, indisponibles ou pas prêts paraissent reculer un peu en importance, me rendant ainsi plus disponible. Grâce au départ prochain, j'observe ma vie comme une caméra en hauteur, survolant les scènes sans en entendre les sons, avec seulement de la musique appropriée. Je vois ça d'au-dessus et de manière quasiment détachée, comme j'observais la vapeur d'eau de la bouilloire le jour de l'accident. Phénomène quotidien auquel on ne prête pas attention jusqu'à ce qu'un jour on en prenne conscience et on s'arrête pour le considérer. Étrange sensation mais plutôt neutre, voire positive (n'exagérons rien non plus !). Les semaines qui arrivent sont donc en suspens. La déprime décroît légèrement en attendant de refermer cette page de transit ici.

28/03/2007

28/03/07 - 07:47

The non-object of my affection...



C'est le printemps, paraît-il. J'ai toujours détesté ce moment de l'année mais peut-être y deviens-je sensible malgré moi puisque cette chanson me hante l'esprit depuis plusieurs jours. Pourquoi sentir cette sensualité ? Devant le vide, l'absence de réponses et de réactions des mecs, je ne parviens pas à comprendre ce ressenti. Mais il est là. Sublimation par cette splendide chanson qui exprime suavement cet état. Étrange de voir que j'arrive à éprouver une sensation aussi peu négative. Probablement l'imminence d'un départ annoncé (mais pas encore officialisé) qui rend les choses plus supportables puisque leur glas sonne déjà.
La saison est donc bien à propos : tout reste à bâtir. Tout reste à faire. Tout reste à commencer malgré la course effrénée du temps. Sempiternelle case départ... En sort-on jamais ?
Projections of a void sense of longing towards the outside without meeting a proper target. Sense of waste and emptiness. Void.

His life took spark in my hands... but whose?

25/03/2007

25/03/07 - 17:29

Radha kaise na jale



Tasses de thé, saris chatoyants, sitars mélodieux et bâtonnets d'encens. A priori rien de commun avec mon morne quotidien. Mais la chanson (extraite du culte 'Lagaan') parle de confiance en soi, de jalousie, d'inconscience du mec... sujets éculés et que nous connaissons tous. Elle est malgré tout plutôt gaie - no pun intended, of course - et la mélodie procure une certaine confiance, je trouve. Et si j'ai besoin de quelque chose, c'est bien de cela ! Les cartons sont déjà quasiment prêts pour la libération. Facile, je ne les avais pas défaits en arrivant ici. Le moral est en dents de scie, oscillant entre un espoir idiot d'enfin trouver quelque chose de positif dans ma foutue vie et une angoisse tenace de ne justement rien trouver. J'ai l'habitude des départs, des renouveaux etc. mais jusqu'à maintenant, il y avait toujours quelque chose derrière chacun de ces départs. Là, je suis dans le noir. J'avance à tâtons. Je risque même de me retrouver sur le carreau financièrement si je n'ai pas assez bossé avant ce licenciement souhaité.
Les événements autres s'en retrouvent du coup un peu mis de côté. Des nouvelles de loin de mes trois héros de cœur, V., M. et O. mais peu d'occasions de les voir. Il fait donc bien triste. Le soleil de cet après-midi m'en paraît même obscène.
Enfin, j'essaye de réfléchir à ce que m'a dit G. au téléphone ce matin. Essayer de briser le cercle vicieux et de m'efforcer de ne plus voir tout le négatif qui m'emprisonne. Mais je réfléchis depuis six mois à ce qu'a été ma vie et je ne constate que des échecs. Difficile d'être optimiste.

Radha bechaari ko phir apne pe kya maan rahe...

