<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/"><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/</link><title>Elfling</title><description>Elfling</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Tue, 22 Jul 2008 08:33:22 +0200</lastBuildDate><pubDate>Tue, 22 Jul 2008 08:33:22 +0200</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080719215914/through-the-looking-glass/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080715071343/of-mice-and-men/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080708214348/greensleeves/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080703074803/petty/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080702083552/transition/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080624232124/ecotone/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080622174720/pink-city/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080618110557/dress-torn-in-ribbons-and-in-bows/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080614001949/high-voltage/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080612223409/up-up-and-always/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080611071703/panem-et-circenses/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080608084908/igirisu-jin/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080602073101/personal-mythology/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080530195649/champagne/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080529184221/kushi-tei/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080719215914/through-the-looking-glass/"><title>Through the looking-glass</title><description>La nuit fuyante m'a laissé perplexe en ouvrant les yeux. Dans mon rêve, je rendais visite à quelqu'un. Il me semble que c'était à L. dont le baiser post-gay pride à Paris il y a quelques semaines enivre encore mes lèvres. Bien qu'il n'habite pas Paris, j'étais avec lui dans un appartement. Ouvrais la fenêtre pour lui faire admirer la vue sur Paris, je décidais, pour mieux la lui faire contempler, de l'entraîner sur le balcon du voisin. C'est alors que je me suis rendu compte que ce balcon, je le connaissais. J'étais sur le balcon de C., observant C. couché sur son canapé. Celui sur lequel ma main a laissé son empreinte il y a un mois et sur lequel j'ai tant envie de revenir m'étendre, nageant, naturellement dans la plus parfaite illusion consciente puisque, s'il ne m'a pas dit 'non', le fait de que nous ne nous soyons pas revu à mon second passage à Paris le mois dernier était éloquent. En passant devant la vitre pour rejoindre l'autre côté, celui où on peut monter sur le toit, je m'arrêtais devant la vitre. Je voyais C. qui se réveillait précisément à ce moment-là et qui me distinguait depuis l'intérieur. Je ne parvenais pas à savoir s'il était seul ou pas. Comme il m'avait prévenu que son voisin passait de temps en temps sur son balcon et qu'il était possible qu'il nous voie en pleins ébats, je me retrouvais malgré moi dans la position du voisin que je ne souhaitais nullement. Étrange aussi que L., si c'était bien lui, se soit évanoui de mon rêve lorsque j'étais devant cette fenêtre, alors qu'il est le seul 'love-interest' que je peux avoir en ce moment. 
Alors que je ruminais des pensées assez obscures de bon matin, le côté inattendu des mon emploi du temps de ce début de journée m'a permis de prendre une espiègle revanche sur l'avant-dernier coup de cœur. Et étrangement, le résultat en a été plutôt concluant.
Ma première journée au Parlement européen avant-hier et la venue de P. dans quelques jours me réjouissent. Certaines choses se mettent bien en place malgré les incertitudes subsistantes. Le micro-voyage ce matin en longeant le domaine royal, sans en apercevoir grand-chose m'a entraîné en territoire inconnu et le tramway s'enfonçait dans l'insolite en suivant sa voie. Le temps du trajet m'ayant laissé le loisir d'écouter une énième fois le dernier album des mes Dieux de la musique, je découvre une maturité qui s'apprivoise chez eux. Une profondeur teintée de légèreté apparente. Une sorte de joie illusoire dont pourtant la gravité n'est jamais totalement absente, conscients qu'ils sont que tout ce qui est peut disparaître à tout instant.

</description><content:encoded><![CDATA[La nuit fuyante m'a laissé perplexe en ouvrant les yeux. Dans mon rêve, je rendais visite à quelqu'un. Il me semble que c'était à L. dont le baiser post-gay pride à Paris il y a quelques semaines enivre encore mes lèvres. Bien qu'il n'habite pas Paris, j'étais avec lui dans un appartement. Ouvrais la fenêtre pour lui faire admirer la vue sur Paris, je décidais, pour mieux la lui faire contempler, de l'entraîner sur le balcon du voisin. C'est alors que je me suis rendu compte que ce balcon, je le connaissais. J'étais sur le balcon de C., observant C. couché sur son canapé. Celui sur lequel ma main a laissé son empreinte il y a un mois et sur lequel j'ai tant envie de revenir m'étendre, nageant, naturellement dans la plus parfaite illusion consciente puisque, s'il ne m'a pas dit 'non', le fait de que nous ne nous soyons pas revu à mon second passage à Paris le mois dernier était éloquent. En passant devant la vitre pour rejoindre l'autre côté, celui où on peut monter sur le toit, je m'arrêtais devant la vitre. Je voyais C. qui se réveillait précisément à ce moment-là et qui me distinguait depuis l'intérieur. Je ne parvenais pas à savoir s'il était seul ou pas. Comme il m'avait prévenu que son voisin passait de temps en temps sur son balcon et qu'il était possible qu'il nous voie en pleins ébats, je me retrouvais malgré moi dans la position du voisin que je ne souhaitais nullement. Étrange aussi que L., si c'était bien lui, se soit évanoui de mon rêve lorsque j'étais devant cette fenêtre, alors qu'il est le seul 'love-interest' que je peux avoir en ce moment. <br />
Alors que je ruminais des pensées assez obscures de bon matin, le côté inattendu des mon emploi du temps de ce début de journée m'a permis de prendre une espiègle revanche sur l'avant-dernier coup de cœur. Et étrangement, le résultat en a été plutôt concluant.<br />
Ma première journée au Parlement européen avant-hier et la venue de P. dans quelques jours me réjouissent. Certaines choses se mettent bien en place malgré les incertitudes subsistantes. Le micro-voyage ce matin en longeant le domaine royal, sans en apercevoir grand-chose m'a entraîné en territoire inconnu et le tramway s'enfonçait dans l'insolite en suivant sa voie. Le temps du trajet m'ayant laissé le loisir d'écouter une énième fois le dernier album des mes Dieux de la musique, je découvre une maturité qui s'apprivoise chez eux. Une profondeur teintée de légèreté apparente. Une sorte de joie illusoire dont pourtant la gravité n'est jamais totalement absente, conscients qu'ils sont que tout ce qui est peut disparaître à tout instant.<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/l/elfling/20080719-15989814494882407da76c0.jpg" width="150" height="150" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080719215914/through-the-looking-glass/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-07-19T21:59:14+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080715071343/of-mice-and-men/"><title>Of mice and men</title><description>Dimanche matin, j'ai reçu la visite impromptue d'une souris. J'étais assis à mon ordinateur, la porte du jardin ouverte lorsque quelque chose de mouvant dans mon champ de vision a attiré mon attention. Une souris se tenait sur le seuil. Je me suis immédiatement levé pour la faire sortir et elle a gracieusement obtempéré. Se précipitant vers l'escalier qui monte au jardin, elle devait être passablement affolée au point qu'après avoir gravi deux ou trois marches, elle n'est plus parvenue à franchir les dernières. J'ai dû faire du bruit pour l'effrayer davantage et qu'elle puise dans sa peur l'énergie nécessaire à son effort physique. Pari gagné, elle a fini par s'enfuir dans le jardin. 
