Riding high on sex and self-esteem
Alan Hollinghurst avait bien résumé l'impression qui m'étreint depuis mon samedi avec X. (on dirait une émission de France Inter !). Je n'ai pas retouché terre depuis malgré la bataille que mon esprit livre au reste de mon anatomie. Les signes contradictoires s'entrechoquent et je ne cesse de me répéter qu'il faut atterrir rapidement avant la chute libre. Je lui ai avoué ce que ce qu'il m'a fait samedi m'avait provoqué comme sensation. Je n'aurais peut-être pas dû. La vision du final me hante, m'obsède, m'envahit, m'habite, me possède, me pénètre continuellement et ne me lâche plus. J'ai l'impression d'avoir contemplé un Dieu : sa beauté insolente et écrasante, son impudeur conquérante, son assurance insupportable et m'être entièrement abandonné à lui m'ont totalement soumis. L'intensité aiguë du volatil bonheur ressenti se mêlait de douleur tellement ce plaisir était profond. Pourtant, je ne veux pas, je refuse même d'être acquis. Mais ma spontanéité naturelle et habituelle a tendance à contrecarrer cette nécessité de préserver mon indépendance. Que ce qu'il m'a fait physiquement prenne une dimension cosmique et ne connaisse plus de fin, voilà l'angoisse qui en découle depuis, tout en ayant laissé une marque indélébile en moi.
08/01/08 - 18:57
Mais quand vas tu écrire pour le commun des mortels ?
darius70