A ghostly face
Me promenant dans les rues hier après-midi avec B., une femme nous a arrêtés dans la rue pour nous demander son chemin en anglais. Je ne connaissais pas la rue et B. tentait de la renseigner lorsque j'ai remarqué qu'elle me regardait avec insistance. Finalement, elle m'a demandé si j'avais étudié la littérature à Oxford en 1997. Flash-back. C'était bien M., la meilleure amie de D. quand il m'a quitté, et dont je n'avais pas eu de nouvelles depuis dix ans. M. est suédoise et travaille désormais à la Commission. Nous devons nous revoir ce soir, puisqu'elle était pressée, et faire un briefing de ces dix années qui viennent de s'envoler. Sensation étrange de repenser à cette époque, à ces visages, à l'importance qu'ils avaient alors. Un changement bienvenu par rapport à des événements plus récents puisque c'est avec plaisir que je repense à cette période-là. On se rend alors compte que le monde est vraiment petit. Les coïncidences de cette nature arrivent relativement souvent et, quand on y pense, c'est assez étonnant. Comment se fait-il qu'on puisse précisément se retrouver face à quelqu'un qu'on a perdu de vue depuis des années, justement dans cette rue exactement à ce moment-là ? Sur la multitude démographique, on retombe pile sur ce quelqu'un qu'on connaissait et qu'on a perdu de vue depuis des années. Étonnamment, elle n'a plus de contact avec D. depuis bien longtemps.
21/04/08 - 18:55
Je prends ça pour une onde très positive.
la madelon (visiteur)