L'après-midi, rendez-vous était pris avec quelques désormais anciens collègues de la Commission. Le plaisir de nous retrouver était de toute évidence manifeste et réciproque. Puis, le soir, j'ai retrouvé R., connue à Oxford et pas vue depuis dix ans. Retrouvailles et saut dans le passé.
Ne pas me trouver sur le sol français le 14 juillet est toujours une satisfaction. Comme je m'en étais déjà exprimé médiatiquement, je suis résolument opposé à cette célébration qui n'évoque qu'un bain de sang. Il eut été nettement plus judicieux de faire de l'adoption des Droits de l'Homme et du Citoyen la journée symbole de la République et surtout, abolir cette ridicule 'Marseillaise', contre-sens absolu des valeurs soi-disant prônées par notre devise. Les générations ont beau se succéder, les filles jouent toujours à la Barbie et les garçons jouent... à la guerre. On offre des armes en plastique aux gamins. Tout cela participe d'un abrutissement généralisé.</description><content:encoded><![CDATA[Dimanche matin, j'ai reçu la visite impromptue d'une souris. J'étais assis à mon ordinateur, la porte du jardin ouverte lorsque quelque chose de mouvant dans mon champ de vision a attiré mon attention. Une souris se tenait sur le seuil. Je me suis immédiatement levé pour la faire sortir et elle a gracieusement obtempéré. Se précipitant vers l'escalier qui monte au jardin, elle devait être passablement affolée au point qu'après avoir gravi deux ou trois marches, elle n'est plus parvenue à franchir les dernières. J'ai dû faire du bruit pour l'effrayer davantage et qu'elle puise dans sa peur l'énergie nécessaire à son effort physique. Pari gagné, elle a fini par s'enfuir dans le jardin. <br />
L'après-midi, rendez-vous était pris avec quelques désormais anciens collègues de la Commission. Le plaisir de nous retrouver était de toute évidence manifeste et réciproque. Puis, le soir, j'ai retrouvé R., connue à Oxford et pas vue depuis dix ans. Retrouvailles et saut dans le passé.<br />
Ne pas me trouver sur le sol français le 14 juillet est toujours une satisfaction. Comme je m'en étais déjà exprimé médiatiquement, je suis résolument opposé à cette célébration qui n'évoque qu'un bain de sang. Il eut été nettement plus judicieux de faire de l'adoption des Droits de l'Homme et du Citoyen la journée symbole de la République et surtout, abolir cette ridicule 'Marseillaise', contre-sens absolu des valeurs soi-disant prônées par notre devise. Les générations ont beau se succéder, les filles jouent toujours à la Barbie et les garçons jouent... à la guerre. On offre des armes en plastique aux gamins. Tout cela participe d'un abrutissement généralisé.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080715071343/of-mice-and-men/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-07-15T07:13:43+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080708214348/greensleeves/"><title>Greensleeves</title><description>Les mots se bousculent, insufflés par les pages tournées et les dvds avalés, avec l'envie d'un tourbillon effréné, du vent balayant tout sur son passage, de simplicité. Je me noie dans ces mots qui ouvrent les fenêtres du 'soulscape'. L'ailleurs. Ce n'est pas la vérité qui y réside. L'ailleurs est. Il existe de par sa seule présence mentale en chacun de nous, dans la mesure où le processus d'identification est assez fort ou la puissance des mots ou des images, percutant de plein fouet une esprit à l'abandon. Se hisser au-dessus des turpitudes mesquines de ses pairs et tenter de les contempler dans leur globalité avec détachement. S'en extraire au point de s'en sectionner. Que plus rien nous y rattachant ne subsiste. Atteindre à un état autre et singulier pour enfin ne plus patauger dans l'infâme bourbier humain. La surface d'un lac a beau être lisse et calme, on n'en soupçonne jamais la violence et la rage des combats qui se livrent au-dessous d'elle. Viviane n'est pas la seule occupante des lieux et des tueries s'y déroulent dans l'oppressant silence aquatique. Notre monde n'est qu'un avatar d'une réalité universelle.</description><content:encoded><![CDATA[Les mots se bousculent, insufflés par les pages tournées et les dvds avalés, avec l'envie d'un tourbillon effréné, du vent balayant tout sur son passage, de simplicité. Je me noie dans ces mots qui ouvrent les fenêtres du 'soulscape'. L'ailleurs. Ce n'est pas la vérité qui y réside. L'ailleurs est. Il existe de par sa seule présence mentale en chacun de nous, dans la mesure où le processus d'identification est assez fort ou la puissance des mots ou des images, percutant de plein fouet une esprit à l'abandon. Se hisser au-dessus des turpitudes mesquines de ses pairs et tenter de les contempler dans leur globalité avec détachement. S'en extraire au point de s'en sectionner. Que plus rien nous y rattachant ne subsiste. Atteindre à un état autre et singulier pour enfin ne plus patauger dans l'infâme bourbier humain. La surface d'un lac a beau être lisse et calme, on n'en soupçonne jamais la violence et la rage des combats qui se livrent au-dessous d'elle. Viviane n'est pas la seule occupante des lieux et des tueries s'y déroulent dans l'oppressant silence aquatique. Notre monde n'est qu'un avatar d'une réalité universelle.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080708214348/greensleeves/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-07-08T21:43:48+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080703074803/petty/"><title>Petty</title><description>

Monsieur M. me disait dimanche qu'il n'avait plus le moindre souvenir d'avoir rencontré le fucking ex alors que je ressentais le besoin de m'excuser de lui en avoir une fois infligé la présence. Son discours est ensuite allé dans le sens de ce que mon cheminement psychologique sur la question suit depuis deux ans : l'oubli. Alors que j'ai la preuve que c'est lui qui s'amuse à laisser des commentaires aussi lâchement anonymes que stériles et vachards, j'ai la double satisfaction de constater que non seulement ses commentaires n'ont pas la moindre prise sur moi, mais qu'en plus ils me font plaisir. En effet, c'est une belle revanche que toute l'énergie et l'intérêt qu'il déploie à s'acharner sur moi après tout ce temps et toutes les déconvenues traversées. Je me souviens que le soir où, une fois de plus imbibé d'alcool, il m'a haineusement éructé qu'il &quot;n'avait qu'un mot à dire pour me détruire&quot;, il m'était évident de lui répondre qu'il n'avait pas ce pouvoir. Et le plus fort des deux, c'était moi. Sur le moment, certes, c'était moi qui en prenais plein la gueule vu qu'il me larguait courageusement après s'être trouvé &quot;mieux&quot;, en s'assurant qu'il n'aurait pas à être seul. J'ai réalisé ce soir-là que je m'étais affranchi de son emprise. Je suis, depuis, bien au-delà. C'était un déclic qui m'a irrémédiablement fait basculer de l'autre côté. Le soir où s'est évanoui le dernier vestige d'amour que je pouvais encore lui