Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

30/11/2007

30/11/07 - 19:58

Foxy encounter

Aujourd'hui, je souhaite un bon anniversaire à ma thèse qui souffle sa cinquième bougie.

La première semaine de Commission se termine en beauté, après avoir fait connaissance avec des gens sympa et de tous horizons (au point de ne plus savoir en quelle langue je dois parler même après avoir quitté le bureau).
Je passe tous les jours au bout de la petite rue dans laquelle se trouve le bureau de X. et ce soir en passant, je pensais évidemment à lui, jetant un coup d'œil furtif vers la fenêtre pour voir s'il y avait encore de la lumière. Et qui vois-je sur le trottoir d'en face ? X., bien sûr. Je l'avais appelé dans l'après-midi (puisqu'après trois jours sans se donner de nouvelles, je grillais de le contacter). J'ai donc traversé et l'ai invité à prendre un verre. Cette relation est étrange. Nous ne sommes évidemment pas un couple mais à chaque fois que je le vois, je l'apprécie un peu plus. Il a de l'humour, j'aime son style, son physique bien évidemment et sa lubricité qu'il confine néanmoins au huis-clos de sa chambre. Approchant de sa rue, je me repassais en mémoire notre dernière (et seulement seconde) nuit ensemble, la semaine dernière. J'ai adoré l'après (aussi). Il avait baissé son masque. Nous parlions très naturellement et spontanément. J'ai encore l'impression malgré tout qu'un déséquilibre subsiste entre nous. Clairement, j'ai plus envie de lui que lui de moi. J'étais à l'aise ce soir-là. Et quand j'en ai eu assez que ce soit moi qui sois collé à son dos et que je me suis détaché de lui, il s'est quasiment immédiatement retourné pour se coller contre moi. Et le lendemain matin, dans la rue, il me demandait de ne pas regarder les autres mecs. Curieux comme réaction, alors que justement je n'en regardais pas (honnête, ce que je regardais était un blouson sur quelqu'un dont je n'ai même pas vu la tête). Malgré sa façade d'assurance, j'ai l'impression d'un malaise semblable au mien. Après tout, il est gémeaux aussi, donc je ne peux que comprendre sa logique. Pourtant, quand je lui lance des perches, il reste prudemment neutre. J'aimerais pourtant savoir ce qu'il ressent - if anything. Je ne doute pas qu'il m'apprécie mais il en faudrait évidemment plus.

28/11/2007

28/11/07 - 07:20

Commission

C'est l'aube de mon troisième jour à la Commission européenne. Débuts très appréciables puisque j'ai déjà pas mal d'affinités avec tout un petit groupe et qu'hier midi, une Espagnole fêtait son départ et le pot s'est honteusement prolongé. Et puis, il y avait ce bel Espagnol auquel je compte bien me faire présenter... esperando que algo ocurra con él. La tâche semble intéressante et je suis étonné de partagé mon bureau avec un stagiaire... ça me rappelle mon stage au Parlement européen. C'est un peu grâce à M. que je suis arrivé à ce poste puisque c'est elle qui m'a aidé à refaire mon cv et m'a aiguillé sur différents contacts à la Commission. Et elle travaille à deux bâtiments du mien. Déjeuner prévu d'ici vendredi donc.
Parallèlement, j'ai fait volte-face hier soir alors que je devais partir m'envoyer en l'air avec un mec rencontré sur le net. Lorsqu'il m'a expliqué que son mec était sorti pour dîner mais qu'il savait qu'il me ramenait chez eux et pour quoi, j'ai été très mal à l'aise (B., ça devrait te rassurer sur ma "morale" si tu lis ces mots) et j'ai préféré que rien ne se passe. De toute manière, je pense que X. me trotte dans la tête et même si je me répète de ne rien attendre, hjartað hamast eins og alltaf... Comme d'habitude, je m'éprends de mecs inaccessibles ou impossibles. On verra bien. Il a au moins été honnête dès le départ. Ne rien attendre, mais si je ne puis m'empêcher d'interpréter des signes là où il n'y en a pas. Mais étant très observateur, même dans les situations où on m'assurait qu'il n'y avait aucun signe à décrypter, j'ai toujours eu raison au final.
Quoi qu'il en soit, pour l'instant, ce boulot me fait sortir, voir des têtes nouvelles et c'est tout ce qui compte. Regain de vie sociale. Et c'est une bouffée d'air frais.

