Awake
Journée tonique. Lever aux aurores pour courir prendre mon train Gare du Nord et foncer vers Bruxelles pour arriver au boulot avec un peu de retard (mais j'avais prévenu la semaine dernière). Le grand week-end de quatre jour s'est terminé en beauté par un après-midi passé avec T., comme il se doit. G. avait traîné ses sandales jusqu'à nous pour partager nos sushis. Puis le beau J. plus tard pour prendre un pot. Manifestement plus intéressé, mais c'était prévisible. Après avoir traîné avec T. tout le reste de l'après-midi de terrasse en terrasse (au point que mes collègues m'ont dit ce matin que j'étais bronzé), je lui ai dit au-revoir pour partir rejoindre S. rue de la Roquette. Je passai devant le Bataclan et je trouvais que la concentration de gothiques au mètre carré n'était pas normale. Je me hâtais vers S. tout en me demandant qui pouvait bien être à l'affiche et c'était Einstürzende Neubauten. J'ai eu un sourire en coin parce que je les avais découverts il y a bien longtemps à l'Université grâce à un collègue de bibliothèque, même si je n'avais pas réussi à me faire ferrer à cette époque-là. Après un verre, S. et moi décidâmes d'aller dîner dans le restaurant lesbien qui avait servi de théâtre à notre rupture. Il était question d'exorciser la chose et de conjurer le sort. Sauf que le Sofa était fermé. Dommage car j'ai souvenir d'y avoir bien mangé. Nous avons donc repris le chemin dans l'autre sens pour retourner jusqu'à mon QG tibétain où j'avais enfin vu Kolokani vendredi (il existe vraiment, ce n'est pas un hologramme !). J'ai eu envie d'embrasser S. mais rien ne s'est passé. J'aime pourtant cette tendresse qui nous lie et qui est revenue comme si elle avait été ininterrompue malgré trois ou quatre ans de silence.
Je n'avais pas envie de revenir à Bruxelles. Paris a un cachet indéniable. Paris exerce une fascination certaine. Cette sorte d'amour-haine dont on dit souvent que c'est ce qui existe entre la France et l'Angleterre. De fait, j'ai dû courir prendre le tramway dès mon arrivée pour littéralement jeter mon sac chez moi et cavaler à l'autre bout de la rue pour sauter dans le bus menant au boulot. Le trajet en tramway était laborieux à cause de travaux. Un mec superbe, un beau brun était assis en face de moi, éclairé par le soleil. Puis arrivé au boulot, C. m'a emmené à la cafétéria où nous avons gloussé comme les deux dindes que nous sommes devant l'un des employés qui tenait la caisse.
Puis ce soir, il a fallu rattraper mon "boulot du soir" parce que pas mal de retard à cause de la logistique du week-end. À cœur vaillant rien d'impossible. Les autres activités professionnelles se compliquent mais je suis serein. Je me sens au-dessus de la mêlée et je suis hors d'atteinte. J'ai toute ma tête.
I feel awake. Wide awake. In fact, I don't remember having felt this awake.
13/05/08 - 22:45
:) bon retour chez les Belges. Ravi de t'avoir revu même si ce fut bref.
reveurreveur