Power
Le pouvoir est insidieux.
La décision d'Ernie, confirmée ce soir, me remplit de tristesse mais je la respecterai. Sans le vouloir, je le fais souffrir et j'en éprouve de la honte, de la peine et du regret. Je suis inconscient au point de n'avoir pas su voir ce qu'il m'a dit et fait, de la réaction que j'ai déclenchée en lui. Je suis profondément attristé mais je ne peux que m'incliner devant sa décision. Je comprends qu'il souffre de mon attachement à l'insaisissable X. et qu'il ressente ce qu'il me décrit. Mais il n'est pas en mon pouvoir d'anéantir ce que je ressens pour X., c'est évident. Et plus le temps passe, plus cet attachement se renforce, surtout ces derniers jours, grâce aux interprétations positives que j'ai faites. De nouveau, ma jubilation infantile est teintée de tristesse. Mes échanges avec Ernie me l'ont rendu important. Et le rencontrer pour de vrai n'a fait que confirmer l'idée que je me faisais de lui. Que puis-je faire d'autre que déplorer cette issue ? Je ne regrette bien sûr pas ce qui s'est passé, juste la conséquence. Du coup, et paradoxalement, voir X. demain soir me paraît moins stressant parce que la souffrance que j'inflige malgré moi à Ernie me pèse.
Mais j'assume d'en être responsable.
Et je veux qu'il soit heureux.
19/01/08 - 01:21
:( !!
rush-of-blood