24/11/2007

24/11/07 - 19:26

The demons go away

Est-ce qu'au final, on ne s'accroche pas à l'idée d'être amoureux à défaut d'avoir quelqu'un avec qui partager le sentiment ? Je m'essaye moi aussi au savant dosage de la distance avec X., qui est manifestement maître dans cet art-là. Je suis allé à un rendez-vous avec un lambda. Foiré. Mais bizarrement, je n'étais même pas déçu : mec compliqué. D'ailleurs, il m'avait filé rendez-vous à deux pas de chez X., ce qui aurait dû me rendre méfiant, parce qu'au niveau symbolique... J'ai ensuite erré un peu dans le centre-ville, toujours reclus dans mon univers musical. Heureusement qu'il y a ça ! Je cogitais en marchant au hasard des rues. Je pensais à mes relations passées, à celles, rares, qui marchent (oui, Kolokani, c'est pour toi !). Je m'interrogeais sur la nature de ce que je ressentais pour X. tout en réalisant que beaucoup de choses chez lui me séduisent, et certains autres détails, moins. Mais après tout, aimer quelqu'un n'est-il pas une question de l'accepter tel qu'il est, avec ses défauts ? D'un autre côté, je ne peux pas dire que je suis amoureux de X. (tout du moins pas encore), sa mise en garde dès le lendemain de notre première nuit ensemble résonnant dans ma tête. Mais le trouble est bel et bien là. Est-ce que je me raccroche à ses attentions envers moi, que je prends pour des signes d'une possible évolution de ce qu'il y a entre nous (parce qu'il y a quelque chose, nous nous aimons bien et nous apprécions de toute évidence) ? Ou bien est-ce juste le mec qui me saute en ce moment donc je me raccroche à l'idée d'un possible improbable avec lui pour ne pas être sans objet de désir et d'affection ? Finalement, quand on parle de "couilles trop pleines" (et pas d'hypocrisie, vous avez tous déjà eu ce genre de dialogues sur d'autres sites !), de besoin de laisser sortir le "trop plein", est-ce que le cœur n'est pas soumis à la même règle ? Est-ce que le besoin d'aimer n'est pas tout simplement trop important pour que, a priori inconsciemment, on soit sans personne sur qui projeter son amour (même illusoire) ? L'amour n'est-il rien d'autre qu'un besoin sotériologique dans la mythologie personnelle de chacun ?

Tender is the day
The demons go away
Lord I need to find
Someone who can heal my mind...

23/11/2007

23/11/07 - 20:26

Eventually!



