Sensual World
Occupant ensuite mon temps en travail bénévole (c'est fou ce que je peux bosser depuis que je ne suis plus chômeur... à croire que j'aime ça !) avec siestes par intermittences, j'attends l'heure du départ pour mon petit périple de célébration du Sauveur. Avec une petite tournée de visages amis à la clef avant une éventuelle prospection immobilière, j'ai pris mon plaisir du week-end en écoutant religieusement mon émission favorite il y a quelques dizaines d'heures. Je ne manquerais ce rendez-vous radiophonique pour rien au monde, et grâce au Ciel, le podcast a été inventé pour les soirs où j'ai d'autres priorités. Mal fichu depuis lundi, et ayant gardé le lit mardi, je n'étais pas bien frais en écoutant la suave voix de Sophie Loubière. Le fond sonore de pluie de début d'été à sa première lecture me faisait frissonner. Descendant tasse de thé sur tasse de thé, je me caparaçonnais dans mon fauteuil, savourant les mots, puis le choix musical, toujours aussi piquant, cet humour tongue-in-cheek. Toujours cette petite pointe dans la voix et la manière de la poser, faisant ainsi passer tout une discrète mais néanmoins vivante énergie à ces textes, conférant une cohérence et une cohésion à ces ensembles radiophoniques réguliers. Cette proximité, cette connivence intime à nous susurrer ces petits mots doux à l'oreille à l'heure où beaucoup de ces bipèdes (dé-)cérébrés qui nous servent de congénères sont déjà en état d'éthylisation valent bien toutes les sauteries. Forcément, écouter ça au coin du feu en ronronnant avec une boisson chaude vaut tous les plaisirs (solitaires) du monde.
Comme quoi, on peut devenir accro aux choses les plus inattendues.