Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

11/10/2007

11/10/07 - 13:42

Et tout disparaîtra...

Le vent nous portera ou l'attente n'en finit pas ?
Quarante-huit heures après l'entretien fatidique, l'attente, cette enfoirée, se prolonge et s'étire. Mais la frénésie ne me tient plus autant aux tripes, j'ai l'impression. Bien sûr, il me FAUT ce putain de boulot, mais nerveusement, je crois que j'ai vidé mes batteries et que je n'ai même plus l'angoisse d'attendre la réponse. Depuis des années que ça dure, est-ce que je me suis enfin habitué à faire acte de candidature, passer des entretiens et ne plus me soucier de la réponse vu qu'elle ne varie jamais ? Il me faut ce job mais parce qu'il représente un intérêt à mes yeux. Comme je l'ai expliqué lors de l'entretien avant-hier, je ne suis pas dans la logique "profit". Rien n'est plus étranger à ma pensée que cela. Je vais même jusqu'à dire que je considère le profit comme une aberration contre-nature. J'ai explicitement déclaré qu'il était crucial que je me lève le matin pour aller bosser en ayant la certitude (la foi, pourrait-on presque dire) que ce que je vais faire a un sens. "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" mais labeur sans conscience n'est que dérive vers la folie dans mon cas. Pathologiquement. J'ai un besoin vital de sens. Suis-je naïf ? Présomptueux ? Inconscient ? Peut-être. Je ne prétends en aucune manière me placer au-dessus des autres. Mais je ne veux pas revivre l'effroi que j'ai connu au goulag de devoir accomplir une tâche vide. Peut-être aussi d'ailleurs que si ce boulot est finalement mien, il me deviendra aussi kafkaïen que celui du goulag. Mais les conditions seront, somme toute, meilleures. J'ai simplement besoin de ça pour ne pas sombrer dans une folie réelle, dans une spirale descendante, un magma informe où tout raisonnement se noie, où toute lucidité se fait phagocyter par un effet d'usure et de fatigue de longue durée.
Alors j'attends mais j'ai l'impression que petit à petit l'acharnement me quitte.
Et tout disparaîtra...

commentaires

11/10/07 - 23:01

C'est quand on s'y attend le moins que les meilleures choses arrivent... ça va venir, courage !

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