Je crois n'avoir jamais fait autant d'exercice physique que cette semaine, passée à arpenter Bruxelles dans tous les sens pour des rendez-vous, des tracasseries administratives en tous genres etc. Et mercredi soir, après des heures de marche à pieds et alors que je cogitais encore sur le fait que mon cher petit frère avait eu 22 ans (déjà !) la veille, je suis passé place de la Putterie et me suis retrouvé nez-à-nez avec cette apparition. Je me suis abrité pour pouvoir faire une photo. J'aime la douceur et le calme de l'attitude de l'homme ainsi que l'éclairage de cette photo.
Un peu de sérénité ces derniers jours malgré tout. C'est confirmé : je commence lundi matin à la Commission européenne. Ce n'est que du sursis : une mission de six mois. Mais très nettement dans mes cordes (du rédactionnel en anglais) alors qu'hier matin, je me suis rendu à un entretien où j'ai eu la surprise qu'on me révèle qu'il s'agissait en fait d'espionnage industriel ! En plus, la femme qui m'a reçu m'a avoué la chose dans ces termes et m'a dit l'avoir fait parce que je lui inspirais confiance et qu'elle m'aimait bien. Mais ce n'est évidemment pas du tout le genre de choses que je me vois faire. Pas l'esprit "marché". Mais j'ai été touché de sa confiance.
Rentré en milieu d'après-midi, je me suis avachi sur mon lit avec mon fidèle mac et je n'ai pas chômé puisque R. me fait reprendre du service et que je recommence à dérusher pour lui. Bien m'en a pris puisqu'à 21h00, X. m'a appelé. Il était question de nous voir mais l'après-midi, alors que j'attendais devant le consulat de France, il m'avait envoyé un message pour me dire qu'il devait voir son ex. Je n'avais pas répondu et il faut dire aussi que l'entrée dans le consulat a été violente puisqu'accueilli par le portrait officiel de Sarkozy. Mais au moins, j'ai fait faire ma carte d'expatrié. Je suis donc officiellement un cerveau en fuite (puisque je suis apparemment considéré comme tel). J'en suis enchanté parce que cette carte va me faire prendre en compte par l'INSEE et c'est toujours un geste (infime et dérisoire, certes) contre tous ces connards de gouvernants. X. m'a donc appelé. Il prétextait que son coloc était là etc. Lequel coloc nous avait surpris à moitié à poil dans le salon le mois dernier en rentrant à l'improviste. Puis il m'a dit qu'après tout, j'avais raison et qu'il avait envie que je vienne. Je me suis donc fait mon heure de marche jusqu'à chez lui (merci mon Dieu pour l'iPod !). Ébats torrides. Et de nouveau au réveil. Puis j'ai dû courir avec lui à son boulot (où son collègue n'a pas dû manquer de s'informer ultérieurement à mon sujet), porter un document à des officiels puis X. a décidé que nous devions prendre un petit-déjeuner (puisque le chocolat bio pris au lit ce matin était un peu frugal) et il m'a donc invité quelque part où nous avons passé un moment. X. m'a dit après notre première nuit ensemble qu'il ne voulait rien d'autre que du cul et je lui en suis reconnaissant parce que je serais déjà amoureux de lui à l'heure qu'il est. Il me plaît beaucoup. Il est extrêmement sexy (je lui ai d'ailleurs dit que son regard était lubrique en permanence et j'aime ça !), drôle, intéressant, spontané. En couchant avec lui, je vois une facette de lui qu'il cache le reste du temps à travers le 'pillow-talk'. C'est un moment que j'affectionne particulièrement. Marre de baiser avec des décérébrés. Envie de mecs intéressants. De plus que juste du cul. Et les attentions de X. me font dangereusement l'apprécier. Mais il m'a prévenu dès le départ. À moi de gérer, donc.
Mais au moins, lui et la Commission m'apportent - at fucking last! - un peu de positif, même si c'est pas encore ça, dans cette chienne de vie.

21/11/2007

21/11/07 - 00:35

Silence

It is now the witching hour...
Mal aux jambes, aux pieds. Et au cœur, bien sûr. Après les entretiens d'aujourd'hui, j'ai mis deux heures à rentrer à pieds de l'autre bout de Bruxelles. Envie de solitude. De retourner à une paire de bras qui n'existe pas, ne m'attend pas. L'anorexie, l'épuisement. Tout converge. Il faut me sentir vivre par ces "extrêmes". Je crois que je commence à être lassé du sexe. À quoi bon, après tout ? Envie d'un apaisement. D'une quiétude. D'une sérénité. D'une plénitude. De silence. De confiance. Mais tout ceci n'est évidemment qu'illusion. Pourtant, des micro-événements ont lieu puisqu'il semblerait que je commence lundi - enfin ! - à travailler pour la Commission européenne. Mais seulement en mission intérim de six mois. Et à moins d'un miracle, ce sera ensuite retour à la case départ. Encore une fois, le supplice de Sisyphe. Tout recommencer. Éternellement. Je vais pouvoir jouir d'un semblant de vie normale. Je me demande si vous tous, vous avez cette même angoisse. Depuis ces années de chômage, je me suis (j'ai été ?) conditionné à la crainte du pire et même avec une relativement bonne nouvelle, cette crainte ne disparaît pas. Parce que la nouvelle donne n'est que temporaire. Pas de stabilité donc. Et la peur que le couperet ne tombe à nouveau. Peut-être que mon absence de confiance en moi vient de ce naufrage professionnel, de cette privation de statut socio-professionnel qui se répercute bien sûr sur ma non-vie amoureuse. Vous n'avez pas envie d'un boulet à charge, les mecs. Et c'est bien compréhensible dans un sens. Je ne vous blâme pas. Mais putain, que c'est lourd à porter ! Ce prix à payer pour l'indépendance et la liberté comme me disait précisément il y a quinze jours, lors de notre entretien, mon supérieur à partir de lundi. Je suis donc libre. Mais dans une liberté grave, réelle, profonde, authentique. Une liberté qui m'isole. Peut-être que je vous fais peur ? Alors je reste seul face à moi-même et si je n'ai pas à rougir de ma personne, de ma conduite, de mes idées, cette solitude est écrasante, assourdissante. D'où cette envie de calme, de paix, de sérénité. De silence intérieur.