19/03/2007

19/03/07 - 21:37

Day of relief



Done!
Les astres seraient-ils enfin de mon côté ? Mission accomplie ce matin. J'ai rassemblé mon courage et ai demandé un entretien en privé à mon patron. Très humain, il a amplement compris la situation et mon licenciement semble chose acquise. The future is full possibilities now. The gulag era is coming to a close. Quelques pistes, toujours aussi incertaines, sont néanmoins là : l'une à Chambéry (pas très glamour), une autre à Paris (où revenir dans d'autres conditions me serait finalement plutôt agréable) et encore une autre à Swinging London (dans des conditions particulièrement avantageuses - ta, J.! - et qui me permettrait de retourner dans cette Angleterre que j'aime - ou fantasme ? - tant). Quoi qu'il en soit, le compte-à-rebours est enclenché et rien que cela me procure une joie intense.
A new beginning.
Renaissance.
Rebirth.
Spring.

It's a new dawn, it's a new day, it's a new life for me...
... and I'm feeling good!

18/03/2007

18/03/07 - 18:49

Jump They Say



On m'en a demandé, alors en voilà une. C'est la partie la plus jolie de la route que je fais à pieds depuis quinze jours pour aller bosser tous les matins.
Week-end de dépression forcenée et d'intenses cogitations sur ma situation que j'abhorre. Interminables conversations téléphoniques avec J. qui m'assure un campement de repli au sein de la mère-patrie si je suis demain le but que je me suis fixé : toucher deux mots à mon patron et tenter de me faire licencier pour fuir le goulag pour de bon. Au pire des cas, démissionner, mais j'aimerais autant sécuriser mes acquis et pouvoir avoir droit au chômage et ne pas me retrouver sur le carreau - merci les gouvernements de fachos qui se sont succédés !
But for now, I have to quit fucking wasting my time. Just take a deep breath and jump.

15/03/2007

15/03/07 - 07:51

No mail today...



... my love has gone away, goes the song.
Last night, I spent a long time on the phone with Auntie F.. Apart from the fact that she always makes me laugh and manages to take my mind off my usual serious downers, last night was different. We ended up telling each other things utmostly significant. Family secrets. I am very shaken by what I heard and to have realised how much she and I have in common. We seem to be of the same make.
She always has a very lucid input about my 'men issues'. She told me she thought I was brave to have told V. what I told him. Funny how bravery keeps on being put forward re. my actions. I don't think I'm being brave. I simply have no choice but to follow what lies ahead when there is no possible alternative. V. has been in touch since Sunday. But from a distance. I ended up asking him if what he was expecting from me was for me to be even more straightforward - if I may say. He encouraged me to be. But last night came to a dead end as after a good two hours spent on the phone with Auntie F., he seemed to have gone off somewhere - or with someone? But does he wonder what I expect from him? I too would like to be wooed. I mean to focus on seriousness and not simply exercising - regardless of how good the exercise is. As she reckons, it all comes down to one. But she feels I've been delivering too much, I've been too honest and too true. And that it is going to be hard for V. to even reply to all of what he received.
Time will tell, I guess.
This morning, I'm toddling off to work with my camera to take photos of the landscape.

11/03/2007

11/03/07 - 12:08

Ég lærði að lífið hér var hart...



"Si vous songez à officialiser votre relation amoureuse ou votre situation, le Pape et le Jugement vous invitent à le faire aujourd'hui. Votre vie sentimentale semble pouvoir vous offrir le bonheur et l'apaisement recherché. Votre partenaire vous aime sincèrement et vous partagez de jolis moments de complicité et d'harmonie. Ne cherchez plus la perle rare, vous l'avez trouvée !"

- mon tirage du Tarot de ce 11 mars 2007, Yahoo.

