X
Drôle de journée. Après les déconvenues d'hier, je pensais me changer les idées grâce à X. Très prometteur. Photos très à mon goût. Rendez-vous reporté à deux reprises et hier soir, nous nous sommes confirmé notre entrevue de ce soir. La webcam est entrée en action et il m'a encore plus plu que sur photos et je crois que moi aussi. Pourtant, il a fini par se rendre compte que c'était son ex qui m'hébergeait. Je le savais puisque ce dernier me l'avait dit quand je lui avais montré la photo il y a quelques jours. Donc ce matin, mon mal de gorge et les tensions dans les épaules et le cou (et oui, je somatise à plein régime) s'étaient significativement atténuées. Lever en douceur. Bain à l'huile essentielle d'eau de fleur d'oranger le temps de lire quelques pages du bouquin de psycho que j'ai commencé et séance de grooming de première classe. Puis peu après, SMS. Il ne peut pas ce soir. Il bloque sur le fait que je suis associé à son ex pour qui il ressent encore des choses après douze ans. Mais il me propose un café l'après-midi. J'y vais. Ça se passe bien. On discute. Je ne laisse aucun doute : il me plaît. Je rentre et passe ma soirée seul, dépité. Puis il y a une vingtaine de minutes, je reçois un SMS de lui : "Désolé". Je lui demande de quoi et il me dit "de ce soir, je suis vraiment con parfois". Je lui renvoie un nouveau message pour lui laisser la porte ouverte et lui resignifier qu'il me plaît et que donc, il y a moyen de rattraper le coup. Mais je ne reçois pas de réponse.
Je me suis levé pour aller admirer le Bruxelles skyline. C'est beau. La vue depuis ce dixième étage est vraiment superbe. Dans la vitre, je vois mon reflet s'avancer lentement, silhouette noire émaciée, pour se fondre sur cet horizon urbain, tel un spectre. Je frissonne. Je prends d'un seul coup conscience que j'ai froid. Ce froid nocturne me rappelle ces insupportables nuits parisiennes pendant cinq ans, passées à attendre que le fucking ex rentre complètement imbibé d'alcool. Tension nerveuse paroxystique. Un sentiment de dégoût m'envahit. Je ne veux pas éprouver ce sentiment à nouveau. Pourtant, quelque part et sans raison logique, c'est ce qui s'est emparé de moi. Je ne suis plus dans l'espace-temps 'fucking ex'. Cet espace-temps est mort. Il n'en reste rien et je ne veux de toute manière plus rien avoir à faire avec lui. La très mauvaise nouvelle d'hier ajoutée à ce fiasco aujourd'hui me replonge dans mon océan de noirceur psychologique. En sort-on un jour ? Mes théories se sont confirmées. Je vais dormir abattu, détaché, désabusé, démotivé, découragé, usé, fatigué et lassé.
19/10/07 - 07:51
Oui on en sort un jour, courage.
lebobogentilhomme