Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

29/01/2008

29/01/08 - 22:48

Sleipnir



Tâchant de, pour une fois, passer sur le côté Dynasty de mon quotidien, j'ai enfin ce matin pris le temps de m'arrêter devant cette sculpture devant l'immeuble où je travaille. Depuis deux mois, je pense à Sleipnir à chaque fois que mon regard se pose dessus. Étonnante association sur le sol belge alors que je n'ai jamais vu Sleipnir à Oslo ou à Stockholm. J'aime enfin rentrer chez moi le soir à la lueur du jour.
Pendant ce week-end de convalescence, je me suis immergé dans une série que j'avais commencé à suivre en Angleterre cet été. Elle me renvoie face à moi-même et à mes propres crises familiales. Avec le mariage imminent de l'un de mes frères, les sentiments se bousculent. Les souvenirs affluent et le ressenti se contredit. Les choses ne sont pas immuables, j'en ai la preuve au quotidien. Peut-être réalisé-je enfin empiriquement l'impermanence des choses ? L'envie demeure mais la raison vient peut-être finalement se faire entendre. Un petit peu ?

24/01/2008

24/01/08 - 22:35

A great sigh of relief

C'est un grand soulagement que je pousse depuis hier soir. Une heure et demie à passer à discuter et à mettre les choses à plat avec Ernie que j'ai eu la joie de finalement retrouver sur skype. Je ne saurais dire combien cela m'a fait plaisir et combien la situation de la semaine dernière m'a affecté. Nous avons parlé librement. Nous nous sommes dit les choses. Et encore une fois, dire les choses le plus simplement possible évite tellement de problèmes et de conflits ! J'ai même eu droit à des confidences. J'ai appris des choses surprenantes dont j'aurais pu pressentir certaines mais pas d'autres. Le tableau que T. lui a dressé de moi m'a provoqué une frayeur mais je sais qu'il doit être juste et sans complaisance. Alors je le prends de bonne grâce. Depuis huit ans, T. (et quelques autres, mais lui particulièrement) a toujours été le plus à l'écoute, le plus fidèle et le conseil le plus acéré. Je profite donc de cet espace dans lequel je suis omnipotent pour le reconnaître. Autres révélations également plus inattendues. Impressionnant de voir quelles relations diplomatiques se trament plus ou moins secrètement dans mon dos. Mais elles sont bienveillantes, donc pourquoi s'en faire ?
Le rapport du front est relativement positif aussi puisque je me suis encore laissé séduire par un beau mec rencontré à ma troisième formation en début de semaine. B. est flamand, quarantenaire et je n'ai eu d'yeux que pour lui pendant deux jours. Échange de cartes. Du coup, je n'ai même pas eu le temps de me lamenter du silence de X. pour les deux déjeuners en centre. Mais c'est hier midi qu'il s'est manifesté. Comme quoi, faire le mort, ça fait réagir. Puis après son coup de fil, c'était au tour de B. de m'envoyer un courriel. Mais courser plusieurs lièvres à la fois n'est pas bon. Je sais de quoi je parle. Il faudra que je résolve rapidement cette question-là pour ne pas encore une fois me retrouver dans une situation impossible.
Mardi, en fin d'après-midi, je marchais en sortant de ma formation. Je passais à proximité de l'agence de X. et j'ai soudain pris conscience d'une chose. La raison m'a fait répéter depuis un an que j'avais tout à gagner que la page fucking ex se soit refermée. Rationnellement, je le comprenais. Mais la cage thoracique n'avait pas encore achevé le parcours même si mon cœur lui est depuis longtemps interdit et fermé. Mardi, je me suis senti libéré. J'ai réalisé que j'y pensais moins ces derniers temps. Retrouver une "vraie vie" à Bruxelles m'a certainement aidé en cela. La colère envers lui demeure mais un pas supplémentaire a été franchi. Et je m'en trouve allégé. Je pense que les relations significatives successives que j'ai eu depuis un an et demi (avec des durées très brèves mais néanmoins toutes importantes) m'ont apporté une aide. Cocci, M., E., O., A., L., X., F. et Ernie, vous m'avez tous apporté quelque chose de constructif. Merci.
Pour finir, j'ai également été très touché de ce que j'ai lu comme réactions aux propos de l'abruti dans mon dernier post, dont je pense savoir qui il est bien qu'il ait eu la lâcheté de ne pas s'identifier. J'estime ne pas avoir à réagir. Cet espace est exclusivement mien et je continuerai d'y exprimer ce que bon me semble dans la forme qui me plaît. Je n'y exerce pas de censure, pensant que précisément un tel degré de connerie n'a pas besoin que je réagisse. Les lecteurs sont juges et je les crois dans leur majorité assez fins et intelligents pour se faire leur propre idée. Et je n'ai jamais cherché à péter plus haut que mon cul, pour reprendre Montaigne. Je ne pense pas avoir jamais craché sur autrui pour tenter de me faire passer pour plus que je ne suis. Je pense que tous ceux ici qui m'ont rencontré le savent. Que le frustré de la plume relise donc l'intégralité de ce que j'ai écrit avant de dire des conneries, et surtout, qu'il se regarde dans une glace. Affaire classée.