Dans la série 'Surnaturel', je viens plus ou moins d'enfoncer une porte ouverte - ou fermée ? J'ai eu V. au téléphone hier soir. Les quelques derniers coups de fil échangés avec lui m'incitent à tenter de concrétiser ce qui aurait peut-être dû se concrétiser il y a déjà longtemps. Ce tirage du Tarot et le courriel qu'il m'a envoyé ce matin m'ont décidé à dire les choses de manière directe. J'ai pour habitude d'être un garçon direct, mais souvent pas assez par manque pathologique de confiance en moi. Les voyages forment la jeunesse, paraît-il, mais les expériences forgent la maturation et la capacité à construire de manière plus solide et plus stable. Suis-je naïf ? Probablement. Pour l'instant, je ne sais pas quelle va être sa réaction. J'ai certes un peu crevé l'abcès et j'ai peur d'être allé trop loin évidemment, mais devant tout le temps gâché, je me dis qu'il faut justement arrêter de le perdre, ce foutu temps. Ne pas passer à côté de 'the real thing'. Est-ce qu'au final, on ne trouve pas ce qu'on cherche assez vite mais que c'est la mise en place des choses qui s'éternise ?

I learned that life was hard...

09/03/2007

09/03/07 - 17:56

Nocturnal panic



La nuit a été agitée. Mais pas pour les raisons que l'on pourrait croire. Je me suis couché vers 23:30 et mon portable m'a réveillé à 00:17. C'était un numéro de la région parisienne (01...). J'ai décroché et personne ne répondait. J'ai raccroché et me suis rendormi. Puis, à 1h43, le même numéro a rappelé. La même chose s'est produite. Une minute après avoir raccroché, un numéro en Allemagne (00 49...) m'a appelé et, encore une fois, rien au bout du fil. Je me demandais qui s'amusait à m'appeler à cette heure-là tout en essayant de me rendormir quand j'ai cru entendre la sonnette de ma porte d'entrée. Même après toute une journée de nouveau dans la réalité raisonnée, je ne parviens pas à savoir si j'ai réellement ou non entendu la sonnette. Je me suis donc levé et me suis approché de la fenêtre dans le noir. Je voulais vérifier s'il y avait bien quelqu'un dehors. Je ressentais intensément une présence très hostile. J'ai regardé précautionneusement du coin de l'œil et en restant caché derrière le rideau, mais... rien ! Je sentais la panique me gagner. Je voulais m'assurer qu'il n'y avait personne mais ne pouvais pas me résoudre à sortir (en plus, vu que je dors à poil...). J'ai pensé à appeler la police mais je ne l'ai pas fait. Je ne sais même pas où se trouve le poste le plus proche (probablement à une micro-ville à une douzaine de kilomètres). Donc, cela n'aurait eu aucun intérêt en cas de besoin, ils seraient arrivés bien trop tard. J'ai essayé de rappeler les deux numéros mais pour les deux, j'ai eu : "Le numéro que vous demandez n'est pas en service actuellement". Même celui en Allemagne : j'aurais dû avoir ce message en allemand. Or, il était en français ! Puis, cet aprem, au boulot, quelqu'un s'est mis à parler de magie noire. Je suis perplexe. Je crois à ce genre de choses et je commence à m'interroger sur une personne précise qui pourrait m'en vouloir. Je pourrai demain interroger quelqu'un la côtoyant.
Se pourrait-il que... ?

06/03/2007

06/03/07 - 22:42

Alone in space



Deux jours que je pars bosser à pieds le matin. Je sors du village-goulag puis je suis la route entre des champs puis une forêt. J'en ai pour une trentaine de minutes. En seulement une chanson (quelle sacrée invention que l'iPod !), je suis sorti du goulag et me retrouve seul sur la route. Totalement isolé. Alone in space. Et je peux hurler, chanter à pleins poumons. Je ne gêne personne et surtout personne ne m'entend. C'est fou ce que ça peut faire du bien de libérer cette énergie par la voix. Ce matin, j'ai écouté la chanson pour O. à répétition sur tout le trajet. Ne pouvant me résoudre à en écouter une autre, sa genèse me faisant frissonner pour diverses raisons - and having been at both ends of the scope. I'm still utterly puzzled by the upheaval of things, having ended up in the situation of one I resented at first. But now, I can only be understanding and perhaps, even, forgiving. Experience is the key-word, the secret of life. You can never learn until you've experienced things. Still, the situation hasn't totally reversed. I haven't gone through the looking-glass yet. It would take one further alteration of the game - which I keep training myself not to expect.
As of today, O.'s imminent new visit is making me glow with anticipation and I simply can't wait.

