State of emergency

Les blocages psychologiques viendraient de la relation au père, de la perte des répères masculins dans notre semblant de culture etc. Essaye-t-on de me faire croire que ne pas trouver de boulot de manière chronique tiendrait à ça ? À une peur panique, à une totale absence de confiance en soi, à une négation de soi, à une idéalisation de l'absent ? Trop simple. Mais le problème n'en demeure pas moins. Les pistes, ça, il y en a mais du concret... Marre de passer des tests à la con dans des boîtes d'intérim, de recrutement. L'urgence est réelle, palpable, tangible, concrète, immédiate. Et plus le temps passe, moins ça se débloque. Et plus la noirceur avance, ronge, gagne, phagocyte, telle une gangrène nihiliste. Le constat négatif s'alourdit minute après minute. Et il ne sert strictement à rien de s'accrocher à un espoir aussi stupide que vain : seul compte le résultat. Rien, absolument rien d'autre, n'a la moindre importance. Toute parole est inutile, superflue, dérisoire, voire provoque désormais l'effet inverse de celui recherché. L'urgence commence à me faire perdre de vue toute autre considération. Même un plan amène à fourguer mon cv avant même la chose faite. Plus rien n'est visible, concevable ou envisageable au-delà de cet état de fait.
31/10/07 - 14:35
and this is the end....this is...the end ! (Muse).
rush-of-blood