21/01/2008

21/01/08 - 08:15

F for fucked up

Fucked up parce que vraiment triste de la clôture avec Ernie. Je regrette de l'avoir fait souffrir et j'espère que les choses évolueront vers un meilleur.
Fucked up à cause du fiasco avec X. ce week-end avec ce samedi soir annulé, ce chaud et froid constant et cette incertitude pourtant certaine.
Fucked up à cause de mon incapacité à enterrer cette colère.
Fucked up à cause de mon inconscience par moments.
Fucked up parce que je voudrais être parfait et que finalement, à trop vouloir, je suis loin du but.

19/01/2008

19/01/08 - 00:35

Power

Le pouvoir est insidieux.
La décision d'Ernie, confirmée ce soir, me remplit de tristesse mais je la respecterai. Sans le vouloir, je le fais souffrir et j'en éprouve de la honte, de la peine et du regret. Je suis inconscient au point de n'avoir pas su voir ce qu'il m'a dit et fait, de la réaction que j'ai déclenchée en lui. Je suis profondément attristé mais je ne peux que m'incliner devant sa décision. Je comprends qu'il souffre de mon attachement à l'insaisissable X. et qu'il ressente ce qu'il me décrit. Mais il n'est pas en mon pouvoir d'anéantir ce que je ressens pour X., c'est évident. Et plus le temps passe, plus cet attachement se renforce, surtout ces derniers jours, grâce aux interprétations positives que j'ai faites. De nouveau, ma jubilation infantile est teintée de tristesse. Mes échanges avec Ernie me l'ont rendu important. Et le rencontrer pour de vrai n'a fait que confirmer l'idée que je me faisais de lui. Que puis-je faire d'autre que déplorer cette issue ? Je ne regrette bien sûr pas ce qui s'est passé, juste la conséquence. Du coup, et paradoxalement, voir X. demain soir me paraît moins stressant parce que la souffrance que j'inflige malgré moi à Ernie me pèse.
Mais j'assume d'en être responsable.
Et je veux qu'il soit heureux.