porter. Mais il n'en reste aujourd'hui plus rien. Même les gravats ont été balayés. Et même si la traversée du désert a été longue et éprouvante, c'est moi qui m'en sors mieux sur le long terme... quelle meilleure preuve que son acharnement à me suivre ainsi à la lettre par blog interposé après tout ce temps, alors qu'il était si heureux de m'avoir lâché comme il l'a fait ? Étonnamment, lui qui clamait ne jamais vouloir garder contact avec ses ex, il prétendait vouloir ne pas me perdre, me garder dans son cercle d'amis intimes et c'est moi qui ai refusé de me voir rabaissé au niveau des deux truies. Je lis ses commentaires avec un désintérêt teinté d'amusement. Plus le moindre intérêt ; même pas la curiosité de lire son blog sur lequel j'ai été une fois il y a plusieurs mois et qui ne m'a même pas donné l'envie d'y retourner. Je me contrefous de ce qu'il fait ou de ce qu'il vit. Plus il s'acharne avec ses commentaires, plus je suis conforté dans mon analyse et dans ma détermination à l'oublier. À le reléguer aux limbes de l'oubli, à le laisser disparaître dans un inexorable trou noir dont nulle particule ne s'échappe. Il n'est déjà plus qu'une vague silhouette floue, un visage indistinct parmi d'autres du passé, dont j'attends patiemment qu'il achève de s'effacer de ma mémoire.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/l/elfling/20080703-1748353495486c5f15bf664.jpg" width="595" height="301" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Monsieur M. me disait dimanche qu'il n'avait plus le moindre souvenir d'avoir rencontré le fucking ex alors que je ressentais le besoin de m'excuser de lui en avoir une fois infligé la présence. Son discours est ensuite allé dans le sens de ce que mon cheminement psychologique sur la question suit depuis deux ans : l'oubli. Alors que j'ai la preuve que c'est lui qui s'amuse à laisser des commentaires aussi lâchement anonymes que stériles et vachards, j'ai la double satisfaction de constater que non seulement ses commentaires n'ont pas la moindre prise sur moi, mais qu'en plus ils me font plaisir. En effet, c'est une belle revanche que toute l'énergie et l'intérêt qu'il déploie à s'acharner sur moi après tout ce temps et toutes les déconvenues traversées. Je me souviens que le soir où, une fois de plus imbibé d'alcool, il m'a haineusement éructé qu'il "n'avait qu'un mot à dire pour me détruire", il m'était évident de lui répondre qu'il n'avait pas ce pouvoir. Et le plus fort des deux, c'était moi. Sur le moment, certes, c'était moi qui en prenais plein la gueule vu qu'il me larguait courageusement après s'être trouvé "mieux", en s'assurant qu'il n'aurait pas à être seul. J'ai réalisé ce soir-là que je m'étais affranchi de son emprise. Je suis, depuis, bien au-delà. C'était un déclic qui m'a irrémédiablement fait basculer de l'autre côté. Le soir où s'est évanoui le dernier vestige d'amour que je pouvais encore lui porter. Mais il n'en reste aujourd'hui plus rien. Même les gravats ont été balayés. Et même si la traversée du désert a été longue et éprouvante, c'est moi qui m'en sors mieux sur le long terme... quelle meilleure preuve que son acharnement à me suivre ainsi à la lettre par blog interposé après tout ce temps, alors qu'il était si heureux de m'avoir lâché comme il l'a fait ? Étonnamment, lui qui clamait ne jamais vouloir garder contact avec ses ex, il prétendait vouloir ne pas me perdre, me garder dans son cercle d'amis intimes et c'est moi qui ai refusé de me voir rabaissé au niveau des deux truies. Je lis ses commentaires avec un désintérêt teinté d'amusement. Plus le moindre intérêt ; même pas la curiosité de lire son blog sur lequel j'ai été une fois il y a plusieurs mois et qui ne m'a même pas donné l'envie d'y retourner. Je me contrefous de ce qu'il fait ou de ce qu'il vit. Plus il s'acharne avec ses commentaires, plus je suis conforté dans mon analyse et dans ma détermination à l'oublier. À le reléguer aux limbes de l'oubli, à le laisser disparaître dans un inexorable trou noir dont nulle particule ne s'échappe. Il n'est déjà plus qu'une vague silhouette floue, un visage indistinct parmi d'autres du passé, dont j'attends patiemment qu'il achève de s'effacer de ma mémoire.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080703074803/petty/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-07-03T07:48:03+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080702083552/transition/"><title>Transition</title><description>Vacances terminées sur les chapeaux de roues. Le dernier lunch avec Y. à Paris avait des allures de séduction (s'il n'avait pas été maqué) et sa compagnie m'a empêché de voir les heures et les minutes s'égrener avant de devoir aller prendre mon train. J'ai somnolé pendant tout le trajet, fatigue accumulée mais saine, avant de reprendre mes repères ici.
Puis hier, je suis descendu dans l'arène du CDI. À Paris, dimanche soir, lors de la soirée, je me suis étonné moi-même en m'entendant répondre que j'étais journaliste à quelqu'un qui me posait la question. Pourtant, ça y est, c'est vrai et officiel, je le suis, c'est écrit sur le contrat. Satisfaction intense d'y être enfin arrivé. Mes nouveaux collègues m'ayant fait bonne impression, j'y retourne ce matin dans de bonnes dispositions. Les rencontres de ces derniers jours me rendent plutôt content, insouciant, notamment grâce au plaisir aigu d'avoir passé une partie de la journée dimanche avec le délicieux Monsieur M., que je n'avais pas vu depuis bien longtemps et qui m'a fait l'insigne honneur de m'offrir son dernier livre après me l'avoir dédicacé. Notre connexion intellectuelle est intacte et ce contact-là revêt une importance capitale, avec cette pointe d'humour omniprésente chez lui.</description><content:encoded><![CDATA[Vacances terminées sur les chapeaux de roues. Le dernier lunch avec Y. à Paris avait des allures de séduction (s'il n'avait pas été maqué) et sa compagnie m'a empêché de voir les heures et les minutes s'égrener avant de devoir aller prendre mon train. J'ai somnolé pendant tout le trajet, fatigue accumulée mais saine, avant de reprendre mes repères ici.<br />
