Hjartað hamast eins og alltaf en nú úr takt við tímann...

14/03/2008

14/03/08 - 16:33

Focus

Je me souviens que le soir de mon agression, quand je me suis engagé, naïf, j'étais en train de penser à ce que j'allais écrire. Curieusement, les mots et les phrases se déversaient en cascade. En revanche, plus le moindre souvenir de la chanson qui passait sur mon iPod. Je me souviens juste que c'est une fois assis sur la devanture d'un magasin, sur la rue pendant que l'homme et la femme étaient en train d'appeler la police la première fois que je me suis aperçu que le son continuait de monter des écouteurs toujours pris dans mon écharpe. Je me souviens que ce soir-là, 'Focus' était le titre que je voulais donner à mon écrit du jour. Je ne me souviens plus de ce qu'il devait contenir. Les images sont encore là, bien présentes et les bruits nocturnes me terrifient. Pourtant, j'essaye de ne pas prendre de xanax. De mon propre fait. Certainement pas de celui des donneurs de leçons (combien de fois faudra-t-il l'asséner pour qu'ils le pigent : shut the fuck up, you judgemental cunts!!!). Parce que j'aime pas les produits chimiques et encore moins les psychotropes depuis toujours.
Mais mercredi, malgré la fatigue et la terreur nocturne le matin, puis le soir, dans la rue en croisant un type à capuche, alors que je n'avais que quelques centaines de mètres à faire, l'impression dominante a été une vague d'optimisme. Peut-être qu'enfin du boulot, du vrai, se profile de manière imminente. Enfin sortir de ce brouillard. Et ce, pile dans ce que je veux faire, dans de bonnes conditions. Reste plus qu'à attendre l'officialisation mais ça semble plus que bien parti.
J'ai plus ou moins réussi à dormir cette nuit et j'ai rêvé du mariage de mon frère le mois prochain. Alors que j'avais rêvé de lui petit la nuit d'avant. Sensation étrange, mêlées de tensions familiales. Mais K. reste mon petit frère que j'adore, dont j'ai changé les couches quand il était petit, avec lequel j'ai joué. Le temps passe. On se voit vieillir. On se rend compte, et en cela, l'agression, la violence, la brutalité, la barbarie, aident à relativiser. On s'achemine vers l'inéluctable lentement mais sûrement. Les réels combats - je pense aux Tibétains aujourd'hui - prennent plus de sens lorsqu'on a soi-même fait l'expérience de la violence.

commentaires

17/03/08 - 21:36

Courage petit Elfe. tu n'oublieras sans doute pas mais tu arriveras à surmonter.

18/03/08 - 07:59

Tout cela est une affaire de karma. Les Tibétains, qui sont bouddhistes, devraient le savoir.

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