20/11/2007

20/11/07 - 14:46

Weltanschauung

La photo de mon jus de mangue et du doigt de T. résume ce pot pris avec T. et S. mercredi soir dans le XIème. Bouffée d'air frais, déconnade etc.
Notre communauté d'esprit avec T. m'émerveille souvent. J'en arrive parfois à me dire qu'il est dommage que nous ne nous plaisions pas l'un à l'autre. Mais notre complicité intellectuelle, notre Weltanschauung, notre cynisme et notre recul me font chérir ces moments partagés, nos lectures mutuelles et nos rêves idiots de grands espaces etc.



V. vient de me contacter pour me dire qu'il avait laissé passer trop de temps pendant mes cinq jours à Paris, pris qu'il était entre son boulot et son "copain". Ça y est, le mot est lâché. Je n'avais jamais eu de réponse à ce fameux courriel envoyé en mars. Au moins, il n'y a plus la moindre place pour le doute, cette fois-ci. Quoi que... est-ce que je ne me raccrochais pas à travers lui à un passé que je rejette résolument aujourd'hui ? Oui, je l'aimais aussi, V. mais les événements de 2006 ne peuvent pas s'oublier comme ça même si je lui ai dit avoir passé l'éponge dessus. Les choses en elles-mêmes ne sont pas importantes. C'est le fait d'avoir été pris pour un con qui ne passe pas. Le fait de voir les couples se former autour de moi et de rester seul. Les éjaculations se succèdent mais la tendresse, l'intérêt authentique, la chaleur, le délice de simplement effleurer une peau au réveil, les coups d'œil complices par dessus un thé, le baiser volé au coin d'une rue, avoir quelqu'un à qui penser à tout moment de la journée où l'esprit se perd... où c'est, tout ça ? Certainement pas dans l'hypocrisie des ex qui veulent rester amis, dans celle des mecs qui ont envie qu'on se revoie mais ne sont pas foutus de dire tout simplement qu'ils n'en ont pas envie, ni dans le détachement pur et simple de la baise hygiénique des "plans". La défection de V. (envers qui j'aurais quand même nourri un désir lubrique si je l'avais vu et aurais espéré du sexe pour retrouver un ersatz d'amour avec lui) me sert, finalement. Il m'a rendu service. Je sais désormais qu'il n'y a strictement rien à attendre de lui, lui qui a été l'un des mecs les plus importants dans ma vie jusqu'à présent. Mais je constate là la volatilité des choses, ce qui est d'autant plus ironique alors que m'est revenu en tête l'improbable 'I Believe In You' que nous avons écouté et réécouté ensemble dans le désert blanc finlandais il y a bientôt deux ans.
Ashes to ashes...

