Eventually!
Je crois n'avoir jamais fait autant d'exercice physique que cette semaine, passée à arpenter Bruxelles dans tous les sens pour des rendez-vous, des tracasseries administratives en tous genres etc. Et mercredi soir, après des heures de marche à pieds et alors que je cogitais encore sur le fait que mon cher petit frère avait eu 22 ans (déjà !) la veille, je suis passé place de la Putterie et me suis retrouvé nez-à-nez avec cette apparition. Je me suis abrité pour pouvoir faire une photo. J'aime la douceur et le calme de l'attitude de l'homme ainsi que l'éclairage de cette photo.
Un peu de sérénité ces derniers jours malgré tout. C'est confirmé : je commence lundi matin à la Commission européenne. Ce n'est que du sursis : une mission de six mois. Mais très nettement dans mes cordes (du rédactionnel en anglais) alors qu'hier matin, je me suis rendu à un entretien où j'ai eu la surprise qu'on me révèle qu'il s'agissait en fait d'espionnage industriel ! En plus, la femme qui m'a reçu m'a avoué la chose dans ces termes et m'a dit l'avoir fait parce que je lui inspirais confiance et qu'elle m'aimait bien. Mais ce n'est évidemment pas du tout le genre de choses que je me vois faire. Pas l'esprit "marché". Mais j'ai été touché de sa confiance.
Rentré en milieu d'après-midi, je me suis avachi sur mon lit avec mon fidèle mac et je n'ai pas chômé puisque R. me fait reprendre du service et que je recommence à dérusher pour lui. Bien m'en a pris puisqu'à 21h00, X. m'a appelé. Il était question de nous voir mais l'après-midi, alors que j'attendais devant le consulat de France, il m'avait envoyé un message pour me dire qu'il devait voir son ex. Je n'avais pas répondu et il faut dire aussi que l'entrée dans le consulat a été violente puisqu'accueilli par le portrait officiel de Sarkozy. Mais au moins, j'ai fait faire ma carte d'expatrié. Je suis donc officiellement un cerveau en fuite (puisque je suis apparemment considéré comme tel). J'en suis enchanté parce que cette carte va me faire prendre en compte par l'INSEE et c'est toujours un geste (infime et dérisoire, certes) contre tous ces connards de gouvernants. X. m'a donc appelé. Il prétextait que son coloc était là etc. Lequel coloc nous avait surpris à moitié à poil dans le salon le mois dernier en rentrant à l'improviste. Puis il m'a dit qu'après tout, j'avais raison et qu'il avait envie que je vienne. Je me suis donc fait mon heure de marche jusqu'à chez lui (merci mon Dieu pour l'iPod !). Ébats torrides. Et de nouveau au réveil. Puis j'ai dû courir avec lui à son boulot (où son collègue n'a pas dû manquer de s'informer ultérieurement à mon sujet), porter un document à des officiels puis X. a décidé que nous devions prendre un petit-déjeuner (puisque le chocolat bio pris au lit ce matin était un peu frugal) et il m'a donc invité quelque part où nous avons passé un moment. X. m'a dit après notre première nuit ensemble qu'il ne voulait rien d'autre que du cul et je lui en suis reconnaissant parce que je serais déjà amoureux de lui à l'heure qu'il est. Il me plaît beaucoup. Il est extrêmement sexy (je lui ai d'ailleurs dit que son regard était lubrique en permanence et j'aime ça !), drôle, intéressant, spontané. En couchant avec lui, je vois une facette de lui qu'il cache le reste du temps à travers le 'pillow-talk'. C'est un moment que j'affectionne particulièrement. Marre de baiser avec des décérébrés. Envie de mecs intéressants. De plus que juste du cul. Et les attentions de X. me font dangereusement l'apprécier. Mais il m'a prévenu dès le départ. À moi de gérer, donc.
Mais au moins, lui et la Commission m'apportent - at fucking last! - un peu de positif, même si c'est pas encore ça, dans cette chienne de vie.
23/11/07 - 21:09
ah.... :o)
ernie