Puis hier, je suis descendu dans l'arène du CDI. À Paris, dimanche soir, lors de la soirée, je me suis étonné moi-même en m'entendant répondre que j'étais journaliste à quelqu'un qui me posait la question. Pourtant, ça y est, c'est vrai et officiel, je le suis, c'est écrit sur le contrat. Satisfaction intense d'y être enfin arrivé. Mes nouveaux collègues m'ayant fait bonne impression, j'y retourne ce matin dans de bonnes dispositions. Les rencontres de ces derniers jours me rendent plutôt content, insouciant, notamment grâce au plaisir aigu d'avoir passé une partie de la journée dimanche avec le délicieux Monsieur M., que je n'avais pas vu depuis bien longtemps et qui m'a fait l'insigne honneur de m'offrir son dernier livre après me l'avoir dédicacé. Notre connexion intellectuelle est intacte et ce contact-là revêt une importance capitale, avec cette pointe d'humour omniprésente chez lui.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080702083552/transition/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-07-02T08:35:52+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080624232124/ecotone/"><title>Ecotone</title><description>Si je quittais Paris quasiment à contre-cœur la semaine dernière, mon retour dans le Sud-Ouest m'a dans une certaine mesure apaisé. Reliant Paris depuis Toulouse aujourd'hui, je regardais avec une sorte d'étonnement attendri et renouvelé les paysages de &quot;mon&quot; Sud-Ouest., comme cajolé par une mélodie de Tricatel. L'empreinte laissée en moi par ces éléments constitutifs de mon patrimoine culturel et affectif est profondément enraciné. Le bercement du train le long du canal du Midi, bordé de ses platanes si caractéristiques, m'assoupissait et me plongeait dans des souvenirs paisibles, ponctués par les images de tous les visages revus durant ces quelques jours. Mon appartenance à ce &quot;pays&quot; est indiscutable, ne serait-ce que par mon accent, tant elle est naturelle. N'ayant pas eu de vie sédentaire, il m'est toujours difficile de pouvoir répondre à la question de ma provenance. La seule évidence, c'est Toulouse. Bien que d'autres lieux aient acquis, au fil des années, une importance considérable et que certains pèsent désormais lourd dans un choix éventuel de port d'attache durable, la Ville Rose, demeure mon épicentre et rayonne sur tout ce grand Sud-Ouest, dans ces gares aux repères familiers depuis l'enfance. L'exil a ceci de curieux qu'il permet de ne jamais tenir pour acquis quoi que ce soit. De même peut-être que passer du lit d'un homme à celui du suivant contribue à chercher celui qu'on idéalise - et qu'au final, on ne trouve jamais. Les parallèles géographique et affectif sont aisés : on revient à sa source comme on se livre aux bras d'un amant. La ville quittée se redécouvre inlassablement, comme on goûte pour la première fois à chaque centimètre carré de peau d'un corps dont on connaît pourtant par cœur l'architecture anatomique. Si les hommes ne s'illustrent que par leur absence, leur fuite, leur faillibilité et leur lâcheté, une ville résiste au temps. It stands up. Et particulièrement Toulouse, toujours debout après AZF en 2001. Les lieux sont et se suffisent à eux-mêmes, ignorants de et insensibles à nos tragédies individuelles. L'inertie minérale a de quoi faire envie et ce n'est naturellement pas un hasard si la pratique du zen s'accompagne notamment de la contemplation de jardins de pierres. Après tout, un galet poli par le vent, l'eau, le sable ou le sel ne finit-il pas par avoir un grain tout aussi doux que le bouleversant torse de C. ? S'il peut en avoir la même chaleur lorsqu'écrasé de soleil, sa froideur naturelle n'est rien à côté de l'indifférence de ces hommes qui nous remuent les tripes jusqu'au plus profond de nous-mêmes, dès lors que nous réalisons que l'amour et le désir que nous leur portons ne font que résonner dans le vide.</description><content:encoded><![CDATA[Si je quittais Paris quasiment à contre-cœur la semaine dernière, mon retour dans le Sud-Ouest m'a dans une certaine mesure apaisé. Reliant Paris depuis Toulouse aujourd'hui, je regardais avec une sorte d'étonnement attendri et renouvelé les paysages de "mon" Sud-Ouest., comme cajolé par une mélodie de Tricatel. L'empreinte laissée en moi par ces éléments constitutifs de mon patrimoine culturel et affectif est profondément enraciné. Le bercement du train le long du canal du Midi, bordé de ses platanes si caractéristiques, m'assoupissait et me plongeait dans des souvenirs paisibles, ponctués par les images de tous les visages revus durant ces quelques jours. Mon appartenance à ce "pays" est indiscutable, ne serait-ce que par mon accent, tant elle est naturelle. N'ayant pas eu de vie sédentaire, il m'est toujours difficile de pouvoir répondre à la question de ma provenance. La seule évidence, c'est Toulouse. Bien que d'autres lieux aient acquis, au fil des années, une importance considérable et que certains pèsent désormais lourd dans un choix éventuel de port d'attache durable, la Ville Rose, demeure mon épicentre et rayonne sur tout ce grand Sud-Ouest, dans ces gares aux repères familiers depuis l'enfance. L'exil a ceci de curieux qu'il permet de ne jamais tenir pour acquis quoi que ce soit. De même peut-être que passer du lit d'un homme à celui du suivant contribue à chercher celui qu'on idéalise - et qu'au final, on ne trouve jamais. Les parallèles géographique et affectif sont aisés : on revient à sa source comme on se livre aux bras d'un amant. La ville quittée se redécouvre inlassablement, comme on goûte pour la première fois à chaque centimètre carré de peau d'un corps dont on connaît pourtant par cœur l'architecture anatomique. Si les hommes ne s'illustrent que par leur absence, leur fuite, leur faillibilité et leur lâcheté, une ville résiste au temps. It stands up. Et particulièrement Toulouse, toujours debout après AZF en 2001. Les lieux sont et se suffisent à eux-mêmes, ignorants de et insensibles à nos tragédies individuelles. L'inertie minérale a de quoi faire envie et ce n'est naturellement pas un hasard si la pratique du zen s'accompagne notamment de la contemplation de jardins de pierres. Après tout, un galet poli par le vent, l'eau, le sable ou le sel ne finit-il pas par avoir un grain tout aussi doux que le bouleversant torse de C. ? S'il peut en avoir la même chaleur lorsqu'écrasé de soleil, sa froideur naturelle n'est rien à côté de l'indifférence de ces hommes qui nous remuent les tripes jusqu'au plus profond de nous-mêmes, dès lors que nous réalisons que l'amour et le désir que nous leur portons ne font que résonner dans le vide.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080624232124/ecotone/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-06-24T23:21:24+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080622174720/pink-city/"><title>Pink City</title><description>