18/11/2007

18/11/07 - 19:00

X-2°C



Les larmes sont en train de couler. Je viens de rentrer. Quarante minutes de marche à pieds pour rentrer du centre de Bruxelles. Cet après-midi, j'ai fini par contacter F. sur le tchat. Il est "trop occupé" pour qu'on se voie en ce moment. OK. Message reçu. Encore une fois, je me suis attaché à un mec potentiellement nocif pour moi. Et je le savais. Mais j'ai passé ma semaine à espérer comme un con que je suis après lui.
Ce soir, X. m'a recontacté. Hier soir, il était chaud et avait envie que je vienne. J'ai voulu y aller mais il a refusé que je marche jusqu'à chez lui dans le froid et la nuit. Nous avions décidé de remettre ça ce soir mais il m'a appelé pour me dire que ce n'était pas possible. Juste prendre un verre. Je suis donc parti à 19h00 le rejoindre dans le centre de Bruxelles et nous avons donc pris ce verre. Il n'y a pas eu de ces silences gênés. Nous avons parlé, plaisanté etc. Puis il m'a invité à dîner. J'ai commencé à croire que j'irais dormir chez lui. Mais après dîner et deux pots dans deux bars différents, il m'a clairement signifié qu'il rentrait chez lui seul et moi ici. Il a même voulu me raccompagner parce qu'après deux portos, je suis complètement pété ce soir. Je suis donc parti à pieds pour rentrer. Toujours l'iPod dans les oreilles et tentant de chanter ma tristesse à haute voix dans les rues. Je me fous qu'on m'entende ou de chanter faux désormais. Ce soir, je ne sais plus quoi penser. X. voulait du cul. Je lui ai clairement dit que je n'attendais pas plus. Pourtant, il m'a appelé une fois chez lui, j'étais encore sur le chemin. Puis, c'est un sms qu'il m'a envoyé juste avant que je ne me mette devant mon écran, pour me souhaiter bonne nuit. Il ne veut que du sexe mais il est prévenant. Le genre de détail capable de me faire fondre. Histoire d'en reprendre plein la gueule encore une fois. Le mois dernier, il me faisait palpiter. Ce soir, j'y suis allé sans me prendre au jeu des sentiments. Mais j'ai envie qu'un mec s'intéresse à moi. Me prenne dans ses bras. m'embrasse sur la bouche en pleine rue. Me prenne la main. Plus que de me sauter pour me planter ensuite. C'est ça, fondamentalement, que j'attends.
Et puis, je crois qu'au fond, j'ai l'alcool triste. Boire me dégoûte. Je ne veux pas ressembler au fucking ex. Rien ne me ferait plus horreur que ça. Je n'aime pas boire. Je veux être moi. Avoir bu ces deux portos me fait honte. J'ai été trop direct avec X. et j'ai assumé qu'il allait me ramener chez lui pour baiser. Parce que j'en avais envie. C'est m'être trompé que je ne peux pas supporter. Je ne supporte pas mes échecs, ma médiocrité, je voudrais arriver à quelque chose. J'admire ceux qui font quelque chose de leur vie. J'ai l'impression de tourner en rond. De ne pas avoir évolué ces quinze dernières années. D'en être au même point que quand j'étais ado alors qu'à l'âge que j'ai aujourd'hui, mon père avait déjà terminé sa vie. Que faire ? Agir sous l'impulsion ? J'ai envie de retourner à Paris mais n'ai pas la moindre perspective d'emploi là-bas. Alors que faire ? Au moins, j'aurais une vie sociale un peu plus fournie. Je ne peux plus attendre. Deux mois que je suis à Bruxelles et les choses ne se sont pas encore débloquées malgré ces putains de pistes. Je n'ai plus la patience d'attendre. Le temps file entre mes doigts. Je ne peux plus regarder ma vie filer ainsi et ne rien en faire. Je n'ai plus de temps à perdre. Je viens déjà de gâcher ces vingt dernières années. Envie d'un envol. Enfin.
Mais X. est rentré de son côté et il fait - 2°C.

