Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

29/12/2007

29/12/07 - 09:00

Alpha-Oméga



Back to reality...
Je retrouve Bruxelles ce soir et je vais devoir y affronter X. et A. sans avoir la moindre notion de ce qu'il est possible ou permis d'en espérer et d'en attendre. Peur de l'un, entêtement de l'autre ? Ou l'inverse. Symboliquement, chacun recevra un petit cadeau qui lui est destiné. Bêtise de ma part, selon plusieurs sources. Mais je suis un vrai cœur d'artichaut donc autant l'assumer jusqu'au bout et suivre ce que me dicte mon instinct. L'un sait sans savoir et l'autre sait tout en ne sachant que trop... ou les deux ne savent que trop, en fait. Résultat : balle au centre et point mort. Comme toujours. Pourtant, la situation n'a pas tourné au psychodrame dans ma tête. En tout cas, pas encore. Peut-être que le regain d'activité depuis mes débuts à la Commission le mois dernier, l'officialisation de mes activités rédactionnelles et les événements graves (oui, il m'arrive aussi de parler d'autre chose que de mon nombril et le lâche assassinat de Benazir Bhutto m'a ému) permettent de prendre de la distance vis-à-vis de soi-même ? Je m'embarque donc dans quelques heures dans le train qui me ramènera à Bruxelles où mes premiers visiteurs, et non des moindres, débarquent demain pour trois jours et c'est avec plaisir que s'annonce ce changement temporel. Ironiquement, j'avais proposé à la fois à X. et à A. de se joindre à notre soirée camping-réveillon. Mais le premier, même s'il m'a d'abord dit oui, ne viendra pas, j'en suis quasi-certain vu ses obligations floro-professionnelles alternatives et le second n'a pas confirmé suite à la prise de tête sur MSN hier. De toute manière, il n'est pas bon de courir deux lièvres à la fois et j'aurais été très emmerdé si les deux s'étaient pointés. Malaise garanti dans ce cas de figure (et de grâce, pas de commentaires sur les plans à trois : mauvaise expérience de la chose, donc exclu !).

26/12/2007

26/12/07 - 21:42

High Voltage

Voir C., M., V. et W. cet après-midi pour le désormais traditionnel thé de Noël m'a énormément fait plaisir. Nos délires et nos fous rires habituels (qu'on en dirait presque du Jackie Quartz, faut que je surveille ce que j'écris) sont pérennes et nous amusent toujours autant. Anecdotes étonnantes, humoristiques, rassurantes parfois aussi. Des amis que j'aimerais pouvoir voir plus souvent. Mais l'éternel vagabond que je suis est toujours loin des indéfectibles. Mais d'un autre côté, les retrouver à intervalles réguliers et voir que nous évoluons au même rythme, que nous avons toujours des choses à partager a sa saveur aussi.
Puis ce soir, petit échange avec A. qui va apparemment refaire irruption tridimensionnelle dans ma vie la semaine prochaine. J'ai l'angoisse au ventre de le revoir tout en en mourant d'envie. Je sais déjà quel plaisir potentiel nous pourrons nous procurer l'un à l'autre mais est-ce que le froid de cet été aura cassé quelque chose ? Quel sera mon ressenti une fois face à lui ? Quel sera le sien ? Situation étrange et attente insolite. Et comme lors de son coup de fil de la veille de mon emménagement il y a une dizaine de jours, j'ai l'impression qu'il change d'avis. J'ai envie de sa douceur, de toucher sa peau, d'embrasser sa bouche, de sentir ses poils contre mon menton, tout ce genre de choses qui procurent des fourmillements sur les zones érogènes. Plus que quelques jours à attendre...

