Je suis partagé entre la colère et la déception d'une part et la sublimation et le zen de l'autre. Discussion un peu laborieuse et triste ce matin avec A. qui m'a carrément demandé si je voulais qu'on coupe les ponts. Ça fait bizarre même si ce serait effectivement plus facile. Pour le coup, je me rends compte de ma propre lâcheté avec le fucking ex à qui j'aurais dû avoir les couilles de dire en termes directs que non seulement c'était un lâche et un salaud et que oui, je voulais couper les ponts avec lui. Dans le cas d'A., c'est un peu différent, même si je ressens la même tristesse et la même amertume. Alors que faire dans ces situations-là ? Être philosophe et s'en faire des amis ou bien laisser sa rage exploser et leur balancer ses tripes à la gueule ? La première solution est bien plus difficile. L'autre soulage. Je ressens réellement l'envie des deux avec A.. Ce matin, j'ai écouté 'Thank You' d'Alanis Morissette puis 'Thank You For Hearing Me' de Sinéad O'Connor, histoire de me faire pencher du côté du zen. Non que je sois un inconditionnel des deux (tout en étant plutôt ouvert à l'une comme à l'autre), mais j'avais besoin de l'apaisement que me procuraient leurs paroles. La conscience cosmique me pousse à me placer dans cette perspective. Pouvoir être reconnaissant pour ce que j'ai et que d'autres n'ont pas. Tout en continuant à n'éprouver que de la souffrance. La vie est souffrance. Le désir est cause de souffrance. Seuls importent le détachement, la concentration, l'acceptation de l'inéluctable. Comment vivre sans un sens à sa vie ? Je n'ai pas la force mentale de m'engager dans une voie qui ne m'apporterait pas cela. Peut-on arriver à reculer intellectuellement ? Peut-on se déshabituer à tout simplement penser ? "Bienheureux les simples d'esprit...", finalement, ne sont-ils pas les plus sereins ? Je ressens parfois (souvent) l'envie de ne pas avoir de conscience. De pouvoir ainsi échapper à la souffrance mentale. Le fucking ex me disait bêtement qu'il voulait se souvenir des moments chouettes passés ensemble... Pauvre connard ! Je rétorquais qu'ils avaient été si rares et qu'il me les avait fait payer tellement cher, que moi, je ne pouvais pas - et c'était vrai. Ne pas penser. Surtout ne pas réfléchir. Switch off. Mais c'est impossible. A. me disait ce matin-même d'arrêter de me masturber l'esprit. Mais comment faire ? J'ai pourtant l'habitude de la situation. Alors pourquoi est-ce que cela fait toujours aussi mal ? Pourquoi est-ce que je ne m'y habitue pas ? Pourquoi est-ce que je ressens les choses aussi intensément ? T. me parlait d'hypersensitivité... Mais qu'on sorte une pillule pour combattre ça ! En 1997, une Danoise me disait qu'elle était avec son mec sans savoir pourquoi, qu'elle l'utilisait, qu'elle n'avait jamais aimé et qu'elle m'enviait d'être aussi sensible et de savoir empiriquement ce qu'aimer veut dire. Dix ans après, ses paroles me hantent encore et je les trouve étranges. Aujourd'hui, j'aurais préféré ne pas m'être aventuré dans le domaine sexuel avec lui, finalement. C'est vraiment difficile de rester ami comme ça... bien que je n'aie pas envie de couper ce pont-là. Mais à force de se demander si on prend la bonne décision (il m'a dit se demander s'il ne faisait pas la plus grosse connerie de sa vie avant-hier soir), on stagne, on n'avance pas. Et ça, ça semble être ma spécialité. Je pense trop. On me le disait déjà au lycée.
Need for a trigger for action, breaking the curse, stepping forward and getting out of the downward spiral.
But how?
"An error does not become truth by reason of multiplied propagation."
- Mahatma Gandhi
"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul."
- Michel de Montaigne
"Freres humains, qui après nous vivez
N'ayez les cueurs contre nous endurcis,
Car, se pitié de nous povres avez,
Dieu en aura plus tost de vous mercis."
- François Villon
12/07/07 - 21:38
OOOOOhhhhh tu vas sortir ta tête de l'eau oui??? et stop à cette musique !! thank you silence dit alanis !!!!
rush-of-blood