17/01/2008

17/01/08 - 18:34

Flaming locks

Parfois, il arrive que l'on passe des journées entières assis sur une chaise à attendre une heure fatidique, ne tenant plus en place, parce que des choses se passent. Aujourd'hui est l'une de ces journées.
D'abord, l'attente. Qu'il me contacte, me dise si nous allions déjeuner ensemble. Et finalement, le SMS silencieux est tombé. La midinette écervelée que je suis s'est élancée en courant dans la rue pour aller le rejoindre. Ce qu'il y a de bien avec lui, c'est que je peux repérer ses cheveux roux de loin, histoire de ne pas arriver en courant. Baiser sur la bouche et regard un peu trop appuyé pour être anodin. Et autour de son cou... l'écharpe que je lui ai offerte hier. C'est idiot de réagir comme ça à trente-six ans. Mais je me consume depuis novembre. Nous déjeunâmes. Deux salades "folles" (végétariennes et véridiques !). Commentaire de sa part sur le céleri qui serait, selon lui, aphrodisiaque et que nous avons trouvé dans nos assiettes. Regards. Jeu de séduction de plus en plus ouvert. Confirmation pour samedi. Et re-baiser sur la bouche (et son sourire en coin) lorsque nos chemins se sont séparés. SMS quelques secondes après pour lui dire que le céleri faisait effet. Et pensé à lui toute la journée. J'interprète encore et toujours mais je commence à me demander si lentement, les choses ne se mettent pas à changer dans sa tête. Ou bien suis-je en plein fantasme ? Parce que, précisément, j'occupe simultanément les deux positions dans des mesures différentes.
Je suis rentré pour m'attaquer à du travail en attente (c'est fou ce que je bosse, maintenant... presque trop, même !). Mais j'ai commencé par lire mes messages. Je suis attristé de ce que j'ai lu. Je suis soulagé qu'il n'y ait pas eu de déclaration de la part d'Ernie. mais nous avons discuté hier soir audio-visuellement donc je sais qu'il sait que je sais et il sait que je sais qu'il sait. Je suis inquiet des choix qu'il considère. Mais que faire ? Il sait et il comprend que les choses sont. Tout bêtement.
Un fol espoir (comme la salade) envers l'un, teinté d'une tristesse de ne pas pouvoir répondre de la même manière à l'autre.

16/01/2008

16/01/08 - 20:33

Cold heat

De nouveau en formation aujourd'hui et demain en centre-ville. Inintéressante cette fois-ci. J'ai passé ma matinée à attendre 12h30 pour foncer retrouver X. avec qui j'avais rendez-vous ce midi et probablement demain midi aussi. Déstabilisé par son baiser sur ma bouche pour nous dire bonjour et par sa joue tendue quand nous nous sommes quittés. J'ai l'impression de me sentir un peu plus à l'aise avec lui et qu'il l'est avec moi également. Nos genoux se sont touchés trop longuement pour que cela soit totalement anodin sous la table. C'est lui qui a fait allusion à nos ébats passés. Première fois qu'il initie la chose. Forcément, j'interprète. Le reste de ma journée s'est déroulé à rêvasser de lui. Je revois son regard, ses mains, son torse que j'observais à travers l'entrebaillement des boutons de sa chemise et que j'ai mis un point d'honneur à aller toucher par dessus la table. Et puis il y a eu les changements sur son profil sur cet autre site qu'il souhaite effectuer (et veut mon aide pour la version anglaise), son envie d'aller faire un test. Rien de plus dans les propos, bien sûr mais je ne peux m'empêcher de m'interroger, évidemment. Il a aimé l'écharpe et m'a invité à déjeuner puisque j'ai refusé qu'il me la rembourse. Nous portons donc la même désormais. Étonnamment, je suis plus serein quand je suis face à lui maintenant. Bien sûr, il y a cette excitation, cet enthousiasme, ce bonheur... mais pas cette effervescence abrutissante qui est d'ordinaire puérilement de mise. J'aime le fait de nous voir aussi dehors, en public parce que je pense qu'un observateur anonyme doit forcément nous envisager comme un couple. Contrairement à la passion qui a brûlé pendant presque sept ans avec V., celle qui me consume pour X. s'affiche un peu plus, elle est plus fluide. Ce soir, je contemple sa tête, son regard, son attitude, son corps en photo... et je rêve.
Pendant la pause, je suis resté seul dans la salle pour terminer un livre. 'The Road' de Cormac McCarthy. Terrible. Tristesse de la fin. On est projeté dans une apocalypse qui remplit d'une terreur froide, d'un effroi glacé, d'une panique inexorable et clinique. Catapulté dans cet avenir hypothétique et cruel, j'ai ressenti ce vide qui emplirait l'espace affectif si placé dans les mêmes conditions.
Mes mots sont durs mais ils sont fidèles à ce que je suis et à ce que je ne cache pas. Comme cela a été dit, pas de censure. Les choses sont telles, elles sortent. Elles sont spontanées et naturelles. Comme le carpe diem.