25/12/2007

25/12/07 - 07:30

Christmas 2007

25 décembre. Lever aux aurores pour cause de foutu SMS promotionnel de mon opérateur belge qui va se manger un coup de fil bien senti à mon retour à Bruxelles. Mais au fil des heures, je suis de plus en plus content de ce Noël et de cette fin d'année. Comme d'habitude, le réveillon s'est passé très simplement, très agréablement avec ma mère, mon beau-père et mon frère. J'aime notre tradition de Noël à quatre où nous ne mangeons pas comme des gorets et où nous nous offrons simplement nos cadeaux autour d'un repas un peu mieux qu'à l'ordinaire. C'est paisible, tranquille et sympa. Puis, vers la fin, à l'ouverture des derniers paquets, ayant eu un nouveau téléphone portable, j'ai remis ma puce belge dans le désormais vieux portable et un SMS de X. m'attendait, qui me souhaitait un joyeux Noël. Anodin peut-être, mais ça m'a touché. On dit qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Pourtant, en ce jour "familial", on ne pense pas vraiment à envoyer des SMS aux amis/ex/autres. Je le fais en général pour un ami en particulier parce que je sais qu'il n'est pas en famille et que je veux au moins lui envoyer une petite pensée pour qu'il sente que quelqu'un pense à lui mais là... Je sais que X. passe Noël en famille. Je suis réellement content de tous ces petits riens qui s'ajoutent les uns aux autres depuis quelques semaines. Content aussi d'avoir eu C. et V. au téléphone. Incidemment, le changement de portable m'a aussi permis d'effacer les derniers SMS du fucking ex que j'avais conservés. La perspective aussi du 31 qui, pour une fois, s'annonce bien me fait me réjouir à l'avance. Pourtant, depuis des années, et j'aurais dû le faire les années précédentes où ça allait aussi mal, je me dis que je devrais sacrifier un réveillon à aller apporter mon aide à distribuer des repas chauds aux clochards (oui, pas à des sigles à la con, à des clochards !) mais je ne l'ai toujours pas fait. Même si ce n'est pas juste une fois par an qu'il faut le faire pour alléger sa conscience. Je ne suis pas Superman non plus. Ce ne serait qu'une goutte d'eau dans l'océan. Tâcher de réduire les souffrances humaines à sa modeste mesure tout en étant conscient que le tonneau des Danaïdes se vide au fur et à mesure qu'on le remplit. Et ce n'est pas parce que, comme tous les 25 décembre, je vais regarder le discours d'Elizabeth II qui n'a bien entendu rien à dire que je n'en ai pas moins une conscience.
À nouveau, joyeux Noël, parce que pour une fois, personnellement, il l'est.

24/12/2007

24/12/07 - 12:13

Died Moroz



Pas de Reine Elizabeth II cette année. Albert II et Paola auraient été plus appropriés mais ils sont moins photogéniques, bien que plus sobres. Visuel plus alternatif donc.
Pour une fois depuis longtemps, les festivités s'annoncent réjouissantes pour diverses raisons. En France pour quelques jours, je profite de mon séjour ici pour régler les questions administratives en suspens et voir quelques amis. Mais je me sens plus serein que ces dernières années. C'est peut-être ça, la "trêve de Noël" ? Quoi qu'on en dise, j'aime bien Noël. Ça n'a rien de religieux mais c'est un moment de l'année qui est agréable, qui a un sens quelque part, contrairement à cette imbécillité de 31 décembre. Envie de faire plaisir à mes proches. Même X. aura un petit cadeau à mon retour en Belgique la semaine prochaine (on m'en a dissuadé mais je suis un gentil garçon et lui faire ce petit cadeau me tient à cœur).
Je conclurai donc banalement : joyeux Noël (et mollo sur la gnôle !).

22/12/2007

22/12/07 - 23:24

We are standing on the edge...

Ce sera fin avril.
Mon frère de 22 ans va se marier fin avril. Le bébé rieur dont j'ai changé les couches, le poupon dont je me suis occupé, avec qui j'ai joué, à qui j'ai appris son premier gros mot, à qui je n'ai, j'espère et manifestement, pas servi de modèle. Lui qui conduit, qui a trouvé la foi, qui est d'un pragmatisme diamétralement opposé à mon application au réel. Se marier. Ce matin, déjà, pour suivre mes cogitations d'hier, j'observais les gens dans le thalys. Que des couples. La plupart avec des gosses. Le couple assis face à moi, dont le bébé portait mon prénom, semblait être ensemble par amour. Ils s'embrassaient de temps en temps. Celui d'à côté, en revanche... je me suis demandé comment il faisait pour la supporter. Mon statut d'observateur est singulier. Je suis immergé tout en étant séparé de cette réalité. Cut off from it. Comme invisible. Je voyageais seul. Comme je serai seul au mariage de mon frère. Toujours l'OVNI. Toujours à part. Toujours marginal. Toujours seul. Le passé n'a pas de substance et devient donc aussi irréel que le fantasme ou le cauchemar. Heureusement que je ne suis pas célèbre : mes arrivées seraient toujours remarquées parce que solitaires. Notre mère m'a annoncé la chose. Il ne m'en a pas encore parlé. Mais ç'a été un choc. Je me suis senti encore plus seul que dans le train à l'annonce de cette nouvelle. Est-ce que je viendrai ? Bien sûr mais... je me sens encore mis en échec. Ça se fait de se faire accompagner en ce genre de circonstances ? Surtout quand elle est turque et qu'il y aura la famille musulmane dont il faudra ne pas froisser les susceptibilités. J'ai l'impression d'un saut en arrière dans le temps. On m'accepte pédé tant que je ne le montre pas. Pour son mariage, je n'aurais pas le droit d'être moi. Seulement d'être un rôle : le frère. Enfin, la question ne se poser pas puisque je serai bien sûr toujours célibataire à ce moment-là. Je me sens réduit. Nié. Comme d'habitude. Même si je suis content pour lui. Je vais devoir n'être qu'une surface. Le lien entre nous deux ne pourra jamais être gommé. Pas comme le lien qui a pu m'unir à mes erreurs passées. Frères de lait, frères de sang... mais frères de sperme, ça n'existe pas. Pourtant, ceux avec qui on l'échange, il y en a quelques uns mais finalement, mieux vaut les laisser dans leurs oubliettes, de même qu'ils m'y ont jeté. Ne plus se retourner. Je me demande parfois si je n'ai pas tout simplement une incapacité pathologique à vivre. Les choses me pèsent tellement que j'ai l'impression de friser la folie au sens médical. Je ne m'explique pas comment font les autres.
Suis-je donc réellement fou ?

