L.
On pourrait presque faire du 6 août 2007 une date mémorable. Quelle journée ! Le grooming avait commencé hier. Je voulais lui faire envie. Mais avant, il y avait l'entretien à la boîte de recrutement à Holborn. Aujourd'hui, j'ai enfin eu affaire à une personne positive et tangiblement encourageante dans cette boîte et surtout, je devais voir L. ensuite (ce lundi est tombé à pic pour me faire oublier l'insignifiance et la médiocrité du grumeau de jeudi dernier). J. me demande si je suis amoureux de lui (et ce n'est pas la première fois qu'elle y fait allusion). Peut-être. Je ne sais pas. Honnêtement. Et puis mieux vaut ne pas me poser la question. J'avoue avoir eu un petit pincement au cœur lorsqu'il m'a dit que ça marchait toujours avec son actuel. Mais depuis le début, je me suis obligé à ne rien attendre. Et puis sa présence, son intérêt, sa chaleur, son humour, son intellect, sa Weltanschauung me fascinent. Évidemment, depuis que j'ai en plus goûté à son corps (et lui au mien) le mois dernier... Mais je n'attends rien. J'essaye de me réjouir pour lui s'il est heureux avec l'autre. Je suis hors-course. Et je pense le rester. Comme L. dit lui-même, son idylle pourrait prendre fin demain, mais spéculer et faire du forcing ne sont pas dans mes habitudes, ni dans mon style. Je pense être assez fin pour ne pas m'abaisser à ça. Cependant, je remarque des attentions, des gestes envers moi... c'est mieux que rien.
Je sais que la question ne se pose pas, qu'elle n'est pas à l'ordre du jour mais j'aimerais que, s'il y en avait un autre, ce soit moi. Mais la question n'a même pas lieu d'être. Même si L. me dit que "ça va venir" ou quelque chose dans ce genre, je n'en ai même pas envie. Il est tellement exceptionnel que je ne puis concevoir de rencontrer quelqu'un me faisant vibrer plus ou mieux que lui. Quand je pense que personne n'était susceptible de détrôner V. il y a encore un an dans mon esprit. V. a fait son choix. L. a réussi l'exploit de faire voler tout ça en éclats. Non seulement mes contacts avec V. deviennent de plus en plus espacés et de plus en plus superficiels mais L. m'a fait découvrir un plaisir physique aussi intense. Je lui semblerais probablement très naïf, très fleur bleue s'il lisait ces lignes (puisqu'il a fermé son profil ici) mais j'assume ça aussi. Et oui, je ne suis pas qu'aigri. Et je suis toujours sous son charme, happé par l'aisance, l'évidence, la simplicité avec lesquelles communiquer avec lui est possible. Je doute qu'il y ait beaucoup de mecs avec lequel ce puisse être aussi facile. Et puis malgré tout, je crois que quelque chose nous lie quand même assez fortement, puisqu'il tente de m'apporter son aide dans ma recherche de boulot. Il me dit parler de moi à des gens potentiellement influents et je suis absolument sûr qu'il fait réellement ce qu'il me dit.
C'est un exercice difficile de savoir rester à sa place, de ne pas se projeter là où on voudrait être. C'est probablement parce que j'y arrive que nos rapports en sont là aujourd'hui et que je n'ai pas seulement été un simple coup, comme on peut l'être au bout de cinq ans avec un fucking ex (quoi qu'il en dise, les faits sont éloquents). Mais malgré la difficulté, il est plus que souhaitable d'être lucide, de ne pas tirer de plans sur la comète : on ne souffre pas. On reste soi, on reste naturel puisqu'il n'y a rien à espérer. On peut être et ne pas sombrer dans le ridicule vain d'attendre et d'espérer. Les choses sont. Il n'y a qu'à les observer et participer de leur essence sans tenter de les corrompre.
C'est, je crois, ce que j'essaye de faire...
06/08/07 - 23:52
Je préfere te voir comme ca ... un peu plus positif , avec un regard sur le monde bien ouvert ... Et meme si tes propos ne sont pas follement joyeux, ils montrent que tu te sens bcp mieux ...
une énorme bise pour la peine ;)
reveurreveur