14/01/2008

14/01/08 - 20:02

Tiger balm



Content de la visite d'Ernie ce week-end. Content de ce retour et de la spontanéité qui a prévalu entre nous deux. Deux jours de plaisir simple, naturel, sincère. Content d'être avec lui, de partager ces moments. Content de ses attentions constantes et de sa douceur. Le boyfriend idéal, en somme. Pourquoi les choses sont-elles mal faites ? On se dissipe, on se disperse et peut-être qu'on passe à côté de l'essentiel, aveuglé qu'on est par des flamboiements qui pourraient s'avérer illusoires ou par des délices fugaces qui n'auront d'autre substance que leur caractère éphémère.

10/01/2008

10/01/08 - 19:02

Boldness



Journée extraordinaire.
Je me suis levé avec entrain pour aller en centre-ville ce matin dans le quartier européen où je suis une formation de deux jours. Content d'éviter mon quartier habituel excentré et de pouvoir avoir une vie sociale entre midi et 14h00. Premièrement, la formation est dispensée par une femme sensationnelle : passionnante, drôle et intelligente. Vers 10h00, j'ai senti mon portable vibrer silencieusement dans ma poche. X. me confirmait notre rendez-vous pour déjeuner. Je me suis évidemment senti me liquéfier sur place mais ai pu me raccrocher à suivre ma formation sur l'écriture pour les media et le public. À 12h30, je me suis précipité dans la rue, le cœur battant à tout rompre. Je l'ai aperçu de loin, il m'attendait. Je suis stupide. Mais je suis totalement sous son charme. Nous nous sommes approvisionnés puis sommes allés dans le kiosque du Parc Royal pour manger nos sandwiches en grelottant. Il m'a fait rire plusieurs fois. J'ai l'impression qu'il se détend un peu avec moi. Même s'il m'a encore dit que nous ne sommes pas ensemble. Allusions à samedi dernier pourtant et il ne les fuit plus. Puis il m'a emmené prendre un chocolat dans un café. J'étais content d'être avec lui. Il est l'inverse en réel de ce qu'il est sur le net (froid). Il a aimé mon écharpe et a voulu la même. Comme je passais devant H&M en rentrant, je lui ai proposé de lui en prendre une. 14h00 approchant, nous avons refait un bout de chemin ensemble. Au moment de nous séparer, la bise a été hésitante : joue ou bouche ? Joue mais très près de la bouche. Puis je l'ai rattrapé par le bras pour lui glisser à l'oreille que j'avais envie de recommencer samedi. Il s'est de suite défendu que ses parents venaient samedi prochain. Mais je lui ai précisé que je voulais une répétition de samedi dernier. Sourire silencieux tout en s'éloignant mais il ne se retourne jamais...
En fin d'après-midi, j'ai traîné dans les bureaux de la Commission avec la formatrice. Nous avons partagé des choses très intimes. J'étais surpris de ses confidences, à moi, "le bébé de la promo". Je me réjouis de la retrouver demain.
Après l'avoir quittée sur le trottoir, je me suis dirigé vers une librairie où je voulais aller m'acheter un livre du merveilleux Gerald Messadié dont j'ai parlé à X. samedi. Ce midi, X. m'a dit avoir commencé un autre de ses livres et je voulais attaquer 'L'affaire Marie-Madeleine', rare personnage biblique m'intéressant. En poussant la porte de la librairie, une affichette a attiré mon regard : "Ce soir, dédicace de Dominique de Villepin". J'ai souri. Je me suis avancé dans le magasin lorsque je me suis aperçu que le grand type qui se tenait à une trentaine de centimètres de moi était Dominique de Villepin. J'ai hésité à l'aborder pour lui raconter ce que la politique de son bord pouvait avoir comme effets et surtout en n'affectant pas une extase ravie. J'ai bien assez avec celle que X me cause. Mais je n'ai rien fait. Je me suis contenté de payer mon livre et de partir, lui lançant un dernier regard goguenard.
J'étais donc à nouveau dans la rue, toujours amusé de cette confrontation insolite et inattendue, du Radiohead vissé dans les oreilles et je suis arrivé devant H&M. Je suis entré, j'ai trouvé l'écharpe et j'ai remarqué un beau gosse à une caisse. J'ai donc commencé à faire la file. Lorsque ç'a été mon tour, je lui ai tendu l'écharpe. Il m'a regardé dans les yeux et m'a souri. Nos doigts se sont effleurés lorsque j'ai payé. J'ai alors réalisé que c'était dans la poche. Il m'a souhaité une bonne soirée et j'ai fait de même. Je suis sorti en me retournant plusieurs fois et il me regardait toujours. J'ai passé la porte puis me suis dit que c'était trop bête. Que j'ai déjà manqué des occasions comme celle-là et que je les ai toujours regrettées. Après tout, X. n'arrête pas de me tenir à distance, alors pourquoi me priver ? J'ai ouvert mon sac, déchiré une page d'un carnet et y ai inscrit mon prénom et mon numéro de portable. Je suis retourné à sa caisse. Il ne m'a pas vu arriver. Je me suis avancé et lui effrontément tendu le papier plié en deux. Regards croisés. Sourires complices. Pas un mot. Il a immédiatement compris. Il a saisi le papier et l'a glissé dans sa poche tout en continuant de s'occuper de ses clients.
Reste l'attente maintenant.
Mon audace m'a surpris moi-même. Pourtant, moi qui aime que l'on soit audacieux avec moi, je devrais l'être plus souvent. C'est parfois payant...