21/12/2007

21/12/07 - 21:33

Winter

Ce matin, une fine couche de givre/neige recouvrait les environs de mon bureau. Le trajet jusque là-bas était superbe. Le ciel, la mer de cimes d'arbres blanche, le ciel entre rose et violet avec le soleil se levant. Je voulais faire quelques photos mais sans gants et à - 6°C, l'appareil n'aurait pas trop aimé. Dommage. Mais l'hiver est bel et bien là. L'ambiance était décontractée au bureau. Tranquillité d'esprit d'avoir été convoqué par mon chef et qu'il soit satisfait du travail que je lui ai fourni. Plaisir d'avoir rencontré de nouvelles têtes, d'avoir pu faire rapidement le dernier achat pour Noël après le boulot malgré la proximité de l'agence de X. et les souvenirs de lieux associés à lui dans mon nouveau quartier. Déception de ne pas arriver à décrocher de lui. Impossibilité de ne pas canaliser le flot sentimental sur un mec et X. est le dernier en date, et en plus un mec bien... son appel pour me souhaiter un bon séjour en France m'a un peu fait mal mais... Difficile donc de tenter de projeter tout ça ailleurs. Et mes incursions sur les tchats me dégoûtent de plus en plus de ce que j'y croise. Je me rappelle de cours de physique au lycée : les atomes. Le noyau et les électrons qui s'agitent autour de lui dans tous les sens. Je me sens comme un de ces électrons, à graviter comme un con autour d'un noyau que je n'atteindrai jamais. Ça me fait aussi penser aux locomotives de Mandryka. Et tous les gens que je côtoie ne parle que de leur Noël qu'ils vont passer en couple ou chez les beaux-parents. Impression étrange d'être en décalage comme toujours. Je ne m'explique pas le fait de ne toujours pas m'y être fait. De m'être fait une raison durable. Chaque prise de conscience étant suivie d'une immédiate perte des pédales et d'un nouveau plongeon dans l'abysse déraisonnable d'un espoir aveugle et immanquablement voué à se prendre un mur de plein fouet. Ces moments sont de plus en plus intensément pénibles à traverser. Sentiment de creux, de vide, d'incomplétude. Sensation d'être un personnage munchien en train de hurler sans qu'aucun son ne vienne troubler un silence cinglant, instantané et froid comme une forêt arctique.
Pas de doute, l'hiver est là. Puisse-t-il ne pas finir...