17/11/2007

17/11/07 - 16:26

Graffishit



Rentré hier soir de Paris. Un peu triste de quitter mes amis et habitudes retrouvés mais c'est ainsi. Mon micro-séjour m'a fait beaucoup de bien. Et ces moments passés avec T., S., K., É. me manquent. Beaucoup ri avec T. et S. notamment, et qu'est-ce que ça fait du bien. Rire pour des conneries insignifiantes. Comme de vrais gosses que nous sommes toujours quelque part. Je crois que c'est ce qui me manque le plus depuis un an et qui fait que les choses ont été si compliquées et difficiles à supporter. Et puis ne voir que des pistes. Toujours des pistes face à soi. Jamais de concret. Et ce, sur tous les plans (sans jeu de mots), puisque passé la frontière hier soir, j'ai réinstallé ma puce belge dans mon portable et évidemment, pas de message. F. ne s'est pas manifesté. Même s'il doit se souvenir de mon retour. Même s'il était connecté sur ce fameux tchat toute la journée et que justement quand je me suis décidé à passer sur son profil (et qu'il l'a donc vu), il se déconnecte. C'est toujours amer même si depuis samedi dernier, je me répétais de ne rien attendre. J'ai donc bien fait. C'est amer, mais je n'ai pas de mauvaise surprise. La valse des corps, des silhouettes, des visages, des figures, des désirs noirs croisés au cours de la vie ne cesse d'accélérer. À croire que la vie n'est qu'une accélération motrice et que la mort n'est qu'un platane. Rares sont ceux qui demeureront avec les années. On se retrouve toujours seul mais plus tôt on le comprend et on l'accepte comme inévitable, plus tôt on est à même de se préparer à ne compter que sur soi-même, ce qui est, au fond, l'exercice de la vie. Et tâcher de laisser derrière soi le temps gâché et les erreurs commises, par peur de l'inconnu, du gouffre qui s'ouvre à nos pieds.

14/11/2007

14/11/07 - 09:42

Strike

Si j'avais seulement imaginé il y a un an que Paris me manquerait autant...
J'ai fait beaucoup de choses, vu des gens importants pour moi depuis dimanche soir et je me sens dans mon élément. Comme si je revenais chez moi. Malgré tout ce que j'ai pu en dire par le passé. Et je crois que je me sentirais prêt à y revenir si l'occasion s'en présentait.
Passé une très belle soirée hier avec mon demi-frère et sa copine. Je ne le vois pas assez souvent et les turpitudes familiales ont fait que nous n'avons pas eu grand-chose en commun jusqu'à il y a trois ans. Je l'aime beaucoup (et elle aussi) et c'est important d'avoir re-serré ce lien. Nous ne rattraperons pas les années perdues mais nous avons désormais une vraie relation et j'en très suis reconnaissant à sa copine car c'est un peu elle qui l'a poussé dans cette direction.
Trois, voire quatre rendez-vous à optique de travail aujourd'hui et demain, donc très bonne énergie. Il était temps. Mais comme d'habitude, tant qu'il n'y a rien de signé, bien évidemment.
J'ai aussi eu le plaisir de rencontrer Dulce avec qui j'ai passé un très bon moment à échanger (nous aurions quand même pu avoir le réflexe d'aller nous asseoir au chaud !). Ce soir, c'est au tour du Rêveur, mais Kolokani et Rush manquent encore à l'appel.
Alger Þögn, ekkert svar : pas de nouvelles de F. jusqu'à présent.