Retour aux sources. Toulouse est et restera la plus belle ville du monde. Les souvenirs visuels et nominatifs se bousculent dans la chaleur écrasante et l'éblouissante luminosité tranchantes avec le rose omniprésent. Désynchronisés, ils se teintent de surprise ou d'attendrissement. Des visages, des sourires. Peut-être superficiels mais peut-être pas, fondamentalement. Dans un geste, dans un édifice, dans tout ce que la mémoire et les sens peuvent ramener à la surface cérébrale, comme l'odeur du métro parisien, si caractéristique. Mais même ici, l'odeur a quelque chose de singulier. Le hasard de mes pas me menant en des lieux que ma rétine ou ma mémoire reconnaissent conjugue ce ressourcement avec une pérennité des repères qui s'effacent régulièrement à cause de mes trop rares visites. Le bilan à faire, puisqu'à un tournant décisif de mon parcours, devient ici tangible. Comme devant la crainte de ne plus pouvoir atteindre ce phare fixe quoique flou. Je remarquai ce matin dans les rues que certaines règles pourraient même être contournées du fait d'être ici. Bizarrement, je me sens ici plus proche de mes propres repères même si les différences sont là, évidentes. En obtenir une symbiose n'est pas chose aisée mais les éléments disséminés ça et là participent de ce but à atteindre, tout en continuant à brasser de l'air, du creux, du vide. Plus on tente, plus on se trompe. Et les coups d'essai, qui n'en sont pas, sont de toute manière des coups dans l'eau.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/l/elfling/20080622-1161465868485e6d3f39435.jpg" width="417" height="345" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Retour aux sources. Toulouse est et restera la plus belle ville du monde. Les souvenirs visuels et nominatifs se bousculent dans la chaleur écrasante et l'éblouissante luminosité tranchantes avec le rose omniprésent. Désynchronisés, ils se teintent de surprise ou d'attendrissement. Des visages, des sourires. Peut-être superficiels mais peut-être pas, fondamentalement. Dans un geste, dans un édifice, dans tout ce que la mémoire et les sens peuvent ramener à la surface cérébrale, comme l'odeur du métro parisien, si caractéristique. Mais même ici, l'odeur a quelque chose de singulier. Le hasard de mes pas me menant en des lieux que ma rétine ou ma mémoire reconnaissent conjugue ce ressourcement avec une pérennité des repères qui s'effacent régulièrement à cause de mes trop rares visites. Le bilan à faire, puisqu'à un tournant décisif de mon parcours, devient ici tangible. Comme devant la crainte de ne plus pouvoir atteindre ce phare fixe quoique flou. Je remarquai ce matin dans les rues que certaines règles pourraient même être contournées du fait d'être ici. Bizarrement, je me sens ici plus proche de mes propres repères même si les différences sont là, évidentes. En obtenir une symbiose n'est pas chose aisée mais les éléments disséminés ça et là participent de ce but à atteindre, tout en continuant à brasser de l'air, du creux, du vide. Plus on tente, plus on se trompe. Et les coups d'essai, qui n'en sont pas, sont de toute manière des coups dans l'eau.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080622174720/pink-city/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-06-22T17:47:20+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080618110557/dress-torn-in-ribbons-and-in-bows/"><title>Dress torn in ribbons and in bows</title><description>Je regardais hier Paris s'éloigner par la vitre jusqu'à la semaine prochaine et je m'élançais vers ce Sud-Ouest que je fantasme peut-être autant que l'Angleterre ces dernières années. Déconnecté dans le train, j'écrivais à la main et me rendais compte que si l'écriture sur clavier ets plus pratique, plus immédiate et plus achevée, le plaisir de sentir mon feutre glisser sur mon carnet manque à l'exercice scriptural que j'ai entrepris avec ce blog. Peut-être faudra-t-il un jour que je le recopie entièrement à la main pour le plaisir de voir ces kilomètres d'écriture défiler sous cette prolongation de la main cérébrale.
Comme à chacun de mes passages à Paris, je réalisais à quel point Paris me manque. Mais en aucune manière je ne regrette aujourd'hui ma situation. L'éventail des possibles y semble plus étendu et c'est probablement ce sur quoi je focalise ; l'idée, ou plutôt l'illusion, que là, plutôt qu'ailleurs, la rencontre, l'imprévu et le possible mijotent. Malgré la démonstration empirique d'un contraire manifeste, le &quot;je&quot; a la tête dure et baigne toujours dans l'expectative d'une épiphanie, illusoire croyance en la permanence du bon et du beau. Mais j'ai l'impression de commencer à apprendre plus vite, comme si tout s'accélérait - et de fait, tout s'accélère vraiment. Ce qui n'est que réflexe recèle toujours le danger d'une hache s'abattant avec force (et les comparaisons incessantes en accroissent le poid), aussi inexorable que le désir que peut provoquer le corps d'un homme. Celui-là même qui a causé un tel choc sensoriel la semaine dernière et dont je ne soupçonnais pas l'étendue du pouvoir en sonnant chez lui.
Mais le problème majeur étant désormais réglé, autant tenter d'être philosophe. Forcément, l'envie d'ailleurs subsiste... le mirage du &quot;ce sera mieux ailleurs, autrement&quot;. Toujours considérer la facette du prisme au travers duquel on observe les choses. Faire fi des idées toutes faites.
Et hier soir, la lune rousse surplombait la mythique colline coiffée de sa micro-basilique.</description><content:encoded><![CDATA[Je regardais hier Paris s'éloigner par la vitre jusqu'à la semaine prochaine et je m'élançais vers ce Sud-Ouest que je fantasme peut-être autant que l'Angleterre ces dernières années. Déconnecté dans le train, j'écrivais à la main et me rendais compte que si l'écriture sur clavier ets plus pratique, plus immédiate et plus achevée, le plaisir de sentir mon feutre glisser sur mon carnet manque à l'exercice scriptural que j'ai entrepris avec ce blog. Peut-être faudra-t-il un jour que je le recopie entièrement à la main pour le plaisir de voir ces kilomètres d'écriture défiler sous cette prolongation de la main cérébrale.<br />
Comme à chacun de mes passages à Paris, je réalisais à quel point Paris me manque. Mais en aucune manière je ne regrette aujourd'hui ma situation. L'éventail des possibles y semble plus étendu et c'est probablement ce sur quoi je focalise ; l'idée, ou plutôt l'illusion, que là, plutôt qu'ailleurs, la rencontre, l'imprévu et le possible mijotent. Malgré la démonstration empirique d'un contraire manifeste, le "je" a la tête dure et baigne toujours dans l'expectative d'une épiphanie, illusoire croyance en la permanence du bon et du beau. Mais j'ai l'impression de commencer à apprendre plus vite, comme si tout s'accélérait - et de fait, tout s'accélère vraiment. Ce qui n'est que réflexe recèle toujours le danger d'une hache s'abattant avec force (et les comparaisons incessantes en accroissent le poid), aussi inexorable que le désir que peut provoquer le corps d'un homme. Celui-là même qui a causé un tel choc sensoriel la semaine dernière et dont je ne soupçonnais pas l'étendue du pouvoir en sonnant chez lui.<br />
Mais le problème majeur étant désormais réglé, autant tenter d'être philosophe. Forcément, l'envie d'ailleurs subsiste... le mirage du "ce sera mieux ailleurs, autrement". Toujours considérer la facette du prisme au travers duquel on observe les choses. Faire fi des idées toutes faites.<br />
Et hier soir, la lune rousse surplombait la mythique colline coiffée de sa micro-basilique.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080618110557/dress-torn-in-ribbons-and-in-bows/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-06-18T11:05:57+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080614001949/high-voltage/"><title>High Voltage</title><description>

Ce matin, j'ai pensé à faire ma photo.