19/12/2007

19/12/07 - 23:10

The One I Love

This one goes out to the one I love.
J'aurais aimé que X. me fasse cette dédicace malgré l'horreur des paroles. Je pensais il y a quelques jours que j'en avais marre d'être celui avec qui on a envie de rester copain. Je veux marquer les esprits plus que ça. Je veux être celui dont on ne peut se passer ou celui qu'on ne peut paradoxalement plus supporter au point de devoir sectionner la seule présence de son existence. Marquer. Être indélébile. Être un coup de fouet cinglant en plein visage, un qui balafre, qui fait saigner, qui marque à vie. Du genre il y a un avant et un après. Mais comme d'habitude, je suis une tapisserie pastel, une poupée inerte, une mignardise sans sucre. Probablement ce qui a lassé X. et ceux d'avant. Je veux être un personnage almodóvarien. Un fou furieux que personne ne peut plus contrôler. Un Apollonien qui se renie en Dionysiaque. Un incendie dévastateur. Un raz-de-marée. Des visions rougeâtres envahissent mon esprit et se mêlent au feu roux des cheveux de X. pour ensanglanter des pulsions phagocytantes. Le sentiment d'incomplétude me dévore depuis samedi et ma rage tiède me laisse insatisfait de cette non-relation qui en a pourtant été une quelque part.
Idem pour A. que j'ai retrouvé vendredi soir comme si rien ne s'était passé début juillet mais qui de nouveau joue la froideur et la distance... Est-ce que le coup est rattrapable ? Nous en avons envie tous les deux, je crois. Mais comment faire comme si l'été et l'automne n'avaient pas eu lieu ? Oublier le silence, la froideur, l'entêtement, l'incompréhension, la souffrance ? Pas convaincu.
Et puis c'était le présent désormais passé dont je voulais faire mon avenir. C'était X. que je voulais.

A simple prop to occupy their time.

16/12/2007

16/12/07 - 22:58

The day after

Journée maussade pour cette première dans mon nouveau terrier. Un peu triste de la tournure de la soirée d'hier. Mais je suis tout de même content de ce que X. a été réglo avec moi depuis le début. Il ne m'a pas menti, ne m'a pas pris pour un con et a eu le courage de me dire ce qu'il avait à me dire en face. Tout cela force le respect. Son départ hier soir m'a donc laissé le temps de faire pas mal de travail aujourd'hui et j'ai réussi à tout terminer. Pourtant, je rumine encore ma déception. J'avais envie d'un réel nouveau départ. Il l'est en quelque sorte mais pas spectaculaire. Je me rends compte, comme G. me l'a dit il y a des années, que je ne m'attache vraiment qu'à des mecs inaccessibles. Inaccessibles par n'importe quoi du moment qu'il soient hors d'atteinte. Ceux, comme X., qui sont réglos ne sont qu'inaccessibles mais la plupart du temps, ce sont aussi des salauds. Au point que j'en arrive à me demander s'il n'y a pas un fond totalement masochiste en moi. Pas rassurant mais finalement, est-ce que le problème n'est pas là ? La gentillesse simple est toujours interprétée comme plus que ce qu'elle n'est (et en cela, X. n'a bien évidemment pas été une exception). J'ai vu dans ses attentions une évolution de ce qu'il pouvait ressentir pour moi alors qu'il n'était que sympa (et il m'avait prévenu !). C'est un peu comme s'il fallait trouver un coupable à l'échec de la chose. Et puisque, au moins dans le cas de X., je ne peux pas le lui imputer, il faut que j'en porte le poids. Je serre mon cilice et c'est parti pour les mortifications. Il faut qu'il y ait un bouc émissaire sur qui décharger les matières fécales d'une relation avortée. L'orchidée n'a pas bourgeonné : seul reste le tas de fumier. On ne peut pas forcer l'autre donc il faut activement haïr ce qu'on est à défaut d'aimer ce qu'on aurait aimé être, ce qui aurait séduit l'Autre.
Évidemment, mes réflexions ne sont que de l'onanisme nombriliste, mais après tout, elles ont le mérite de maintenir mon esprit en éveil, en alerte. Elles sont ce qui occupe mon esprit, le fait tourner. Alors je dis merde à tous les connards prétentieux et moralisateurs qui osent venir me juger sur mes réelles interrogations. Je n'ai jamais prétendu être un modèle à suivre pour qui que ce soit, ni imposer ma conduite. Pourtant, il se trouve toujours ce genre de donneurs de leçons misérables, stériles et gratuits pour venir m'écraser pour tenter de se grandir en vain. L'intéressé se reconnaîtra assurément et j'espère d'ailleurs que ça lui fera passer l'envie de me lire céans et qu'il ira courir après d'autres lièvres, ou mieux : leur foutre la paix à eux aussi et de s'atteler à "faire" quelque chose de son insignifiante macération au lieu de se contenter de juger autrui.
Mais je préfère en revenir à ce qui hante mes pensées depuis hier soir : pour un X. de perdu, encore des serrements dans la cage thoracique. Et perdu est toujours un concept relatif. C'est la philosophie du pauvre et du vaincu. Décidément, Arès et Aphrodite vont bien ensemble...