07/01/2008

07/01/08 - 23:07

Riding high on sex and self-esteem

Alan Hollinghurst avait bien résumé l'impression qui m'étreint depuis mon samedi avec X. (on dirait une émission de France Inter !). Je n'ai pas retouché terre depuis malgré la bataille que mon esprit livre au reste de mon anatomie. Les signes contradictoires s'entrechoquent et je ne cesse de me répéter qu'il faut atterrir rapidement avant la chute libre. Je lui ai avoué ce que ce qu'il m'a fait samedi m'avait provoqué comme sensation. Je n'aurais peut-être pas dû. La vision du final me hante, m'obsède, m'envahit, m'habite, me possède, me pénètre continuellement et ne me lâche plus. J'ai l'impression d'avoir contemplé un Dieu : sa beauté insolente et écrasante, son impudeur conquérante, son assurance insupportable et m'être entièrement abandonné à lui m'ont totalement soumis. L'intensité aiguë du volatil bonheur ressenti se mêlait de douleur tellement ce plaisir était profond. Pourtant, je ne veux pas, je refuse même d'être acquis. Mais ma spontanéité naturelle et habituelle a tendance à contrecarrer cette nécessité de préserver mon indépendance. Que ce qu'il m'a fait physiquement prenne une dimension cosmique et ne connaisse plus de fin, voilà l'angoisse qui en découle depuis, tout en ayant laissé une marque indélébile en moi.

