Back in town
Week-end des plus agréables. Je suis retourné à Paris. J'ai surtout eu le délice de passer du temps à Strasbourg avec O. jeudi soir, qui a eu la délicatesse de m'inviter au restau, d'honorer mon corps puis de se lever à 5h du matin pour m'amener à la gare. Ça commençait plus que bien.
Ce cher vieux T. m'a une fois de plus hébergé et nous avons passé de bons moments et avons bien rigolé comme d'habitude. Son quartier devient une sorte de nouveau chez moi désormais, puisque je ne peux plus que traverser mon cher Saint Paul maintenant. J'ai eu la joie de revoir un certain nombre d'amis et ça m'a fait le plus grand bien d'avoir à nouveau des rendez-vous, une vie sociale, des gens à voir, des rues à parcourir. La dernière soirée a été passée avec F. qui m'a fait les honneurs de son coquet intérieur et elle m'a reçu comme un prince. J'ai râté V. (ou bien V. m'a-t-il râté ? La question reste ouverte). Un peu déçu donc. En revanche, j'ai enfin réussi à revoir M. qui m'a invité à déjeuner en face de la gare, juste avant de prendre mon train me déportant à nouveau vers le goulag. M. m'a annoncé qu'il quittait - enfin, serais-je tenté de dire - son mec. Vu tout ce que je savais de leur relation et qu'il m'avait confié ce fameux soir de septembre, je dirai que je suis soulagé pour lui, indépendamment de ce que je pourrais tirer comme plan sur la comète. Je pense que M. mérite de se sortir de son bourbier, de même que j'ai dû me tirer du mien il y a six mois. Je me souviens que ce jour-là, quand il est arrivé à l'appartement, il a remarqué la tristesse qui y pesait. Nous venions de baiser et ç'avait été hautement savoureux. Je crois même me souvenir que c'est cette remarque qui a entamé une conversation de plusieurs heures, nus et couverts de sperme. Pour finalement remettre ça. C'est là qu'il s'est confié à moi et que j'ai senti quelque chose de fort me lier à lui du fait de la similitude de nos situations respectives (la sienne pourtant pire que la mienne). Dans les mois qui ont suivi, j'ai pensé que peut-être le fait que je lui ai montré qu'on pouvait changer les choses (il s'est lui-même décrit hier comme "lâche") allait peut-être le pousser à agir. C'est aujourd'hui chose faite. Je n'y suis peut-être (probablement) pour rien. Mais si j'ai pu contribuer à lui faire ouvrir les yeux, alors je suis heureux de l'avoir fait.
For his own sake.