15/12/2007

15/12/07 - 18:59

Ixelles



Après presque un an et demi de vagabondage, me voici dans un vrai chez moi... pour combien de temps ?
Emménagé cet après-midi et plus qu'une heure d'attente avant l'arrivée de X. pour me faire entendre dire en face qu'il veut qu'on reste amis (ah oui, c'est vrai, je suis celui avec lequel on reste ami... comment ai-je pu l'oublier ?) ! Quel délice de se sentir chez soi, au cœur d'une ville, avec toutes les possibilités que cela offre. Et je ne parle pas que de sexe. D'ailleurs, le sexe prend une dimension nouvelle. X. ne cesse de me séduire et A. m'a rappelé longuement hier soir. Longue discussion. Marche arrière ? Peut-être. Mais ces dernières semaines, j'ai refusé de coucher avec un certain nombre de mecs et je crois que cela dénote que mon mental remonte. J'ai peut-être enfin atteint la sérénité que je recherchais. Au moins sur ce plan-là. Ernie, Thoma et Tristero qui vont venir fêter le 31. Avec soit X., soit A. en prime. Peut-être. Des années que je me disais que l'année finissante ne pouvait pas être pire que celle qui allait débuter et pour une fois, j'ai tort. 2007 se termine en placide douceur. Pas encore le feu d'artifice, mais au moins, ce n'est plus le cauchemar des années précédentes.
La page est tournée.

09/12/2007

09/12/07 - 22:06

100

Titre que seuls les quelques initiés comprendront.
Jours laborieux, je travaille et j'ai trouvé un appart dont je vais prendre possession juste pour mon départ pour la France pour Noël. Studio très sympa et situé quasi-exactement là où je voulais. Donc ma vie sociale va enfin reprendre un envol. Je commence d'ailleurs à avoir quelques personnes à voir de mon côté après ces deux mois passés en Belgique. Et puis le travail, bien sûr, offre des occasions de contacts. L'appart a été un coup de cœur et ce n'était que le second que j'ai visité. Peut-être une photo une fois sur place d'ici quelques semaines. J'attends de pouvoir y recevoir X. qui s'est manifesté hier soir vers minuit sur MSN, rentrant de chez ses parents, crevé mais libidineux. Il joue le détachement mais je trouve curieux de prendre la peine de venir me dire quelques mots à minuit alors qu'il tombe de fatigue et qu'il n'a qu'une envie : aller dormir. J'ai eu du répondant avec lui vendredi soir, lorsque nous sommes, après une semaine de silence total, allés prendre un verre ensemble quand je suis sorti du boulot. Et hier soir aussi. Le ping-pong franco-belge humoristique. Mais j'ai l'impression que c'est justement ce qu'il recherche. Ne surtout pas lui montrer mon attachement et ne lui présenter que le côté "c'est pas gagné". C'est ça qui l'attire. La conquête. Je dois garder ça à l'esprit en permanence pour qu'il continue de s'intéresser à moi. Ce qui est, quelque part, un peu déroutant. J'envisage plus la relation amoureuse comme quelque chose de spontané et naturel, c'est-à-dire l'exact opposé de ce dont j'ai fait la pathétique expérience pendant cinq années maudites. Mais X. n'est pas le fucking ex, Dieux merci, et il n'a pas ses défauts. Mais certaines postures ou attitudes sont celles de ce type de mecs qui se dissocie de l'homo-caractéristique tout en en étant quasi-illustratif. Peu importe, j'ai déjà cerné et identifié ces défauts-là et je vois, connaisseurs aidant, qu'il n'ont pas le même impact. J'espère donc bêtement après lui tout en me répétant ad libitum de ne surtout pas le faire. Il me fascine par plusieurs côtés et qui sait... C'est le parfait gadin assuré mais je suis trop midinette pour arriver à ne pas m'enflammer. Et je vais comme d'habitude me brûler les ailes.

