Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

30/05/2008

30/05/08 - 19:56

Champagne !

Ça y est ! Ce coup-ci, je vais me lâcher. La nouvelle est tombée il y a un peu plus d'une demi-heure pendant que je me débattais avec nos chers députés : ma proposition de CDI. ENFIN !!!!! Et la chose se passe en beauté. Titre officiel : journaliste-traducteur. Contexte prestigieux. Ah, j'en aurais bavé mais je me souviens soudainement d'avant-hier soir, lorsque j'ai raccompagné Y. à l'arrêt de tram en sortant du Kushi-tei. Il a regardé le ciel pour constater qu'on ne voyait pas d'étoiles. Levant le nez, je lui ai dit : "Mais si, il y en a une là !", en pointant mon doigt vers elle. Il a regardé et a déclaré : "C'est ton étoile. Il faut croire en elle." Si j'avais su que c'était si simple de s'accrocher aux paroles d'un mec beau et intelligent, on aurait dû m'apprendre ça plus tôt, ça m'aurait évité tout ce gâchis. Mais ce soir, je m'en fous pas mal désormais. Ne reste plus qu'à aller signer la proposition de CDI après avoir lu même les petites lignes. Et j'ai la satisfaction par cet événement mémorable de pouvoir, grâce à lui, dire merde à quelques petits connards.
Ce soir, une fois n'est pas coutume, j'exulte. Et merci à ceux qui ont écouté mes jérémiades avec compassion et sympathie et à celui qui a beaucoup œuvré pour arriver à ce glorieux résultat.

29/05/2008

29/05/08 - 18:42

Kushi-tei

Je n'avais pas revu Y. depuis le matin de l'écureuil au goulag. Je m'étais fait une joie de le revoir. Ç'a été un réel plaisir (même si une dimension manquait) que de passer cette soirée avec lui. Y. m'a donc fait part de sa rencontre d'il y a quelques mois. Notre conversation a été intense, riche, passionnante, empreinte de substance, de profondeur, d'intérêt et d'une certaine résignation aussi. J'espère le revoir même si la donne a désormais changé. Étonnante confrontation de points de vue toute en compréhension mutuelle. La situation stagnante plombe pourtant l'humeur et affecte l'état d'esprit, comme toujours.

28/05/2008

28/05/08 - 17:34

Évaluations

Alors que mes derniers jours à la Commission se profilent, ce début de semaine a vu une activité accrue : les évaluations d'un call. Tâches relativement peu intéressantes en elles-mêmes mais j'y ai pris beaucoup de plaisir, travaillant en grande efficacité avec des collègues que j'apprécie ; et voir de nouvelles têtes, des experts fait du bien aussi. La plupart d'entre eux étaient tout à fait charmants et l'une d'entre eux nous a même offert une boîte de chocolats (et des bons !), dont il ne reste évidemment plus une miette. Au cours de l'après-midi, j'ai dû passer un moment à les "surveiller" pendant qu'ils étudiaient des documents confidentiels, réunis dans une salle. Un Argentin assez séduisant, était assis le dos à une fenêtre. Le temps changeant l'illuminait par intermittences et inondait sa chemise blanche, quelque peu transparente. J'observais la jointure de son cou et de son buste, de ses épaules. L'angle dans lequel j'étais placé me laissait juste entrevoir le début de sa ligne de clavicule et la naissance de son torse. Le coton irradiant de lumière soulignait sa peau légèrement hâlée. Parfois aussi, il s'étirait et, levant les bras, j'apercevais la dessin de ses bras à travers le tissu. Je me sentais comme un gosse devant un gâteau. Je rêvais de passer ma main sur ce tissu et de sentir la chaleur de sa peau en-dessous, le tissu chauffé par le soleil et sa température corporelle. Finalement, je lui trouvais une ressemblance avec Gustav Hoffer, d'Arte. Cela m'a permis de me concentrer pendant cette heure de relative quiétude, îlot de calme au milieu d'une journée agitée.

