Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

03/06/2007

03/06/07 - 19:55

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Encore sous le charme de mon week-end grenoblois (seconde édition)...
Soirée crémaillo-anniversaire sensationnelle. Vraiment quelque chose s'est passé. D'abord, cela faisait une éternité que je n'avais pas fait de soirée en compagnie de cette chère vieille C. et tous les gens présents ont assuré comme des pro dans l'organisation (V.) et dans les délires (surprise de passer une soirée avec J-L et en découvrir le côté sympa... et sans finir par coucher avec). Ravissement aussi d'échanger et de déconner avec des têtes nouvelles ou semi-nouvelles. Sentiment de faire partie d'un groupe assez soudé. Impression très positive (d'autant plus que ce n'est pas la première fois que je ressens une chose semblable). Long échange avec V. ce midi en attendant le train en gare de Grenoble. Les choses sont claires. Une rencontre profonde qui, par la force des choses risque de ne pas se développer au-delà des événements du week-end, n'en augure pas moins une sincérité et une affection résolument tangibles.
J'avais le cœur serré de quitter Grenoble ce midi. Une fois dans le train, je pensais au tournant que prend parfois la vie. Au fait qu'elle passe et que parfois, des événements très intenses se produisent, qu'on aimerait les retenir mais que le temps file entre nos doigts. Qu'on a envie de retenir les amis, les proches (voire les nouveaux venus avec lesquels on sent pourtant un courant certain passer) et l'atmosphère de joie et de plaisir de certains moments. Mais peut-être cet anniversaire hier m'a-t-il fait mûrir, je regardais défiler les montagnes vers Chambéry en pensant que de toute manière, les événements s'enchaînent et qu'on ne peut les retenir. Que face au destin, face à la vie, on est toujours seul. On peut être entouré mais on est seul face à son ressenti. J'étais triste mais pas d'une tristesse désespérée, au bord des larmes. Plutôt une mélancolie sereine et bienveillante. Je me disais que j'avais passé quelques jours super mais qu'à mon prochain passage ici, je me bougerai un peu plus le cul pour faire des choses et revoir tout ce petit monde. Et c'est exactement le constat que j'ai fait à T. en octobre juste après avoir quitté Paris pour le goulag et avoir réalisé combien de temps j'avais gâché pendant ces maudites cinq années.
Dorénavant, je veux savourer la vie.

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