It is now the witching hour...
Mal aux jambes, aux pieds. Et au cœur, bien sûr. Après les entretiens d'aujourd'hui, j'ai mis deux heures à rentrer à pieds de l'autre bout de Bruxelles. Envie de solitude. De retourner à une paire de bras qui n'existe pas, ne m'attend pas. L'anorexie, l'épuisement. Tout converge. Il faut me sentir vivre par ces "extrêmes". Je crois que je commence à être lassé du sexe. À quoi bon, après tout ? Envie d'un apaisement. D'une quiétude. D'une sérénité. D'une plénitude. De silence. De confiance. Mais tout ceci n'est évidemment qu'illusion. Pourtant, des micro-événements ont lieu puisqu'il semblerait que je commence lundi - enfin ! - à travailler pour la Commission européenne. Mais seulement en mission intérim de six mois. Et à moins d'un miracle, ce sera ensuite retour à la case départ. Encore une fois, le supplice de Sisyphe. Tout recommencer. Éternellement. Je vais pouvoir jouir d'un semblant de vie normale. Je me demande si vous tous, vous avez cette même angoisse. Depuis ces années de chômage, je me suis (j'ai été ?) conditionné à la crainte du pire et même avec une relativement bonne nouvelle, cette crainte ne disparaît pas. Parce que la nouvelle donne n'est que temporaire. Pas de stabilité donc. Et la peur que le couperet ne tombe à nouveau. Peut-être que mon absence de confiance en moi vient de ce naufrage professionnel, de cette privation de statut socio-professionnel qui se répercute bien sûr sur ma non-vie amoureuse. Vous n'avez pas envie d'un boulet à charge, les mecs. Et c'est bien compréhensible dans un sens. Je ne vous blâme pas. Mais putain, que c'est lourd à porter ! Ce prix à payer pour l'indépendance et la liberté comme me disait précisément il y a quinze jours, lors de notre entretien, mon supérieur à partir de lundi. Je suis donc libre. Mais dans une liberté grave, réelle, profonde, authentique. Une liberté qui m'isole. Peut-être que je vous fais peur ? Alors je reste seul face à moi-même et si je n'ai pas à rougir de ma personne, de ma conduite, de mes idées, cette solitude est écrasante, assourdissante. D'où cette envie de calme, de paix, de sérénité. De silence intérieur.
Ohhhhhhhhhh!!!!!!!!
Je ne connaissais pas PJ Harvey, je suis sur le cul... Oui honte à moi de ne découvrir que maintenant, mais mieux vaut tard que jamais.
Et puis surtout honte à moi de parler PJ Harvey dans ce commentaire, quand il semble évident que cette musique n'est que le fond de l'article que tu viens de soumettre.
Mais bon, si c'est pour dire que je partage un peu du sentiment que tu y décris, je ne pense pas que cela te réconforte. Au moins tu as une chance (même minime) de faire le boulot qui te plaît. Et puis pour le reste, il faut faire preuve de courage en attendant que ça tombe d'on ne sait où..
(^_^)
"An error does not become truth by reason of multiplied propagation."
- Mahatma Gandhi
"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul."
- Michel de Montaigne
"Freres humains, qui après nous vivez
N'ayez les cueurs contre nous endurcis,
Car, se pitié de nous povres avez,
Dieu en aura plus tost de vous mercis."
- François Villon
21/11/07 - 09:37
Ohhhhhhhhhh!!!!!!!!
Je ne connaissais pas PJ Harvey, je suis sur le cul... Oui honte à moi de ne découvrir que maintenant, mais mieux vaut tard que jamais.
Et puis surtout honte à moi de parler PJ Harvey dans ce commentaire, quand il semble évident que cette musique n'est que le fond de l'article que tu viens de soumettre.
Mais bon, si c'est pour dire que je partage un peu du sentiment que tu y décris, je ne pense pas que cela te réconforte. Au moins tu as une chance (même minime) de faire le boulot qui te plaît. Et puis pour le reste, il faut faire preuve de courage en attendant que ça tombe d'on ne sait où..
(^_^)
math-de-limoux