Alors que je suis rentré en France, j'ai néanmoins l'impression que mon séjour est placé sous le signe du speculoos. Je suis dans un supermarché et je me promène parmi des rayons interminables de pâtes à tartiner, j'en regarde les pots, je goûte la saveur de certains. Parfois, je découvre un pot dont le contenu me fond sur la langue. Mes papilles frissonnent de plaisir. L'analyse sensorielle de la douceur de ce sucre remonte jusqu'à mon cerveau à une vitesse fulgurante et les neurones prennent le relais des cellules linguales. La machine s'emballe. Le seul problème, c'est que je ne prends pas la peine de lire la composition sur l'étiquette. OGM ? Ingrédients bio ? Graisses saturées ? Éléments allergènes ? J'en sais rien. La sensation en bouche occulte parfois la ligne de conduite. J'ai encore acheté un paquet d'oreos blancs cet après-midi et en les mangeant, j'ai repensé au dîner, puis au dessert tardif et enfin au petit-déjeuner marqué par ma main poisseuse qui a laissé une trace. Je m'interroge sur le sens de la chose. Je suis perplexe par l'intensité de ce qu'il s'est passé entre lui et moi, d'autant plus qu'il semble s'interroger pour la même raison. Je ne m'attendais pas du tout à ce résultat, pourtant il est bel et bien là. Je suis intrigué. Partagé par un désir irrépressible de cette satiété des sens d'avant-hier soir et une méfiance suspicieuse de la réalisation que l'oreo blanc est bel et bien bourré de lécithine de soja transgénique, de glutamate de sodium et d'huile de palme. J'avais envie d'un plat d'épinards salés et nature et je me retrouve avec un dessert sucré, doux, léger, à la texture idéale et au goût subtil et délicat... dont j'ai bien entendu envie de reprendre une part.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/l/elfling/20080613-17952154884852eca233044.jpg" width="298" height="298" border="1" alt="" title="" /></div><br />
<br />
Ce matin, j'ai pensé à faire ma photo.<br />
Alors que je suis rentré en France, j'ai néanmoins l'impression que mon séjour est placé sous le signe du speculoos. Je suis dans un supermarché et je me promène parmi des rayons interminables de pâtes à tartiner, j'en regarde les pots, je goûte la saveur de certains. Parfois, je découvre un pot dont le contenu me fond sur la langue. Mes papilles frissonnent de plaisir. L'analyse sensorielle de la douceur de ce sucre remonte jusqu'à mon cerveau à une vitesse fulgurante et les neurones prennent le relais des cellules linguales. La machine s'emballe. Le seul problème, c'est que je ne prends pas la peine de lire la composition sur l'étiquette. OGM ? Ingrédients bio ? Graisses saturées ? Éléments allergènes ? J'en sais rien. La sensation en bouche occulte parfois la ligne de conduite. J'ai encore acheté un paquet d'oreos blancs cet après-midi et en les mangeant, j'ai repensé au dîner, puis au dessert tardif et enfin au petit-déjeuner marqué par ma main poisseuse qui a laissé une trace. Je m'interroge sur le sens de la chose. Je suis perplexe par l'intensité de ce qu'il s'est passé entre lui et moi, d'autant plus qu'il semble s'interroger pour la même raison. Je ne m'attendais pas du tout à ce résultat, pourtant il est bel et bien là. Je suis intrigué. Partagé par un désir irrépressible de cette satiété des sens d'avant-hier soir et une méfiance suspicieuse de la réalisation que l'oreo blanc est bel et bien bourré de lécithine de soja transgénique, de glutamate de sodium et d'huile de palme. J'avais envie d'un plat d'épinards salés et nature et je me retrouve avec un dessert sucré, doux, léger, à la texture idéale et au goût subtil et délicat... dont j'ai bien entendu envie de reprendre une part.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080614001949/high-voltage/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-06-14T00:19:49+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080612223409/up-up-and-always/"><title>Up, up and always</title><description>Je me suis instantanément replongé dans le rythme parisien dès que j'ai posé mon sac hier après-midi. Aussitôt foncé chez C. avec qui la soirée et la nuit ont de loin dépassé ce à quoi je m'attendais. Évidemment, je ne suis reparti de chez lui qu'en fin de matinée aujourd'hui et n'ai donc pas pu faire ce que j'avais prévu. J'ai encore oublié de prendre mon appareil photo en descendant retrouver T. alors que je voulais prendre l'affiche de l'expo actuellement à Beaubourg par laquelle je voulais illustrer mon post de ce soir. La main représentée m'a de suite fait penser à la tache que ma main a laissé sur la drap de C. ce matin, pour marquer le coup de ce grain de peau insensé et délicieux.
Revu l'inénarrable T. avec toujours autant de joie et je me demande dans quel état est son cadeau à l'heure où j'écris ces mots. Puis, plus tard en début de soirée, j'ai coupé par la rue Blondel pour revenir de chez N., rue propice aux rencontres rémunérées et éphémères. &quot;Je vous emmène ?&quot; me propose une prostituée aguicheuse. &quot;Désolé, je suis pédé.&quot; réponds-je en lui souriant. &quot;Ah oui&quot;, me dit-elle avant de rajouter après une courte pause : &quot;J'ai rien contre !&quot;. Je lui ai souhaité une bonne soirée. Et bien que je ne supporte pas le politiquement correct, je n'avais pas envie de la qualifier de &quot;pute&quot; pour exposer cette anecdote. Après tout, ces nanas et ces mecs méritent amplement le respect.</description><content:encoded><![CDATA[Je me suis instantanément replongé dans le rythme parisien dès que j'ai posé mon sac hier après-midi. Aussitôt foncé chez C. avec qui la soirée et la nuit ont de loin dépassé ce à quoi je m'attendais. Évidemment, je ne suis reparti de chez lui qu'en fin de matinée aujourd'hui et n'ai donc pas pu faire ce que j'avais prévu. J'ai encore oublié de prendre mon appareil photo en descendant retrouver T. alors que je voulais prendre l'affiche de l'expo actuellement à Beaubourg par laquelle je voulais illustrer mon post de ce soir. La main représentée m'a de suite fait penser à la tache que ma main a laissé sur la drap de C. ce matin, pour marquer le coup de ce grain de peau insensé et délicieux.<br />
Revu l'inénarrable T. avec toujours autant de joie et je me demande dans quel état est son cadeau à l'heure où j'écris ces mots. Puis, plus tard en début de soirée, j'ai coupé par la rue Blondel pour revenir de chez N., rue propice aux rencontres rémunérées et éphémères. "Je vous emmène ?" me propose une prostituée aguicheuse. "Désolé, je suis pédé." réponds-je en lui souriant. "Ah oui", me dit-elle avant de rajouter après une courte pause : "J'ai rien contre !". Je lui ai souhaité une bonne soirée. Et bien que je ne supporte pas le politiquement correct, je n'avais pas envie de la qualifier de "pute" pour exposer cette anecdote. Après tout, ces nanas et ces mecs méritent amplement le respect.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080612223409/up-up-and-always/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-06-12T22:34:09+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080611071703/panem-et-circenses/"><title>Panem et circenses</title><description>Game over.
