17/07/2007OverdoseJe m'amusais à chercher des planches des 'Frustrés' de Claire Bretécher il y a quelques minutes afin d'en choisir une pour illustrer mon post de ce soir (ou avec du Calvin & Hobbes). Quand on détour d'un clic, je suis tombé sur une page me menant droit sur le site de l'écrivaine C. D., amie du fucking ex. C'est une fille très talentueuse, extrêmement drôle, en compagnie de qui j'ai eu quelques fous rires (quand le fucking ex ne se bourrait pas la gueule) et je me suis donc empressé de lire ce qu'elle disait sur Bretécher avec grand intérêt. Stupéfaction. C. D. semble partager la même vénération pour 'Les Frustrés' que moi mais décrit son impression à la lecture d'une interview dans laquelle la célèbre dessinatrice semblait aigrie.
Et c'est là que j'ai eu peur. Je broie du noir - encore et toujours, on a beau changer de lieu, on ne peut manifestement pas se fuir soi-même - et j'ai eu l'impression de comprendre Bretécher. De concevoir pourquoi elle pouvait être misanthrope et écœurée par ce qu'elle a probablement observé au cours de sa vie.
J'ai laissé un commentaire sur le blog de quelqu'un ici que je trouve très intéressant et un tiers m'a répondu de vous laisser rêver. Est-ce que le fait de galérer toujours autant à 36 balais parce que, rien à faire, impossible de trouver un job, parce qu'on se fait systématiquement couillonner par tous les mecs qu'on approche d'un peu trop près, aurait réussi à faire de moi un aigri misanthrope ? La phase nymphale est peut-être (certainement ?) en plein bouillonnement qui passe inaperçu. Effectivement, je ne crois plus à rien. Les désillusions s'enchaînant les unes après les autres, que ce soit au niveau d'un improbable boulot qui n'arrivera jamais parce que je n'ai pas le bon piston (pas de piston tout court, d'ailleurs) avec l'écœurement de tout le temps se faire rabaisser par les "bien-pensants" (vous savez, cette putain de France qui se lève tôt, vous voyez ce que je veux dire ?) ou à celui d'un mec parfait après lequel il faudrait que je rêve ? Et ben non ! J'en ai plein le cul d'attendre après ce salaud. Quelques uns se sont succédés pour m'y faire croire et m'ont fait mordre la poussière à chaque fois. Soit ce sont des salauds qui se donnent le beau rôle en essayant de me larguer avec un vernis d'élégance, en restant amis (mais c'est bizarre, c'est toujours le même qui largue et il s'énerve toujours parce que je ne comprends pas), soit ils ne sont de toute manière jamais disponibles parce qu'en couple et qu'ils ne font que de l'hygiénique avec moi, "good for exercise" comme dit Auntie F.. Et oui, j'assume et je n'ai pas honte de baiser avec des mecs en couple (qui dans la totalité des cas font toujours la démarche de me contacter, pas l'inverse). Alors, certes, je rêve - j'ai rêvé - moi aussi de l'amour parfait (la chanson d'Anaïs, découverte chez le premier super beau mec qui m'a fait l'honneur de coucher avec moi sur GA, pas de nom, il se reconnaîtra s'il lit ce post, ce dont je doute), mais c'est bel et bien fini toutes ces conneries parce que non, ça n'existe pas. Remarquez, si. Il y en a un dont je lis régulièrement le blog aussi et franchement ça m'attendrit, ce qu'il écrit. Mais bon. Pour un comme ça, combien de couples ridicules, idiots, infidèles, ensemble par défaut, lâches, inconscients, aveugles... que sais-je encore ? Et combien de ruines aigries dans mon genre ? Traitez-moi d'aigri, j'ai décidé de m'en foutre. J'en ai marre de batailler. Ce soir, le ras-le-bol s'est généralisé et je suis fatigué de batailler, encore et toujours. J'ai envie - besoin - de souffler. De pouvoir me reposer un peu. Marre d'avoir la peur au ventre en permanence, d'être dans l'angoisse perpétuelle de comment je vais me sortir de la merde dans laquelle je suis. J'en ai traversé des épreuves (et je ne suis pas le seul, bienvenu dans l'espèce humaine, et d'autres vivent des trucs bien plus trash mais bon...) mais là, d'un seul coup, j'en ai marre. C'est l'overdose. Fatigué de tout ce temps et de toute cette énergie gâchés. Envie d'éteindre la lumière et de glisser lentement dans l'ailleurs. Surtout ne plus revenir en arrière. Je veux oublier. Tirer un trait définitif et irrémédiable sur le passé. Ouvrir un autre chapitre. Un vrai. Pas simplement changer de lieu géographique. Passer à une autre étape. Avoir enfin le sentiment de faire quelque chose de ma putain de vie, bordel ! Trouver enfin une sérénité intérieure, un calme diaphane, une paix sublimée. Au-delà des déceptions avec des mecs salauds à des degrés divers.
Atteindre l'Éveil.
Évoluer.
Et là, re-dégringolade : les paroles de Jean-Louis Murat me reviennent en mémoire. "Cours dire aux hommes faibles comme moi qu'il n'y a rien à changer..."
Will it fucking ever end?  |
| "An error does not become truth by reason of multiplied propagation."
- Mahatma Gandhi "Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul."
- Michel de Montaigne "Freres humains, qui après nous vivez
N'ayez les cueurs contre nous endurcis,
Car, se pitié de nous povres avez,
Dieu en aura plus tost de vous mercis."
- François Villon "I have a dream..."
- Martin Luther King |
17/07/07 - 22:10
1/ Les posts Calvin et hobbes c'est les miens pas touche je mords ;)
2/ Merci pour le " que je trouve tres interessant" a propos de mon blog ( je pense qu'il s'agit de mon blog )
3/ Rever de l'inaccessible, de l'homme parfait , y faut ne pas arreter de le faire mais surtout ne pas chercher à l'avoir ! Le reve n'est pas la réalité, le parfait n'existe pas ( a part moi mais je compte pas hein )
reveurreveur