25/05/2008

25/05/08 - 09:58

Consommation



Une semaine de grand n'importe quoi s'achève. Entre les différents déménagements dans les bâtiments de la Commission, W. et moi avons fini vendredi par errer entre plusieurs bureaux censés nous être destinés, au hasard des couloirs et des étages. Résultat : probablement plusieurs kilomètres parcourus, les bras chargés de dossiers et d'ordinateurs portables, avec escales régulières et prolongées à la cafétéria. Nous avons passé la semaine à beaucoup discuter et elle m'a même prêté un livre sur le soir de la funeste élection de 2007, dont une ligne savoureuse m'a délecté : "... fabricant lyonnais des médailles d'amour en forme de cœur dont raffolent les midinettes, avec écrit : 'plus qu'hier, moins que demain'. C'est aussi la devise des affaires." Remarque très juste eu égard au grand "cybermarché" des relations, qu'elles soient fugaces ou qu'elles aient d'improbables velléités de durée.

20/05/2008

20/05/08 - 14:53

Aftermath

Dernier obstacle. Pour que les choses soient faites dans les règles, les tests et entretien ont enfin eu lieu ce matin. Manifestement, très bon résultat. Ne reste plus qu'à attendre que le couperet tombe pour mettre un terme à ces deux mois d'attente interminable et être enfin fixé. Le soulagement est tel que les quelques jours de délai sont désormais quantité négligeable, même si subsiste l'angoisse du verdict. En sortant de l'entretien après les tests, j'étais songeur quant à la prestation fournie et au futur patron. Encore une fois, quelque chose prend fin. Les bureaux de l'entretien, bien qu'ils me fussent familiers avaient quelque chose de nouveau et d'inconnu, signe de l'imminente rupture du quotidien de la Commission tel qu'il dure depuis six mois. Sera-ce enfin la consécration tant attendue ? Il est encore prématuré de s'aventurer à émettre un quelconque avis sur le sujet mais la teneur des événements successifs se solennise. Peut-être qu'enfin, les marches, les unes après les autres, vont finir par mener au palier de la stabilité. Bercé par les 'Three Changes' de Damon, le bus a traversé Uccle, quartier résidentiel et cossu de carte postale, avant de traverser une véritable forêt. Les rayons du soleil perçaient la voûte végétale pour intensifier la verdure environnante. Des particules matérielles en suspension dans ces faisceaux lumineux semblaient être en apesanteur. Ce cocon sylvestre paraissait protéger les passagers du monde.

13/05/2008

13/05/08 - 22:18

Awake

Journée tonique. Lever aux aurores pour courir prendre mon train Gare du Nord et foncer vers Bruxelles pour arriver au boulot avec un peu de retard (mais j'avais prévenu la semaine dernière). Le grand week-end de quatre jour s'est terminé en beauté par un après-midi passé avec T., comme il se doit. G. avait traîné ses sandales jusqu'à nous pour partager nos sushis. Puis le beau J. plus tard pour prendre un pot. Manifestement plus intéressé, mais c'était prévisible. Après avoir traîné avec T. tout le reste de l'après-midi de terrasse en terrasse (au point que mes collègues m'ont dit ce matin que j'étais bronzé), je lui ai dit au-revoir pour partir rejoindre S. rue de la Roquette. Je passai devant le Bataclan et je trouvais que la concentration de gothiques au mètre carré n'était pas normale. Je me hâtais vers S. tout en me demandant qui pouvait bien être à l'affiche et c'était Einstürzende Neubauten. J'ai eu un sourire en coin parce que je les avais découverts il y a bien longtemps à l'Université grâce à un collègue de bibliothèque, même si je n'avais pas réussi à me faire ferrer à cette époque-là. Après un verre, S. et moi décidâmes d'aller dîner dans le restaurant lesbien qui avait servi de théâtre à notre rupture. Il était question d'exorciser la chose et de conjurer le sort. Sauf que le Sofa était fermé. Dommage car j'ai souvenir d'y avoir bien mangé. Nous avons donc repris le chemin dans l'autre sens pour retourner jusqu'à mon QG tibétain où j'avais enfin vu Kolokani vendredi (il existe vraiment, ce n'est pas un hologramme !). J'ai eu envie d'embrasser S. mais rien ne s'est passé. J'aime pourtant cette tendresse qui nous lie et qui est revenue comme si elle avait été ininterrompue malgré trois ou quatre ans de silence.
Je n'avais pas envie de revenir à Bruxelles. Paris a un cachet indéniable. Paris exerce une fascination certaine. Cette sorte d'amour-haine dont on dit souvent que c'est ce qui existe entre la France et l'Angleterre. De fait, j'ai dû courir prendre le tramway dès mon arrivée pour littéralement jeter mon sac chez moi et cavaler à l'autre bout de la rue pour sauter dans le bus menant au boulot. Le trajet en tramway était laborieux à cause de travaux. Un mec superbe, un beau brun était assis en face de moi, éclairé par le soleil. Puis arrivé au boulot, C. m'a emmené à la cafétéria où nous avons gloussé comme les deux dindes que nous sommes devant l'un des employés qui tenait la caisse.
Puis ce soir, il a fallu rattraper mon "boulot du soir" parce que pas mal de retard à cause de la logistique du week-end. À cœur vaillant rien d'impossible. Les autres activités professionnelles se compliquent mais je suis serein. Je me sens au-dessus de la mêlée et je suis hors d'atteinte. J'ai toute ma tête.
I feel awake. Wide awake. In fact, I don't remember having felt this awake.