05/03/2007

05/03/07 - 17:31

Not on his request either...



For O.

05/03/07 - 07:56

Not on his request...



For M.

04/03/2007

04/03/07 - 21:09

On his request...



For V.

04/03/07 - 16:27

V., M. and O.



Avant-hier soir, j'ai longuement discuté au téléphone avec le responsable du Bureau du Tibet en France. Je l'avais appelé pour des précisions sur les traductions que j'effectue pour le Bureau depuis un an en tant que bénévole. Agréable de voir nos rapports passer de cordiaux à franchement amicaux, nous sommes passés au tutoiement et aux conseils de carrière, dont j'ai amplement besoin du fond de mon goulag pour préparer mon évasion.
Cette fois-ci, le week-end est chargé : 2 traductions, assez longues, arrivées l'une après l'autre alors que j'ai un article à rendre pour le prochain numéro de la revue "de qualité" (la concurrente du 'Figaro Tata'... comprenne qui pourra). Au moins, ça m'occupe. Ce week-end est en somme relativement positif : viré fucking ex de MSN, enfin relégué aux oubliettes où il devrait déjà être depuis longtemps, me concentrer sur les Tibétains (dont le sort est nettement moins marrant que le mien) et mon cyber-rayon de soleil de ce matin (l'intéressé qui m'a contacté et fait plaisir même si bien hâtivement, se reconnaîtra).
Yet my thoughts remain focused on the three magical letters despite my efforts to detangle myself from dependance. Need, lust and desire for who hides behind each of them.

V.

M.

O.

... Should it matter who you are?

03/03/2007

03/03/07 - 00:00

Love In A Void.

The week was spent at high speed after my Sunday delight. Unfortunately, I have no idea as to when to expect a repeat performance. But even though I cherished the moment and am utterly looking forward to renewing it, I can't help feeling a fair dose of defeatism. Despite O.'s genuine desire to help me out of my predicament - and I had proof of it a few nights ago - I really think I am - somehow - doomed. Forget all about convincing oneself to be positive for things to actually become positive - yet, this morning I finally managed to delete the fucking ex from my MSN contact list: a small victory! Things simply don't happen that way. I can't help feeling a bit sad about always turning up in the wrong place at the wrong time. Such encounters could have had a radically different turn had they only taken place in other conditions. Of course, such statements are void but still... Laying them down on paper - or screen - remains a means to express something, to spit it out of a constrained soul. But for as long as I can enjoy O.'s visits, I shall. And will resort to ignoring bitchy comments which on top of being gratuitous and judgemental, also were dangerous. Lucidity is a difficult exercise, no matter how or even if one is fully aware of the reality of things. Some little details always make one want to believe what one aspires to.
In vain. And no matter whether V., M. or O. seclude themselves in their unavailability yet giving out impercetible signs of perhaps, I have to realise that I seem to only be drawn to impossible men. I feel tired of waiting after the one who doesn't know or who won't take his turn of wooing or by the other two who nevertheless honestly tell me they're not to be relied one in that respect - yet will and actually are in others.
It's all a matter of space and time.
All is relative.
Love in a void.

 

"An error does not become truth by reason of multiplied propagation." - Mahatma Gandhi

"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul." - Michel de Montaigne

"Freres humains, qui après nous vivez N'ayez les cueurs contre nous endurcis, Car, se pitié de nous povres avez, Dieu en aura plus tost de vous mercis." - François Villon

"I have a dream..." - Martin Luther King

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