Dernière journée hier à la Commission. Pas fait grand-chose, si ce n'est passer un peu de temps avec chacun de mes désormais anciens collègues pour les remercier du magnifique cadeau qu'ils m'ont fait. Au cours de ces six derniers mois, je n'avais jamais vu quelqu'un autant gâté que moi lors d'un pot de départ. J'ai été particulièrement touché. Le tout avec le plaisir de coucher à Paris ce soir, avec un agenda déjà chargé pour la semaine qui vient avant de gagner Toulouse. Mais samedi, une certaine nervosité ne me mettra pas le ventre en émoi puisque depuis mon premier voyage intersidéral, je me suis habitué à la présence de l'alien et je recherche même sa compagnie. Je saurai même en accroître la bienveillance par une petite surprise.
Autre plaisir : j'ai récupéré mon exemplaire signé de mon contrat de travail. C'est devenu vrai. J'ai presque envie de l'encadrer et de le placarder au mur.</description><content:encoded><![CDATA[Game over.<br />
Dernière journée hier à la Commission. Pas fait grand-chose, si ce n'est passer un peu de temps avec chacun de mes désormais anciens collègues pour les remercier du magnifique cadeau qu'ils m'ont fait. Au cours de ces six derniers mois, je n'avais jamais vu quelqu'un autant gâté que moi lors d'un pot de départ. J'ai été particulièrement touché. Le tout avec le plaisir de coucher à Paris ce soir, avec un agenda déjà chargé pour la semaine qui vient avant de gagner Toulouse. Mais samedi, une certaine nervosité ne me mettra pas le ventre en émoi puisque depuis mon premier voyage intersidéral, je me suis habitué à la présence de l'alien et je recherche même sa compagnie. Je saurai même en accroître la bienveillance par une petite surprise.<br />
Autre plaisir : j'ai récupéré mon exemplaire signé de mon contrat de travail. C'est devenu vrai. J'ai presque envie de l'encadrer et de le placarder au mur.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080611071703/panem-et-circenses/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-06-11T07:17:03+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080608084908/igirisu-jin/"><title>Igirisu-jin</title><description>Je me suis levé tôt, comme à mon habitude. Après la soirée avant-hier soir organisée par mon futur employeur, des impressions étranges se sont emparées de moi. Ou plutôt insolites. Un côté sociable dont je n'avais plus l'habitude. Mais très agréable. Ça sent l'imminence de ma prise de fonctions et j'en suis particulièrement excité. Mes deux derniers jours à la Commission puis mon voyage à Paris et à Toulouse jusqu'à la fin du mois me réjouissent. J'ai la sensation que tout se met en place parfaitement et que je vais me ressourcer pour me lancer dans mon statut officiel de journaliste dans de bonnes condition.
L'avalanche de messages de gens dont je n'ai parfois pas de nouvelles depuis un moment, suite à l'annonce de ce boulot, m'a fait très plaisir, malgré l'absence de réponse de la part de V. mais après tout, c'est peut-être délibéré ? Alors que j'attends l'arrivée d'E. que je n'ai pas vue depuis quatre ans, j'anticipe les bons moments que nous allons passer au cours de ces trois jours. Elle repart mercredi quelques heures avant mon départ pour Paris. E. est un personnage étonnant et singulier, une Japonaise exilée à Oslo où nous nous sommes rencontrés il y a dix ans.
Hier soir et ce matin, je repensais aux mots de N. et je suis toujours aussi admiratif de ce ressenti qu'il expose au grand jour ici, tout en ayant à l'esprit que ce qu'il décrit reste inaccessible et de l'ordre de la science-fiction. J'imagine que tant qu'on n'en a pas fait l'expérience soi-même, il est impossible de comprendre totalement ce qu'il dit. Le passage empirique est obligatoire. Je suis envieux de sa situation, quelque part jaloux de ne pas avoir atteint cet état de sereine béatitude analgésique. J'affectionne son naturel, son évidence, sa simplicité. Le revoir à Paris ces prochains jours va me faire particulièrement plaisir et me remplir d'énergie positive.</description><content:encoded><![CDATA[Je me suis levé tôt, comme à mon habitude. Après la soirée avant-hier soir organisée par mon futur employeur, des impressions étranges se sont emparées de moi. Ou plutôt insolites. Un côté sociable dont je n'avais plus l'habitude. Mais très agréable. Ça sent l'imminence de ma prise de fonctions et j'en suis particulièrement excité. Mes deux derniers jours à la Commission puis mon voyage à Paris et à Toulouse jusqu'à la fin du mois me réjouissent. J'ai la sensation que tout se met en place parfaitement et que je vais me ressourcer pour me lancer dans mon statut officiel de journaliste dans de bonnes condition.<br />
L'avalanche de messages de gens dont je n'ai parfois pas de nouvelles depuis un moment, suite à l'annonce de ce boulot, m'a fait très plaisir, malgré l'absence de réponse de la part de V. mais après tout, c'est peut-être délibéré ? Alors que j'attends l'arrivée d'E. que je n'ai pas vue depuis quatre ans, j'anticipe les bons moments que nous allons passer au cours de ces trois jours. Elle repart mercredi quelques heures avant mon départ pour Paris. E. est un personnage étonnant et singulier, une Japonaise exilée à Oslo où nous nous sommes rencontrés il y a dix ans.<br />
Hier soir et ce matin, je repensais aux mots de N. et je suis toujours aussi admiratif de ce ressenti qu'il expose au grand jour ici, tout en ayant à l'esprit que ce qu'il décrit reste inaccessible et de l'ordre de la science-fiction. J'imagine que tant qu'on n'en a pas fait l'expérience soi-même, il est impossible de comprendre totalement ce qu'il dit. Le passage empirique est obligatoire. Je suis envieux de sa situation, quelque part jaloux de ne pas avoir atteint cet état de sereine béatitude analgésique. J'affectionne son naturel, son évidence, sa simplicité. Le revoir à Paris ces prochains jours va me faire particulièrement plaisir et me remplir d'énergie positive.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080608084908/igirisu-jin/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-06-08T08:49:08+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080602073101/personal-mythology/"><title>Personal mythology</title><description>Une vertigineuse accélération s'est enclenchée. Après l'incroyable nouvelle du CDI vendredi, j'ai reçu hier un message de X. me souhaitant un bon anniversaire &quot;avec un jour de retard&quot;, alors que c'est aujourd'hui. J'ai souri en le recevant et j'ai malgré tout été touché qu'il y pense. Maintenant que j'en enfin un statut et que je deviens quelque chose, va-t-il se raviser ? Bien sûr que non. Mais tout de même, il y a pensé malgré notre silence depuis plus de deux mois maintenant.
La nuit, très mauvaise, a également apporté son lot de surprises, peuplée des rêves étranges. Je me suis d'abord revu rue Charlemagne à Paris, dans l'appartement aujourd'hui. Les événements avaient bien eu lieu et le fucking ex revenait, repentant - faussement ou non... comment le savoir ? Il me faisait de grandes promesses mais je n'étais pas dupe un seul instant, j'avais la main et comme les derniers temps, il n'avait pas la moindre prise sur moi.