06/01/2008

06/01/08 - 07:56

Hollywood



Quelle brillante idée que celle des marrons glacés. C'est ce qui s'appelle taper en plein dans le mille. X. était ravi hier. Au point d'obtenir ce que je voulais : lui. Jeu du chat et de la souris délicat mais néanmoins efficace, phénomène d'usure ou tout simplement trop-plein d'hormones ? Caractère sportif et bestial de l'acte et un quasi-précédent technique. Mise en garde de sa part une nouvelle fois mais mon désir de lui m'a fait dire amen à tout. Et malgré son insistance sur la distance, j'ai eu la sensation renforcée de ce que je ressens déjà depuis un moment : notre lien se situe au-delà de la simple sexualité et je pense qu'il m'apprécie réellement. Même si nous avons réellement échangé sur divers sujets hier avant, le désir était envahissant et omniprésent, du moins en moi (mais je soupçonne chez lui aussi un peu). Mais les deux heures d'après ont été de la même teneur mais avec la tranquillité, la sérénité du désir assouvi, calmé, endormi.
Symboliquement, X. a pénétré mon intimité en commençant par jouer avec mon portable et en me prenant en photo avec, en enregistrant sa voix et regardant ma liste de contacts. Si cela peut paraître abusif, voire grossier, j'y ai vu une curiosité réelle de sa part. Pour ne pas parler de l'intimité tridimensionnelle ensuite qui, fait rarissime, a débouché sur un déroulement très nettement meilleur que d'habitude : le "p" s'est lâché, le "c" passant à l'arrière-plan et le seul qui pouvait par le passé se vanter de l'avoir fait ne lui arrivait pas à la cheville. Intensité et qu'une idée : recommencer, bien évidemment. Mon Hollywood intime se remet donc à marcher à plein régime et tous les scénarii les plus dingues déferlent sur les pentes dangereuses de ma boîte à fantasmes. Je sais quel en est le danger, j'en connais les conséquences miteuses mais je ne peux l'empêcher.

Ou bien suis-je simplement aveuglé par mon désir de lui et ses prouesses techniques ?

I found a fox caught by dogs, he let me take him in my hands
His little heart, it beats so fast and I'm ashamed of craving to stay

04/01/2008

04/01/08 - 20:49

Sinking in

Il m'aura fallu quarante-huit heures pour arriver à m'exprimer sur le passage à l'an nouveau. Deux participants m'ayant devancé, je vais tâcher de ne pas faire de redites. Mais ces quelques jours m'ont véritablement surpris (et agréablement, détail non négligeable). C'est peut-être même dans un sens plus les réactions subséquentes qui m'ont frappé. Je ne m'attendais pas à tant d'intensité, de poésie, de douceur, de tendresse dans l'after. Pourtant, tout est là, tangible, malgré mon impression de distance et de froideur liés aux deux "daïmons" actuels qui d'ailleurs, ce jour, se sont défilés et m'ont fait pester contre eux mais surtout contre moi-même.
L'éclairage de ces derniers jours me fait prendre conscience d'arrêter les plaintes (mais en suis-je capable ?). Je vois déjà des sourires se dessiner sur trois paires de lèvres. J'ai aimé cette simplicité, cette complicité et cette authenticité durant leur séjour chez moi. Bien sûr, rien n'était prémédité mais c'est justement ce qui a conféré un caractère aussi tendre et doux à ce qui s'est passé. Peut-être même la présence de T. et S. a-t-elle contribué à rendre les choses plus naturelles ? Pas d'enfermement propre aux pseudo-couples qui sombrent ensuite dans le piège de l'impossibilité de socialisation. Ironie aussi des commentaires maternels partiels et partiaux.
Pour une fois depuis très longtemps, l'année débute sereinement, conditionnement positif et constructif. Avec des gestes et des mots ascendants. Quel bonheur !
Comme je l'ai lu dans une lettre reçue aujourd'hui d'un monsieur qui m'est cher : "... que votre regard continue de se purifier !"

 

"An error does not become truth by reason of multiplied propagation." - Mahatma Gandhi

"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul." - Michel de Montaigne

"Freres humains, qui après nous vivez N'ayez les cueurs contre nous endurcis, Car, se pitié de nous povres avez, Dieu en aura plus tost de vous mercis." - François Villon

"I have a dream..." - Martin Luther King

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