10/11/2007

10/11/07 - 14:52

Closer

Pour la troisième fois qu'il me contactait depuis mon arrivée à Bruxelles, j'ai finalement rencontré F. hier soir. Je n'étais au départ pas plus emballé que ça par son profil et ses photos (mais la mention de PJ Harvey avait retenu mon attention). Arrivé chez lui hier soir. Impression étrange. Un appartement, une atmosphère très parisiens (la taille en plus). Nous parlons en buvant quelque chose. Puis il m'annonce de but en blanc qu'il ne veut pas de sexe en fin de compte. OK. Pas de problème. Parlons, donc. Intérieurement, j'étais déçu parce qu'il me plaisait nettement plus en réel qu'en photo. Nous partageons nos histoires, nos expériences... assez similaires par certains aspects. Puis, il me dit qu'il va aller se coucher. Je remets mon manteau, je prends mon sac, il m'accompagne à la porte. Et là, il m'empoigne, me plaque contre le mur et se met à m'embrasser sur son palier. Du baiser fougueux, tonique, énergique. Du qui esquinte les lèvres. Les minutes passent. Je lui demande s'il est sûr et il me dit que oui parce qu'il veut dormir. Je le quitte après promesse de se revoir à mon retour de Paris dans quelques jours. Je descends l'escalier et visse mon scaphandre auditif pour toute sortie (mon iPod). 'Sæglópur' m'explose dans les oreilles et je pars le long du canal dans la nuit, déçu. La chanson n'a pas eu le temps de finir que mon portable vibre contre mes doigts dans ma poche. C'est lui. "T'es loin ? Reviens, c'est idiot. J'ai envie de dormir avec toi." Je remets la chanson au début et je fais demi tour. Je me sens comme une adolescente. Pathétique. J'arrive. On se couche. Son odeur m'électrise. Évidemment, la nature suit son cours. Toilette succincte puis nous nous couchons pour de bon tout en parlant un peu. Finalement, je crois qu'il s'endort. Je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit. Un deuxième round a lieu pendant la nuit, je ne sais pas à quelle heure. L'atmosphère m'enchante. Exactement l'ambiance, le mec, l'activité et le décor dont j'ai fondamentalement envie. Je n'ai probablement pas dormi pour tenter de savourer chaque minute. Ça ne va probablement pas durer. Même au petit matin, alors qu'il s'est réveillé mais referme les yeux pour tâcher de dormir encore un peu, nous sommes collés l'un à l'autre. Peau contre peau. Ma main ne peut plus quitter son torse. Mes doigts s'attardent sur ses poils. Je caresse son torse doux et ferme inlassablement. Puis le lever est presque brutal. Il doit partir bosser. Départ au pas de course. Même pas eu le temps de se doucher. Il m'invite à prendre un petit déjeuner rapide au bar d'en face. Peu d'échange verbal. Comme hier soir pendant qu'il fumait, il me jette des coups d'œil furtifs. Je suis perplexe. Je ne sais pas quoi penser. Il m'a tout de même dit au lit que "Non ! Bien sûr que non !", il ne regrettait pas de m'avoir rappelé. Mais je suis parano. Je lui demande par dessus son second café s'il a envie que nous nous revoyions. Il me dit que oui. Je l'espère. C'est tout à fait le genre de mec qui me plaît. Traduire, probablement le genre de mec qui va me faire mordre la poussière une nouvelle fois. Et non, je n'ai aucune envie de "me battre" pour le garder. Me battre ? Mais quelle ineptie ? Ce doit être naturel, spontané. Aucune intention de faire du forcing. Pas mon truc. J'espère qu'il va me rappeler. Mais je me répète de ne surtout pas m'y attendre. Le retour ce matin était bizarre. Aucune envie de rentrer. La pluie battante, j'ai à nouveau longé le canal. De nouveau 'Sæglópur' dans les oreilles. Content. Je chantais à haute voix avec Jónsi. Je marchais lentement pour étirer ma transition de solitude. Envie que le moment d'après ne finisse pas. Conserver le plaisir de cette nuit malgré la froideur relative de ce matin. Arrivé ici, je le vois connecté. Je lui envoie un message sur le tchat pour lui dire merci pour le petit déjeuner qu'il m'a offert. Il me répond "OK". Je laisse donc en suspens. Je lui ai donné mon adresse e-mail. On va voir s'il me contacte avant mon retour. J'aimerais que ce soit lui qui le fasse. Comme je l'ai dit à V. il y a quelques temps, je ne veux plus courir après des mecs. À eux de le faire désormais. J'aime l'audace. Mais je doute de savoir doser. Je veux lui montrer qu'il me plaît, que j'ai envie de recommencer, voire de plus. Mais je ne veux pas être acquis. Éternel problème. Il m'a donné l'impression d'être assez froid. Je lui ai demandé ce qui l'avait poussé à me contacter et à me relancer à trois reprises. Je sortais du lot. Il avait l'impression que j'étais paumé, voire drogué sur mes photos. Paumé, oui, bien sûr. Drogué, certainement pas. Mais malgré tout, dans un certain sens, ça m'a flatté.
Alors que j'écris ces mots, il passe et repasse sur cet autre tchat mais n'as pas relancé la discussion. Que pense-t-il ? Probablement rien. Je dois faire comme s'il n'allait pas le faire alors que je grille de recevoir un message. Quelque chose. Un encouragement.
C'est futile et vain.
Je suis stupide.