La seconde partie du rêve était une crucifixion à une barrière. La main droite était clouée sans le moindre ressenti sensoriel par un bellâtre brun qui s'excusait d'avance de devoir passer à la gauche. J'avais peur de la douleur pour la gauche mais le rêve s'est arrêté.
Premier coup de fil de la journée avec une jolie parole sur Papa veillant peut-être sur moi depuis l'au-delà puisque la date-anniversaire symbolique a tenu lieu de grand virage. Et bien sûr, fidèle à ma tradition à moi, j'ai immédiatement écouté ma chanson d'anniversaire comme tous les ans le 2 juin, dès le réveil.</description><content:encoded><![CDATA[Une vertigineuse accélération s'est enclenchée. Après l'incroyable nouvelle du CDI vendredi, j'ai reçu hier un message de X. me souhaitant un bon anniversaire "avec un jour de retard", alors que c'est aujourd'hui. J'ai souri en le recevant et j'ai malgré tout été touché qu'il y pense. Maintenant que j'en enfin un statut et que je deviens quelque chose, va-t-il se raviser ? Bien sûr que non. Mais tout de même, il y a pensé malgré notre silence depuis plus de deux mois maintenant.<br />
La nuit, très mauvaise, a également apporté son lot de surprises, peuplée des rêves étranges. Je me suis d'abord revu rue Charlemagne à Paris, dans l'appartement aujourd'hui. Les événements avaient bien eu lieu et le fucking ex revenait, repentant - faussement ou non... comment le savoir ? Il me faisait de grandes promesses mais je n'étais pas dupe un seul instant, j'avais la main et comme les derniers temps, il n'avait pas la moindre prise sur moi.<br />
La seconde partie du rêve était une crucifixion à une barrière. La main droite était clouée sans le moindre ressenti sensoriel par un bellâtre brun qui s'excusait d'avance de devoir passer à la gauche. J'avais peur de la douleur pour la gauche mais le rêve s'est arrêté.<br />
Premier coup de fil de la journée avec une jolie parole sur Papa veillant peut-être sur moi depuis l'au-delà puisque la date-anniversaire symbolique a tenu lieu de grand virage. Et bien sûr, fidèle à ma tradition à moi, j'ai immédiatement écouté ma chanson d'anniversaire comme tous les ans le 2 juin, dès le réveil.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080602073101/personal-mythology/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-06-02T07:31:01+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080530195649/champagne/"><title>Champagne !</title><description>Ça y est ! Ce coup-ci, je vais me lâcher. La nouvelle est tombée il y a un peu plus d'une demi-heure pendant que je me débattais avec nos chers députés : ma proposition de CDI. ENFIN !!!!! Et la chose se passe en beauté. Titre officiel : journaliste-traducteur. Contexte prestigieux. Ah, j'en aurais bavé mais je me souviens soudainement d'avant-hier soir, lorsque j'ai raccompagné Y. à l'arrêt de tram en sortant du Kushi-tei. Il a regardé le ciel pour constater qu'on ne voyait pas d'étoiles. Levant le nez, je lui ai dit : &quot;Mais si, il y en a une là !&quot;, en pointant mon doigt vers elle. Il a regardé et a déclaré : &quot;C'est ton étoile. Il faut croire en elle.&quot; Si j'avais su que c'était si simple de s'accrocher aux paroles d'un mec beau et intelligent, on aurait dû m'apprendre ça plus tôt, ça m'aurait évité tout ce gâchis. Mais ce soir, je m'en fous pas mal désormais. Ne reste plus qu'à aller signer la proposition de CDI après avoir lu même les petites lignes. Et j'ai la satisfaction par cet événement mémorable de pouvoir, grâce à lui, dire merde à quelques petits connards.
Ce soir, une fois n'est pas coutume, j'exulte. Et merci à ceux qui ont écouté mes jérémiades avec compassion et sympathie et à celui qui a beaucoup œuvré pour arriver à ce glorieux résultat.</description><content:encoded><![CDATA[Ça y est ! Ce coup-ci, je vais me lâcher. La nouvelle est tombée il y a un peu plus d'une demi-heure pendant que je me débattais avec nos chers députés : ma proposition de CDI. ENFIN !!!!! Et la chose se passe en beauté. Titre officiel : journaliste-traducteur. Contexte prestigieux. Ah, j'en aurais bavé mais je me souviens soudainement d'avant-hier soir, lorsque j'ai raccompagné Y. à l'arrêt de tram en sortant du Kushi-tei. Il a regardé le ciel pour constater qu'on ne voyait pas d'étoiles. Levant le nez, je lui ai dit : "Mais si, il y en a une là !", en pointant mon doigt vers elle. Il a regardé et a déclaré : "C'est ton étoile. Il faut croire en elle." Si j'avais su que c'était si simple de s'accrocher aux paroles d'un mec beau et intelligent, on aurait dû m'apprendre ça plus tôt, ça m'aurait évité tout ce gâchis. Mais ce soir, je m'en fous pas mal désormais. Ne reste plus qu'à aller signer la proposition de CDI après avoir lu même les petites lignes. Et j'ai la satisfaction par cet événement mémorable de pouvoir, grâce à lui, dire merde à quelques petits connards.<br />
Ce soir, une fois n'est pas coutume, j'exulte. Et merci à ceux qui ont écouté mes jérémiades avec compassion et sympathie et à celui qui a beaucoup œuvré pour arriver à ce glorieux résultat.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080530195649/champagne/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-05-30T19:56:49+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.elfling.gayattitude.com/20080529184221/kushi-tei/"><title>Kushi-tei</title><description>Je n'avais pas revu Y. depuis le matin de l'écureuil au goulag. Je m'étais fait une joie de le revoir. Ç'a été un réel plaisir (même si une dimension manquait) que de passer cette soirée avec lui. Y. m'a donc fait part de sa rencontre d'il y a quelques mois. Notre conversation a été intense, riche, passionnante, empreinte de substance, de profondeur, d'intérêt et d'une certaine résignation aussi. J'espère le revoir même si la donne a désormais changé. Étonnante  confrontation de points de vue toute en compréhension mutuelle. La situation stagnante plombe pourtant l'humeur et affecte l'état d'esprit, comme toujours.</description><content:encoded><![CDATA[Je n'avais pas revu Y. depuis le matin de l'écureuil au goulag. Je m'étais fait une joie de le revoir. Ç'a été un réel plaisir (même si une dimension manquait) que de passer cette soirée avec lui. Y. m'a donc fait part de sa rencontre d'il y a quelques mois. Notre conversation a été intense, riche, passionnante, empreinte de substance, de profondeur, d'intérêt et d'une certaine résignation aussi. J'espère le revoir même si la donne a désormais changé. Étonnante  confrontation de points de vue toute en compréhension mutuelle. La situation stagnante plombe pourtant l'humeur et affecte l'état d'esprit, comme toujours.]]></content:encoded><link>http://blog.elfling.gayattitude.com/20080529184221/kushi-tei/</link><dc:creator>Elfling</dc:creator><dc:date>2008-05-29T18:42:21+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>