04/12/2007

04/12/07 - 23:57

Milky sky

En descendant de la place Royale vers la bibliothèque, on a une vue sur Bruxelles assez fantastique. Ce soir, il y avait un ciel laiteux, opaque, blanchâtre, balayé par les deux faisceaux lumineux et éclairé par les lumières de la ville. J'ai regretté la bruine persistante qui m'a empêché de sortir mon appareil. Il faut d'ailleurs que j'en recharge les piles. J'avais envie de figer cette vision. J'ai aperçu un couple qui s'était arrêté. Elle l'attendait pendant qu'il faisait précisément une photo exactement au même endroit que celui où je l'aurais faite aussi. De plus, aujourd'hui, j'avais envie d'accomplir un acte créatif. Entre les deux nouvelles d'Albert Camus lues aujourd'hui et la discussion sur les enfants ce midi dans la cafétéria de la Commission avec quelques collègues, j'avais envie d'un acte affirmant. Je n'ai jamais eu, ni n'ai de désir d'enfant. Et je pense pouvoir dire qu'a priori, je n'en voudrai jamais. Même hétéro, il me paraîtrait absolument criminel de procréer. C'est ma vision des choses. Inutile de polémiquer dessus, elle n'engage que moi. Je pense que me reproduire biologiquement me rendrait fou. J'éprouverais la même horreur que Louis envers Claudia lors de la vampirisation de Madeleine. Le concept-même est abject et révulsant. M'occuper d'un enfant d'autrui, pourquoi pas. Mais que mon sperme et mes gènes soient le terreau d'une nouvelle vie humaine, jamais je ne laisserai la chose se produire quel qu'en soit le prix. Jamais. J'observe ceux qui en rêvent avec curiosité et incompréhension. Mais après tout, si c'est leur truc, libre à eux. Mais cette lecture des derniers jours a décuplé ma conscience du passage du temps. Je suis conscient d'être désormais en gériatrie en termes pédés et les déséquilibres de ma vie me font paniquer parce que le temps va beaucoup trop vite par rapport à mon temps évolutif. Sensation de n'avoir encore rien accompli. Rien de significatif, en tout cas. Rien de pérenne. Mais ce manque n'est pour l'instant pas encore violent. Il est là et j'en prends conscience. Comme la certitude de finir mes jours seul. C'est une intuition intime. Ça ne peut pas être autrement. Je crois qu'aujourd'hui, j'étais peut-être trop serein pour m'en désoler. Mais ça recommencera à me désespérer d'autres fois, bien entendu. Cette solitude à crever. Le prix à payer pour ma liberté. J'ai au moins ça...

01/12/2007

01/12/07 - 14:46

Similitude

"Sans doute ne l'aimait-il pas. L'amour, même haineux, n'a pas ce visage renfrogné. Mais quel est son visage ? Ils s'aimaient dans la nuit, sans se voir, à tâtons. Y a-t-il un autre amour que celui des ténèbres, un amour qui crierait en plein jour ? Elle ne savait pas, mais elle savait que Marcel avait besoin d'elle et qu'elle avait besoin de ce besoin, qu'elle en vivait la nuit et le jour, la nuit surtout, chaque nuit, où il ne voulait pas être seul, ni vieillir, ni mourir, avec cet air buté qu'il prenait et qu'elle reconnaissait parfois sur d'autres visages d'hommes, le seul air commun de ces fous qui se camouflent sous des airs de raison, jusqu'à ce que le délire les prenne et les jette désespérément vers un corps de femme, pour y enfouir, sans désir, ce que la solitude et la nuit leur montrent d'effrayant."
Albert Camus, 'La femme adultère'

... C'est fou ce que les pédés sont semblables aux hétéros.

X. m'a contacté sur MSN ce matin. J'étais content, mais au bout d'un moment, j'ai eu une sorte de prise de conscience. Nous nous connaissons depuis plus d'un mois maintenant. Nous nous apprécions. Nous baisons occasionnellement. Je serais déjà amoureux de lui s'il ne m'avait pas clairement mis en garde. Et aujourd'hui, ce n'est plus de l'intuition teintée d'un espoir idiot : c'est concrètement que j'ai compris qu'il n'y aura rien de plus. S'il devait être amoureux, ce serait déjà fait. Donc, comme je me le répète depuis qu'il me l'a dit lui-même : ne rien attendre, surtout absolument rien. C'est trop tard. Ce n'est pas comme ça que ça se passe entre pédés. Si ça n'arrive pas tout de suite, l'amour encore plus que le sexe, c'est que ça n'arrivera jamais.
Ite, missa est.

 

"An error does not become truth by reason of multiplied propagation." - Mahatma Gandhi

"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul." - Michel de Montaigne

"Freres humains, qui après nous vivez N'ayez les cueurs contre nous endurcis, Car, se pitié de nous povres avez, Dieu en aura plus tost de vous mercis." - François Villon

"I have a dream..." - Martin Luther King

eXTReMe Tracker