Help me think I'm somebody else...

08/11/2007

08/11/07 - 12:54

Sisyphe



Longue, très longue marche hier pour aller passer un entretien à la Commission européenne. Apparemment concluant, il semblerait qu'une procédure d'embauche soit lancée (mais rien d'officiel encore, donc prudence). Mais de toute manière, ce ne serait que pour quelques mois, donc retour à la case départ dans quelques mois. Marcher dans la ville a quelque chose de serein, paradoxalement. Toujours la musique dans les oreilles, on ressent parfois des signes ou des impressions étranges. Comme en passant devant ce "Pont des Suicides" sur le chemin du retour. Il est des signes inattendus quoique sans surprise. Les choses sont là, statiques, apparentes.

06/11/2007

06/11/07 - 16:21

Ex labore, nulla est redemptio.

Pas eu l'énergie de pousser ma gueulante ces derniers jours. Passé mon week-end chez M. et C. et ça m'a fait un bien fou de sortir m'aérer un peu. Besoin de changer d'air, d'atmosphère, d'ambiance. La recherche est toujours au point mort. Des contacts, certes (j'ai tout de même Morrissey à remercier et surtout son cher et tendre), mais concrètement à l'instant où j'écris ces mots, rien n'a changé. Passage dans une énième agence d'intérim hier près du Parc Royal où je suis tombé sur une gourdasse. J'aimerais comprendre un jour pourquoi quand on téléphone, on nous met en attente et quand on vient en personne dans les locaux, on nous fait poireauter parce qu'on répond au téléphone. Cette bonne femme était conne au point que je me suis demandé si elle était française pour avoir une telle attitude. Puis, je suis allé voir F. que je n'avais pas revu depuis trois semaines, après notre soirée et notre dimanche à Brugges et Oostende. Thé, sexe, dîner. De quoi décompresser, en somme. Puis il m'a ramené en voiture. Peut-être même une excursion à Paris la semaine prochaine s'il y va pour son boulot. Histoire d'aller faire ma micro-tournée.
Bons retours sur mon dernier article en date. Et content de n'avoir pas trahi mon ressenti. Manifestement, j'ai dit des choses justes et c'était important. L'écriture est importante à mes yeux. Je veux m'y adonner avec qualité, avec soin, avec réflexion, avec minutie. C'est que j'ai des fans à ne pas décevoir maintenant. Impression étrange mais ô combien agréable, évidemment.
Traversé des quartiers de Bruxelles que je commence à bien connaître maintenant. Projections et envies de me baser dans certains quartiers plutôt que d'autres. Besoin de plus en plus vital de quitter les lieux pour me retrouver dans un endroit où je sois seul, indépendant, plus en cohabitation. Ce besoin devient de plus en plus urgent mais il est hélas lié à se trouver un putain de boulot, comme d'habitude. Point de vie sans labeur. Et je suis toujours en marge de cette putain de règle. Les jours et les heures passent mais rien n'arrive.
Ex labore, nulla est redemptio.

01/11/2007

01/11/07 - 13:29

Faites des morts

Suicidons-nous, ça fera des chômeurs en moins.

 

"An error does not become truth by reason of multiplied propagation." - Mahatma Gandhi

"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul." - Michel de Montaigne

"Freres humains, qui après nous vivez N'ayez les cueurs contre nous endurcis, Car, se pitié de nous povres avez, Dieu en aura plus tost de vous mercis." - François Villon

"I have a dream..." - Martin Luther King

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