11/05/2008

11/05/08 - 08:51

Racing

Les coups de soleil, les rendez-vous qui s'enchaînent, les amis à voir et ceux qui se matérialisent enfin ne laissent pas beaucoup de temps pour s'asseoir et écrire. Et encore moins pour travailler. Mais tout cela vaut le coup. Trois correspondants de longue date viennent enfin de devenir tridimensionnels et se sont révélés tout à fait à la hauteur de nos échanges. C'est réconfortant et bon de pouvoir enclencher le mode "parole" en face à face sans s'être jamais vu et garder le rythme de l'écrit comme avec de vieux potes de longue date, ce qui est pourtant le cas dans un certain sens.
La course pour tenter de voir tout le monde prend une allure ministérielle. Arpenter les rues familières, les lieux habituels procure une sorte de réconfort tout en sachant qu'ils ne sont plus à portée de main au quotidien. Juste le plaisir de les fréquenter de manière ponctuelle et de les partager avec les anciens, comme avec les nouveaux.

09/05/2008

09/05/08 - 11:21

GA

Arrivée à Paris hier soir. Logement aux portes de "mon" quartier. Émotion d'y refaire une petite promenade et quelques courses ce matin, dans mes magasins habituels et satisfaction d'y être seul, sans fucking ex.
Journée GA puisque je mange ce midi avec le grand voyageur. Petite anxiété puisque c'est la première fois que nous allons nous voir. Notre échange depuis un an et demi est devenu important. J'ai l'impression que nous allons déjeuner entre entre "écrivains". Deux styles, deux sensibilités différents mais affirmés. Puis en fin d'après-midi, c'est au tour de l'autre "écrivain". Mais lui, je le connais déjà...
Je ressens une sorte d'effervescence. Mais l'heure tourne et je dois me hâter vers le sieur N....

06/05/2008

06/05/08 - 22:41

Imminence

Paris... Après-demain. Revoir des visages que je ne peux plus voir et qui me manquent. En rencontrer quelques uns nouveaux que j'aurais déjà dû connaître il y a déjà longtemps. Aller faire ma petite tournée dans les lieux qui me sont encore chers. Je crois même que lors de mon dernier passage, ma rue, quoi que familière, m'était devenue étrangère. Mort clinique d'un passé enterré et sur lequel je ne souhaite plus revenir. Je me réjouis de cette nouveauté en cette ville qui, malgré tous ses travers, demeure tout de même attachante par certains côtés. Content de retrouver T. qui est parti d'ici hier, après quelques jours de délires aussi intenses que stupides et qui ne font rire que nous, mais dont nous ne saurions nous passer, comme les frites trop grasses devant une porte dont la sonnette était trop tentante pour ne pas partir en courant et en gloussant comme des gamins, sans plus rien en avoir à foutre.

 

"An error does not become truth by reason of multiplied propagation." - Mahatma Gandhi

"Et au plus élevé trône du monde, sis ne sommes assis que sus notre cul." - Michel de Montaigne

"Freres humains, qui après nous vivez N'ayez les cueurs contre nous endurcis, Car, se pitié de nous povres avez, Dieu en aura plus tost de vous mercis." - François Villon

"I have a dream..." - Martin Luther King

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