Comme un fauve en cage

Les jours passent avec une lenteur depuis lundi... Tuesday still seems an eternity away. Attendre. Encore et toujours. Mais la réponse pour la présélection de ce fameux boulot à Bruxelles va enfin être donnée. Et puis mardi laisse aussi augurer d'une soirée épicée. Comment tuer le temps d'ici-là ? Lorsque les choses ont une telle importance, le temps s'étire, n'en finit pas. Je me sens comme un fauve en cage à force d'attendre. Je hais cette attente qui dure, qui dure, qui dure. J'ai l'impression que la phase nymphale n'a pas de fin. C'est un peu ce que disait Maeren au sujet de l'enfant à tuer. Il faut que le blocage saute. Il faut que le papillon sorte de sa chrysalide. Il faut que la partie structurée de ma vie débute enfin. L'équilibre doit s'enclencher. La volonté est là. La détermination est là. Et même pour une fois, un certain optimisme, alors... bordel ! Que le cauchemar finisse et qu'une vie "normale" débute. J'utilise le terme "normale" à dessein. Le fucking ex ne cessait de dire que la normalité le faisait vomir mais il ne comprenait rien. La normalité (relative, bien évidemment) est absolument nécessaire pour justement savoir et pouvoir se distinguer. C'est le concept de l'anarchiste de droite dont parle Guilll, pas le bourrin qui fonce la tête la première comme un con. Non, je ne passe pas mon temps à me bourrer la gueule et à me droguer mais je n'en pense pas moins. Je suis rebelle à ma manière et ma manière est certainement bien plus consciente, réfléchie, appliquée voire calculée que le fucking ex quand il se bourrait la gueule et se prenait pour le centre de l'exotisme et de la rébellion parce qu'il prétendait ne pas être normal, ne pas être comme tout le monde. Être unique et pas comme tout le monde, c'est justement vital pour moi. Mais il faut savoir l'être avec subtilité. Du fond de son éthylisme, il ne se rendait pas compte qu'il n'était qu'une caricature et il n'était même pas capable de voir ce que j'étais, et encore moins d'en prendre soin, naturellement. Aujourd'hui, j'ai acquis une indépendance mentale (relative, bien entendu, mais réelle), une maturité (probablement partielle) et une volonté accrue. Je sais que j'émerge lentement de l'enfer. Fassent les événements de ces prochains jours que je puisse concrètement passer à autre chose. Que même ma mémoire soit affranchie de ce gâchis de cinq ans et que même cette dernière année depuis le maudit été 2006 soit enfin reléguée à un tunnel expiatoire dont je serai enfin sorti.
Pour une fois, j'y crois. Ça ne peut pas ne pas marcher. Réponse bientôt....
24/09/07 - 10:42
:-)
kolokani